Prévoyance vieillesse L’impact possible de la COVID-19 sur votre prévoyance

L’économie a souffert en 2020. Cela a aussi un impact sur la prévoyance. Ce que cela signifie pour vous et ce qu’il faut faire.

parRené Knoblauch 09 avr. 2021

L’économie suisse a vécu des temps difficiles et les conséquences de la COVID-19 sont également perceptibles sur le marché du travail. D’après les prévisions économiques du Secrétariat d’État à l’Économie (SECO) et du Centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich (KOF), de nouvelles vagues de Corona pourraient à nouveau conduire à un fléchissement du développement économique. Le système de prévoyance suisse en est également affecté, tout au moins temporairement dans l’hypothèse la plus optimiste. Les rapports de travail déterminent dans une large mesure ce que cela signifie pour chacun en particulier.

En cas de maintien des rapports de travail actuels

Grâce à des mesures de travail à temps réduit et à d’autres facteurs, la perte d’emploi effective s’est révélée inférieure aux prévisions. Le nombre de chômeurs a néanmoins fait un bond à la hausse. Fin janvier 2021, 169 753 personnes étaient inscrites auprès des Offices régionaux de placement. Ce chiffre correspond à un taux de chômage de 3,7% et à une hausse de 40,3% par rapport aux chiffres de janvier 2020.

Les mauvais chiffres actuels de l’emploi ont pour conséquence de réduire les recettes de l’assurance vieillesse et survivants (AVS, 1er pilier). Qui dit chômage plus élevé dit également consommation réduite, ce qui entraine une diminution des recettes de l’AVS issues de la TVA.

Le plus grand défi à relever pour le 2e pilier, c’est le vieillissement continu de la population, qui augmente le poids de la contribution des jeunes employés au financement des retraites. En outre, les périodes prolongées de taux d’intérêts bas pèsent durablement sur le niveau de couverture des caisses de pension, en raison des difficultés à réaliser un rendement comparable.

Pour les employés dont les rapports de travail n’ont pas été affectés, l’évolution actuelle rend plus probables des hausses de cotisations à l’AVS et aux caisses de pension, tandis que pour le 2e pilier, le risque d’une baisse plus importante du taux de conversion et d’un relèvement de l’âge de la retraite se précise. Plus d’informations dans le tableau en fin d’article.

Garantir le maintien de son niveau de vie à l’aide de solutions 3a

En règle générale, même indépendamment de la COVID-19, l’AVS et la caisse de pension ne suffisent pas pour financer le maintien du niveau de vie au départ à la retraite. UBS vous offre deux solutions du pilier 3a pour combler les lacunes de prévoyance: un compte à taux fixe du pilier 3a ainsi qu’un dépôt de prévoyance 3a, grâce auquel vous pouvez tirer profit de l’évolution des marchés financiers tout en optant pour des placements durables.

En cas de passage au travail à temps réduit

Le passage au travail à temps réduit n’a pas d’impact direct sur les prestations de prévoyance. Même si le salaire est réduit temporairement, les cotisations à l’AVS et dans la caisse de pension restent inchangées. Par conséquent, les employés à temps partiel sont affectés par les mêmes répercussions éventuelles que ceux dont les rapports de travail sont inchangés.

COVID-19 et prévoyance: répercussions possibles et mesures recommandées

1er pilier: AVS

  • Âge de la retraite plus élevé
  • Cotisations plus élevées
  • Rentes réduites en cas de diminution du salaire

2e pilier: caisse de pension

  • Intérêts réduits sur l’avoir 
  • Baisse du taux de conversion 
  • Cotisations plus élevées
  • Âge de la retraite plus élevé

  • Répercussions lourdes pour une marge de manœuvre limitée

3e pilier: prévoyance privée 3a

  • Prévoyance optimale via des versements jusqu’au plafond. Meilleures chances de croissance du capital avec des titres
  • Versements réguliers dans le dépôt de prévoyance en vue d’une répartition optimale des risques

  • Mesure volontaire pour une amélioration de la prévoyance individuelle

En cas de chômage

L’employé qui perd son travail en raison des conséquences économiques de la COVID-19 doit s’attendre, en fonction de l’évolution de sa recherche d’emploi, à des répercussions sur les prestations de prévoyance. Voici 6 conseils pour limiter les dégâts:

  • Vous devriez vous inscrire dès que possible, soit à l’administration communale, soit à l’Office régional de placement (ORP) compétent (à voir en fonction du canton), pour éviter de voir vos allocations de chômage réduites sous prétexte que vous n’auriez pas respecté vos obligations.
  • Tant que vous percevez une indemnité journalière de l’assurance chômage, vous continuez à payer des cotisations à l’AVS et êtes assuré contre le décès et l’invalidité. Toutefois, vous n’êtes plus assuré via la caisse de pension de votre dernier employeur et ne payez donc plus de cotisations d’épargne au 2e pilier.
  • Vous pouvez transférer l’avoir de prévoyance que vous avez épargné jusqu’ici sur deux comptes de libre passage de différentes institutions au maximum. Avoir deux comptes vous permet d’alléger la charge fiscale si vous ne retirez pas vos avoirs la même année. Vous trouverez des informations sur les solutions de libre passage chez UBS sur ubs.com/lp 
  • Vous pouvez continuer à verser sur base volontaire au 2e pilier tant que vous êtes au chômage. Pour y être autorisé, vous devez soumettre une demande auprès de la fondation institution supplétive LPP dans un délai de 90 jours après votre départ de la caisse de pension.
  • En outre, depuis le 1er janvier 2021, les personnes de plus de 58 ans ont la possibilité de rester assurées auprès de leur caisse de pension.
  • Aussi longtemps que vous bénéficiez d’allocations journalières de chômage, vous pouvez aussi continuer à verser le montant annuel maximal autorisé au pilier 3a (pour 2021: 6883 CHF) et le déduire des impôts.

La prévoyance privée, plus importante que jamais

La crise de la COVID-19 ne place pas le système de prévoyance de la Suisse face à des difficultés complètement inconnues. Elle accentue toutefois ses faiblesses structurelles et souligne ainsi le besoin de réformes qui a déjà fait l’objet de multiples débats. Toutefois, aussi longtemps que des mesures n’auront pas été décidées et que leur effet ne sera pas tangible, la prévoyance privée vous assure de maintenir votre niveau de vie personnel. Votre conseiller à la clientèle se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions au sujet de votre prévoyance.