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Les abonnements aux services de téléphonie mobile et de streaming pour la musique, les films et les séries reviennent rapidement cher. Mais qui paie tout ça dans la famille?

Autrefois, la facture de l’organisme suisse de perception de la redevance radio-télévision (Serafe) arrivait une fois par an à la maison. Une fois réglée, l’utilisation de la radio et de la télévision pour la famille était payée. A cela s’ajoutaient la ligne de téléphone fixe et éventuellement une carte prépayée ou la cotisation annuelle à la bibliothèque.
Il existe, aujourd’hui, d’innombrables options pour consommer des médias, comme tous les services de streaming pour la musique, les films et les séries. Leurs coûts mensuels semblent souvent modiques. Néanmoins, si l’on possède un compte sur plusieurs plateformes, la facture annuelle peut se révéler bien salée. Et si ce sont les parents qui paient, les enfants n’ont aucune idée du montant de ces dépenses.
Il est donc utile de dresser ensemble une liste de toutes les factures: plateformes de streaming, redevance de radio-télévision, cotisation à la bibliothèque, VOD, connexion internet et tout le reste. En discutant des abonnements et de leurs coûts mensuels et annuels, vous encouragez la prise de conscience de leur consommation.
Comme les enfants utilisent eux-mêmes des services de streaming et peuvent se faire une idée de ce que cela représente, les coûts d’abonnement constituent un très bon exemple pour apprendre à gérer leur argent.
En effet, un aperçu des coûts récurrents permet de préparer les enfants à gérer leur propre budget. Avec des enfants plus âgés, vous pouvez également replacer les coûts d’abonnement dans le contexte du budget familial. Les enfants doivent savoir le plus tôt possible comment de telles dépenses s’additionnent. Ainsi, ils en prennent conscience et savent qu’ils ne peuvent peut-être plus se permettre de garder tous ces abonnements.
Ne parlez pas seulement d’argent, mais aussi de la façon dont la consommation de différents médias affecte la vie d’une personne. Combien de temps votre enfant passe-t-il à regarder des films et des séries? Posez-lui des questions telles que: en as-tu vraiment besoin? En retires-tu quelque chose? Ne crois-tu pas que tu perds peut-être autre chose, comme du temps passé avec tes ami-e-s ou dans tes loisirs?
Avec des enfants plus âgés, vous pouvez rechercher et comparer les offres ensemble. Cela leur permet de choisir les abonnements qui leur conviennent vraiment. Prenez au sérieux l’avis et les besoins de votre enfant et décidez ensemble. Pour ce faire, vous pouvez établir un budget simple, qui inclut les coûts des différents médias. Les enfants comprennent ainsi qu’ils ont le droit de prendre part aux décisions prises pour la famille.
L’attitude des parents et des tuteurs vis-à-vis de leur propre consommation médiatique joue un rôle important. Parlez de vos expériences et de vos erreurs, par exemple d’un abonnement que vous avez payé pendant longtemps mais à peine utilisé. Un échange sincère s’instaure alors, dont vous comme votre enfant pouvez tirer des enseignements.
Les interdictions devraient intervenir uniquement en dernier recours. Les restrictions – en particulier celles liées au temps et à l’âge – sont utiles, mais une consommation réfléchie joue également un rôle important pour renforcer les compétences numériques. Si vous interdisez certains contenus aux enfants et aux adolescents, cela aiguisera leur curiosité et les incitera à tester vos limites. Il est préférable de définir dès le départ des règles précises concernant la consommation médiatique des enfants.
Les parents devraient progressivement donner plus de responsabilités à leurs enfants en matière de consommation médiatique, puis réfléchir en famille aux expériences vécues.
Dans la plupart des cas, le choix le plus évident consiste à souscrire un abonnement familial ou à ouvrir un compte que les frères et sœurs peuvent se partager. En effet, avoir plusieurs utilisateurs sur un même compte revient moins cher que d’avoir un compte par personne. Une participation aux coûts prise sur l’argent de poche ou le salaire jeunesse des enfants peut être une bonne solution selon la situation et renforcer leur sens des responsabilités. Cela permet de les préparer à la vie adulte, où il faut gérer régulièrement des dépenses comme un forfait mobile, une assurance maladie ou un loyer.
Si un jour votre enfant souhaite avoir ses propres abonnements dont la famille n’a pas besoin, il est particulièrement judicieux qu’il en assume au moins une partie des coûts lui-même. Toutefois, contribuer aux frais ne donne pas à l’enfant la permission d’acheter tout ce qu’il veut. Définissez, là aussi, un cadre ensemble.
Et quoi qu’il en soit, les services de streaming et autres offres similaires ne sont pas une nécessité. La famille n’a pas à supporter ces coûts, et les parents ou tuteurs peuvent clairement s’exprimer lorsqu’ils ne souhaitent ou ne peuvent pas financer ce genre de choses.
Les téléphones portables sont devenus indispensables dans le quotidien des jeunes. En Suisse, presque tous les adolescents de 12 à 13 ans ont leur propre téléphone portable, dont la plupart avec abonnement. Comme les mineurs ne sont pas autorisés à souscrire des contrats d’abonnement, ce sont les parents ou les tuteurs qui doivent les signer.
Cependant, ne choisissez pas le contrat sans consulter l’enfant. Discutez d’abord avec lui pour savoir s’il a vraiment besoin d’un téléphone portable et, si oui, dans quelle mesure, puis cherchez ensemble une offre appropriée. De combien de données et de minutes d’appel a-t-il besoin? Est-ce qu’une carte prépayée pourrait suffire?
Conseil: sur la plateforme en ligne Jeunes et médias de la Confédération, vous trouverez des informations, des conseils et des guides pour promouvoir les compétences médiatiques des enfants et adolescents.
Les médias font partie du quotidien des enfants, mais ils ne devraient pas dominer leur vie. Il est important qu’ils passent aussi du temps loin des écrans, dans le monde réel, par exemple, aux scouts ou avec des ami-e-s.
Cela demande aux parents ou tuteurs de fixer des limites claires et d’avoir le courage de restreindre les temps d’utilisation ou d’annuler des abonnements. L’enfant développe ainsi ses compétences financières et médiatiques, gagne en maturité personnelle et prend conscience de sa consommation, ce qui lui permet d’apprendre à gérer consciemment son argent et son temps.
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