Quels sont les défis liés au financement des affaires à l’international? Et comment les relever?

Les défis sont multiples. En tant que vendeur de vos marchandises ou de vos prestations, disposez-vous de suffisamment de moyens pour fournir des prestations anticipées et accorder des délais de paiement? L’acheteur dispose-t-il de suffisamment de liquidités pour honorer ses obligations dans les temps et s’acquitter d’acomptes? En matière de transactions internationales, il faut également savoir comment imposer ses exigences dans d’autres pays. Est-ce facile ou compliqué? Tous ces défis portant sur la couverture et le financement peuvent être résolus à l’aide de financements commerciaux et à l’exportation.

Comment les entreprises qui fabriquent des marchandises destinées à l’exportation peuvent-elles préfinancer l’achat et la production?

De manière générale, le financement par le biais des limites de crédit d’exploitation existantes constitue l’option la plus aisée et la plus avantageuse. À condition, toutefois, de disposer de liquidités importantes ou d’une limite de crédit suffisante. Cela n’est souvent pas le cas, notamment pour les gros mandats. Un crédit de fabrication couvert par l’Assurance suisse contre les risques à l’exportation (SERV) peut alors s’avérer judicieux à titre complémentaire. Si celui-ci est toujours lié à des fins spécifiques et soumis à davantage de formalités, il offre toutefois des modalités de financement supplémentaires grâce à la couverture d’assurance. Ce que beaucoup de gens ne savent pas: ce type d’assurance s’applique également aux sous-traitants qui ne s’adonnent pas eux-mêmes à des opérations à l’étranger, mais dont les marchandises ou les prestations sont toutefois exportées en tant que partie intégrante d’un autre produit.

Supposons qu’un acheteur exige des délais de paiement prolongés: comment le vendeur peut-il, malgré tout, profiter de liquidités accrues?

Bon nombre de PME connaissent cette constellation. Une option réside dans le crédit documentaire à long terme, un instrument courant assurant le financement et la couverture des exportations. Il vous permet ainsi d’octroyer un délai de paiement nettement plus important à l’acheteur. Sur la base des dispositions documentaires définies, le paiement est garanti par la banque de l’acheteur. Il est, en outre, possible de faire confirmer les modalités par UBS afin de bénéficier, également, de la garantie de paiement selon le droit suisse. Pour éviter d’attendre votre argent en cas de délais de paiement prolongés, vous pouvez solliciter une avance sur la base du crédit documentaire. Vous toucherez ainsi immédiatement le prix d’achat de votre marchandise, déduction faite d’un intérêt d’escompte. Les horizons de paiement supérieurs à deux ans, pour les projets internationaux d’envergure, constituent un cas spécial. Un crédit sur mesure, avec couverture SERV, peut s’y prêter.

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Les entreprises doivent-elles d’emblée accorder des délais de paiement plus longs à leurs clients étrangers?

Oui, absolument. Cette démarche s’impose, en particulier, pour les gros mandats ou les produits onéreux. En règle générale, l’acheteur ne dispose pas des liquidités suffisantes pour pouvoir payer dans les 30 jours, ce qui peut retarder la conclusion de la vente. Cependant, en règle générale, la transaction aboutit plus rapidement si les sociétés sont à même de proposer des délais de paiement plus longs. De quoi permettre aux entreprises d’accroître leur compétitivité et, au final, leur chiffre d’affaires. Pour les opérations avec des entreprises sises dans des pays aux taux d’intérêt élevés, les chances de conclusion de contrats en sont ainsi augmentées.

Quel soutien UBS peut-elle apporter aux filiales d’entreprises suisses à l’étranger?

UBS peut soutenir directement ces filiales par l’intermédiaire de ses succursales internationales comme New York, Francfort, Singapour ou Hong Kong. Lors de l’élaboration d’une solution de financement pour une filiale, nous tenons compte de la relation de longue date qu’entretient la maison mère suisse avec UBS, mais également de sa solvabilité. Cette approche est souvent plus avantageuse qu’un financement local axé exclusivement sur la filiale.

Qu’en est-il si les entreprises souhaitent financer elles-mêmes leurs filiales?

Cela est possible. À noter toutefois que certains pays appliquent des restrictions en termes de récupération du capital. À cet égard, nous constatons que les prêts ou les fonds propres ont tendance à être versés aux filiales en devises locales. Une filiale implantée au Brésil percevra ainsi le montant souhaité en réal brésilien. Contrairement à un financement en dollars US, par exemple, on évite ainsi les taux de conversion incontrôlables ainsi que les montants finaux indésirables. Depuis peu, grâce à Pay Worldwide, UBS couvre directement ces besoins de paiement via E-Banking également.

Markus Meyer est Responsable Corporate & Institutional Clients Products chez UBS en Suisse. Il a étudié les sciences économiques à l’Université de Saint-Gall et travaille chez UBS depuis 1996.

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