IC Focus Chart of the Month
L’année dernière, les premiers retraités assurés pendant toute la période d’épargne de 40 ans depuis l’introduction de la LPP ont pris leur retraite. Le graphique montre, à titre d’exemple, l’évolution de l’avoir de vieillesse au cours de cette période.
Au cours des dix premières années (25 à 34 ans), on épargne 11% du futur avoir de vieillesse dont on dispose au moment du départ à la retraite. Au bout de dix ans supplémentaires, à 44 ans, on dispose de 30% cumulés. A 54 ans, la part atteint 59%, tandis que les dix dernières années représentent encore 41% de l’avoir de vieillesse final, ce qui se résume par la règle empirique 10-20-30-40. En combinaison avec un taux de conversion réduit, cela montre pourquoi une retraite anticipée est souvent associée à des pertes financières importantes (y compris un salaire manqué).
Juste avant la retraite, tant le revenu que les crédits de vieillesse (cotisations des employé-e-s et des employeurs) sont les plus élevés. De plus, l’effet des intérêts composés déploie son plus grand impact à cette étape : Plus l’avoir de vieillesse est élevé vers la fin de la vie professionnelle, plus le rendement absolu est important. Au final, environ 29% du montant épargné de 750 000 CHF proviennent des intérêts et de l’effet des intérêts composés.
Les différentes hypothèses sur le niveau et la croissance des salaires, les taux d'intérêt et les bonifications de vieillesse influencent le montant final de la prestation et la répartition en pourcentage. Un taux d'intérêt supérieur de 1% (3% par an) fait passer l’avoir de vieillesse final de 750 000 CHF à 901 000 CHF. Les dix dernières années représentent alors 44% du capital final. Dans chacun de ces scénarios, les dernières années contribuent de manière disproportionnée au capital final.

Livio Fischbach
Livio Fischbach, MSc (Applied Economics and Finance) et Chartered Financial Analyst (CFA), conseille les clients institutionnels pour leur stratégie de placement.
Il réalise et présente notamment des analyses d’actifs et de passifs, dispense des formations à des responsables de clients institutionnels et contribue à des publications sur des thèmes liés aux marchés des capitaux et à la prévoyance professionnelle.
Auparavant, Livio Fischbach a, entre autres, travaillé plusieurs années à UBS Asset Management dans les affaires institutionnelles, où il s’est consacré aux questions stratégiques, mais aussi à l’investissement dans toutes les classes d’actifs.

