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UBS Outlook Suisse: La plupart des entrepreneurs organisent leur succession trop tard

Zurich Media Releases Switzerland

Un sondage récent d'UBS révèle, qu'en matière de succession à la tête de leur entreprise, les propriétaires de PME accordent davantage d'importance à des facteurs comme la préservation des emplois ou le maintien de la philosophie d’entreprise qu'à des facteurs tels que la maximisation du prix de vente. De plus, les patrons organisent, en général, leur succession trop tard, lorsque le moment fatidique s'approche à grands pas.

Zurich, 9 avril 2018 – La planification successorale fait partie intégrante de la gestion d'une entreprise. Souvent, l'entreprise est transmise à la génération suivante au moment de la retraite. Ce processus est donc alors doublement chargé d'émotions. Dans tous les cas, chaque chef d'entreprise doit prendre conscience de l'importance d’une planification suffisamment anticipée et de la portée d’une communication adéquate vis-à-vis de toutes les parties impliquées.

En général, outre son investissement personnel et son temps, on investit également beaucoup de capitaux propres dans son entreprise. Une stratégie mûrement réfléchie, qui permet de faire repasser le capital investi dans son patrimoine personnel, accroît, une fois à la retraite, la sécurité financière. De plus, si l'on planifie tôt la relève, on peut adapter la structure de l'entreprise pour optimiser la transmission. Souvent, ces deux mesures engendrent des avantages fiscaux. Les collaborateurs et les partenaires commerciaux profitent, eux aussi, de cette planification. La confiance envers la nouvelle direction sera ainsi renforcée si la passation se déroule en douceur.

Beaucoup d'entrepreneurs ne sont pas préparés à leur succession
Lors de l’enquête semestrielle réalisée auprès des entrepreneurs, les analystes d'UBS ont interrogé près de 350 propriétaires d'entreprise sur le thème de la planification successorale. Les facteurs déclencheurs les plus cités de ce processus de réflexion sont l'âge des sondés et le nombre d'années que l'on souhaite encore travailler. Parmi les entreprises qui prévoient la relève dans plus de dix ans, plus de 80% ont à peine commencé à envisager la succession, voire n'ont encore rien entrepris de concret. Or même quand le moment est proche (un à trois ans), deux tiers des entrepreneurs interrogés ont à peine commencé à songer à la passation.

La sauvegarde des places de travail est plus importante que la maximisation du prix de vente
En outre, il est à noter qu'une majorité des propriétaires considèrent que la transmission est réussie si elle se fait sans suppression et sans délocalisation d'emplois, et si la philosophie du fondateur est préservée. Ces deux aspects sont jugés plus importants que la maximisation du prix de vente.

Pourtant, 40% des patrons doivent réaliser un certain profit lors de la vente s'ils veulent assurer leur prévoyance vieillesse ou rembourser des membres de la famille. «Il est crucial de commencer à planifier sa succession suffisamment tôt, car la préparation est déterminante», insiste Axel Lehmann, President UBS Switzerland. «La planification successorale doit être abordée de façon globale, en tenant compte de facteurs comme la prévoyance, les impôts, mais aussi la structure de l'entreprise et les conséquences pour la famille.»

On table sur une forte croissance économique
Cette année, les économistes d'UBS s'attendent à ce que la robuste conjoncture mondiale, alliée à un franc plus faible, stimule les exportations suisses et les dépenses d'équipement. Ces facteurs devraient favoriser une croissance du PIB de 2,4%.

A 0,6%, l'inflation devrait être légèrement plus forte que l'an passé. Tandis qu'en 2017, l'inflation était essentiellement due à l’augmentation des prix du pétrole, cette année, c'est la dépréciation du franc qui devrait pousser vers le haut les prix à la consommation en Suisse.

Lorsque la conjoncture mondiale est vigoureuse, le «refuge franc» est moins demandé. C’est pour cela que, Daniel Kalt, chef économiste d’UBS Suisse, pronostique, sur les douze prochains mois, une nouvelle baisse du franc face à l'euro, à 1,22. Cela devrait permettre à la Banque nationale suisse de relever une première fois ses taux d'intérêt en décembre. Les taux directeurs suisses ne devraient toutefois pas redevenir positifs avant 2020. En début d'année, les craintes naissantes d'inflation dans les pays industrialisés ont conduit à un net relèvement des taux d'intérêt. Cette hausse a déjà constitué un grand pas vers la normalisation monétaire. Ainsi, les analystes d’UBS n'attendent plus pour cette année qu'une légère augmentation des taux.

Prévisions UBS pour l'économie suisse

Sources: Seco, UBS

Pour le développement des prévisions conjoncturelles d'UBS CIO WM, les économistes d’UBS CIO WM ont travaillé conjointement avec des économistes employés par UBS Investment Research. Les prévisions et estimations sont valables uniquement à la date de la présente publication et sont susceptibles d’évoluer sans préavis.

Liens
UBS Outlook Suisse: www.ubs.com/outlook-ch-fr
Publications et prévisions d'UBS pour la Suisse: www.ubs.com/investmentviews


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Contacts

Daniel Kalt, chef économiste UBS Suisse
Tél. +41 44 234 25 60, daniel.kalt@ubs.com

Sibille Duss, UBS Chief Investment Office WM
Tél. +41-44 235 69 54, sibille.duss@ubs.com

Jackie Bauer, UBS Chief Investment Office WM
Tél. +41 44 239 90 61, jackie.bauer@ubs.com

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