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Soleil, vacances, job d’été: votre ado veut se faire de l’argent de poche? Découvrez à partir de quel âge la loi autorise les jobs d’été ou les petits boulots et ce que cela implique en termes de salaire, d’impôts et d’assurances.

Tondre la pelouse, faire du baby-sitting ou tenir la caisse de la piscine: les jeunes peuvent travailler ou, plus précisément «effectuer des travaux légers» dès l’âge de 13 ans. Selon la loi, les petits boulots et jobs d’été simples en font partie. Alors si votre enfant vous dit à table qu’il aimerait bosser un peu pendant les vacances d’été pour gagner de l’argent, prenez-le au sérieux et voyez cela comme une opportunité d’apprentissage. Votre enfant doit maintenant chercher du travail, contacter l’entreprise susceptible de l’employer et se présenter en personne. Toutes ces compétences sont importantes pour sa future vie professionnelle.
Si votre ado décroche un job, il apprendra également à assumer plus de responsabilités – par exemple respecter son contrat ou ses horaires de travail. De plus, le fait de gagner de l’argent consolidera les compétences financières de votre enfant, car il devra désormais apprendre à gérer son salaire.
Cependant, il ne faut pas oublier que son job d’été ou son petit boulot ne doit pas impacter ses résultats scolaires.
De préférence, discutez brièvement avec votre ado du cadre légal avant qu’il ne commence son job d’été. En principe:
Discutez du cadre légal avec votre enfant avant qu’il ne commence son job d’été.
Les assurances sociales du 1er pilier (c’est-à-dire l’assurance vieillesse et survivants [AVS], l’assurance invalidité [AI] et l’assurance contre certaines pertes de gain [APG] ainsi que l’assurance chômage [AC]) ne sont généralement obligatoires qu’à partir de 18 ans. C’est différent pour l’assurance accidents. Les jeunes sont assurés contre les accidents par leur employeur: à moins de 8 heures de travail par semaine seulement contre les accidents professionnels, à plus de 8 heures par semaine aussi contre les accidents non professionnels. Veillez également à ce que votre assurance responsabilité civile familiale couvre les activités de votre enfant.
Concernant les impôts, il faut retenir les points suivants: le salaire d’un job d’été ou d’un petit boulot est, en principe, imposable. En pratique, il se situe, cependant, souvent en deçà du seuil de revenu imposable. Vérifiez ce qui s’applique dans votre canton et conservez les décomptes et certificats de salaire pour la déclaration d’impôts et à des fins de référence.
Beaucoup de jeunes trouvent leur premier job d’été grâce à leurs proches, leur voisine ou voisin, dans des entreprises locales, peut-être dans un refuge pour animaux ou dans une famille d’agriculteurs du coin. Ils peuvent toutefois trouver du travail sans avoir de contact: par exemple en s’adressant au centre d’animation jeunesse (offene Jugendarbeit) de leur commune. Ce lieu permet aux ados de trouver un job d’été pas loin de chez eux, sans avoir à envoyer de candidatures. En outre, sur internet, il existe d’autres Bourses aux jobs d’été proposées par d’autres prestataires comme studentjob.ch (en allemand).
Parlez avec votre enfant de ce qui lui semblerait intéressant, ce qui lui ferait plaisir et du type de petit boulot qu’il s’imagine. Demandez également à votre enfant s’il se sent à la hauteur de la tâche qu’il souhaite accomplir et présentez-lui les responsabilités qu’elle implique, par exemple en faisant du baby-sitting.
Aidez votre enfant en vous assurant qu’il ne se sent pas débordé, et vous augmenterez les chances qu’il vive une première expérience de travail positive, qui influencera peut-être sa future carrière professionnelle.
Votre enfant ne sait pas encore quel est le petit boulot qui pourrait lui convenir? Voici quelques idées:
A partir de 13 ans:
A partir de 15 ans:
A partir de 16 ans:
Votre ado a trouvé le job qui lui convient? Mais qu’en est-il de la rémunération? En Suisse, il n’y a pas de salaire minimal légal pour les jeunes. Parlez donc avec votre enfant de la rémunération appropriée à chaque type de travail. C’est peut-être le bon moment pour aborder votre propre salaire afin de concrétiser le rapport entre travail et argent. Faites aussi des recherches sur les sites des associations ou des centres d’animation jeunesse afin de connaître le salaire recommandé pour différents jobs d’été. Encouragez également votre enfant à demander à ses ami-e-s combien elles et ils gagnent.
Si le salaire proposé est trop bas, votre enfant peut en tirer des enseignements: «Même si j’aime bien le travail en soi, je ne vois pas l’intérêt de le faire pour si peu d’argent. Je préfère passer mon temps autrement.»
Votre enfant a trouvé un job d’été ou un petit boulot qui lui convient et trouve son salaire équitable? C’est une très bonne nouvelle et une étape importante. Il s’agit maintenant d’apprendre à bien gérer l’argent qu’il a gagné. En principe, selon la loi, cet argent appartient à votre enfant, et il peut choisir lui-même comment le dépenser. En tant que parents ou tuteurs, vous pouvez, toutefois, demander une petite participation aux frais du ménage dans des cas exceptionnels. En règle générale, cela n’est approprié qu’avec un salaire d’apprenti-e, les revenus des jobs d’été étant souvent insignifiants.
Dans tous les cas, il est conseillé de parler tôt avec votre enfant de la gestion de l’argent gagné. Votre enfant a-t-il un objectif d’épargne spécifique, par exemple pour une console de jeu ou un nouveau vélo? Alors, c’est un sujet idéal pour engager la conversation sur le thème de l’épargne et du budget: réfléchissez comment votre enfant peut atteindre son objectif et combien de temps il faut pour atteindre cela. Quels sont les coûts supplémentaires qui pourraient en découler, par exemple, pour de nouveaux jeux vidéo pour la console ou des réparations pour le vélo?
Faites attention lors de vos échanges et calculs: même si votre enfant gagne un peu d’argent, il est recommandé de continuer à lui donner de l’argent de poche ou lui verser un salaire jeunesse comme avant (si votre situation financière vous le permet). Cela favorise les compétences financières de votre enfant, le motive et rend tangible le lien entre plus de travail et plus de revenus.
Enfin, c’est le bon moment de se demander s’il vaut mieux verser l’argent de poche ou le salaire jeunesse en liquide ou sur un compte. Avec le premier salaire, c’est un champ d’apprentissage idéal pour introduire ou approfondir la gestion des comptes, des cartes et du Digital Banking.
Aussi enrichissante que soit l’expérience d’un premier job d’été, votre rôle de parent est de montrer les priorités à votre enfant: l’école vient en premier, le travail vient après. Etablissez pour cela des règles claires: par exemple, si les résultats scolaires baissent, réunissez-vous pour trouver une solution.
Il est particulièrement important pour les jeunes adolescents de ne pas négliger les temps de détente et de loisirs. En cas de doute, engagez la conversation: comme souvent, la confiance et une bonne communication sont clés.
Les parents ou les tuteurs devraient se mettre à hauteur d’enfant, par exemple en expliquant: ‹Si tes résultats scolaires baissent, nous regarderons ça ensemble.›
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