UBS Year Ahead 2021

Find out our outlook on markets for 2021 and the decade ahead.

Une année de renouveau

Explorez nos perspectives pour 2021

 

Bienvenue dans le Year Ahead 2021

Malgré des incertitudes persistantes, une «année de renouveau» s’annonce, pendant laquelle le monde retournera peu à peu à la normale sur fond de rapide accélération de la transition vers un futur transformé.

Si l’investissement en 2020 était axé sur les grandes capitalisations résilientes, de préférence américaines, l’année 2021 favorisera, selon nous, les petites capitalisations, les valeurs cycliques et les valeurs internationales, au fur et à mesure que les secteurs et marchés les plus touchés par les confinements se redresseront.

Parallèlement à l’accélération de la transition vers l’économie du futur, les investisseurs orientés vers le long terme devront étoffer leur exposition aux acteurs de la rupture qui rendent notre monde plus numérisé et durable. Citons, en particulier, les technologies vertes, financières et médicales, ainsi que certains bénéficiaires du déploiement de la 5G.

Nous espérons que le Year Ahead 2021 apportera une perspective plus large des implications sur l’investissement de notre monde en rapide évolution. Nous nous réjouissons de vous aider à préparer votre portefeuille pour l’avenir.

Notre point de vue et nos idées d’investissement

La reprise

Notre point de vue

Selon nous, le déploiement généralisé d’un vaccin dans la première moitié de 2021 permettra à la production mondiale et aux bénéfices des entreprises de renouer avec leurs sommets d’avant la pandémie d’ici la fin de l’année prochaine.

Idées d’investissement

  • Se diversifier en vue de la prochaine phase en s’exposant aux actions mondiales, aux titres cycliques possédant un potentiel de rattrapage et aux gagnants à long terme.
  • Rééquilibrer le portefeuille en défaveur des grandes capitalisations américaines et de la consommation de base mondiale.

Taux d’intérêt

Notre point de vue

Selon nous, les menaces inflationnistes vont rester rares en 2021 et les taux d’intérêt demeureront bas dans l’avenir prévisible.

Idées d’investissement

  • Chercher le rendement dans certaines obligations du segment «crossover», les emprunts d’Etats émergents libellés en USD et le haut rendement asiatique. La vente de la volatilité et le recours à l’effet de levier constituent d’autres sources possibles de revenu.
  • Se diversifier en défaveur des liquidités et des obligations peu lucratives.

Etats-Unis

Notre point de vue

Le changement d’administration devrait se traduire par des mesures de relance budgétaire supplémentaires ainsi qu’une politique plus prévisible, modifiant donc les gagnants du marché.

Idées d’investissement

  • Les moyennes capitalisations et les valeurs industrielles américaines devraient connaître une croissance bénéficiaire plus rapide que les grandes capitalisations.
  • Se positionner en vue d’une baisse du dollar en diversifiant l’exposition parmi les monnaies du G10.

Investissement à long terme

Notre point de vue

Les rendements futurs vont probablement rester inférieurs à ceux des dernières années dans toutes les principales classes d’actifs. Cela dit, les perspectives des actions et des autres actifs tangibles sont meilleures que celles des emprunts d’Etat et des liquidités.

Idées d’investissement

  • Investir dans les «futures stars du marché», réaffecter l’exposition actuelle aux valeurs technologiques à la 5G ainsi qu’aux technologies vertes, financières et de la santé.
  • Se diversifier dans le private equity en y allouant jusqu’à 20% de l’exposition aux actions cotées du portefeuille.

Chapitre 1

Une année de renouveau

L’année 2020 a été marquée par un arrêt sans précédent de l’activité économique, une fusion de la politique monétaire et de la politique budgétaire, ainsi que par l’élection d’un nouveau président aux Etats-Unis. 2021 sera caractérisée par un début de retour à la normale, mais aussi par une accélération vers le monde post-pandémie.

Chapitre 2

Questions clés

La production mondiale et les résultats des entreprises devraient, selon nous, renouer d’ici fin 2021 avec les niveaux observés avant la pandémie, permettant ainsi aux secteurs et aux marchés sensibles à l’économie de surperformer. Toutefois, avec l’accélération du changement, il est également important de maintenir une exposition à la croissance structurelle.

Chapitre 3

Opinions d’investissement

Nous prévoyons une hausse des marchés des actions en 2021. Pendant cette année de renouveau, certains des titres restés à la traîne en 2020 devraient rattraper leur retard. Les investisseurs doivent penser à l’échelle mondiale et miser sur les titres offrant un potentiel de rattrapage ainsi que sur les gagnants à long terme.

Chapitre 4

Une décennie de transformation

La pandémie de coronavirus a accéléré plusieurs des tendances déjà à l’oeuvre au début de cette décennie de transformation. Le monde d’après-crise sera, selon nous, plus endetté, plus inégalitaire et plus local, mais aussi plus numérique et plus durable.

Chapitre 5

Idées d’investissement

Selon nous, la prochaine décennie va récompenser l’investissement dans les entreprises qui recourent aux technologies pour transformer d’autres secteurs. Nous pensons que les futures stars du marché se matérialiseront dans les domaines des technologies financières, vertes ou de la santé, ou apparaîtront et s’épanouiront grâce au déploiement mondial de la 5G.

Chapitre 6

Rétrospective de l’année 2020

En 2020, les choix politiques dans un domaine précis ont eu des conséquences sans précédent sur tous les autres domaines. La politique de santé et la politique économique se sont confondues, les autorités budgétaires et monétaires ont avancé main dans la main et l’humain a été contraint de se rapprocher de la machine, alors que la distanciation sociale imposait la séparation entre les personnes.

Une année de renouveau

 

L’année 2020 a été marquée par un arrêt sans précédent de l’activité économique, une fusion de la politique monétaire et de la politique budgétaire, ainsi que par l’élection d’un nouveau président aux Etats-Unis. 2021 sera caractérisée par un début de retour à la normale, mais aussi par une accélération vers le monde post-pandémie.

L’approbation et la mise à disposition d’un vaccin contre le coronavirus au deuxième trimestre, la relance budgétaire et le blocage législatif pour lequel ont opté les électeurs américains devraient permettre aux résultats des entreprises de renouer avec les niveaux observés avant la pandémie dans la plupart des régions d’ici la fin de l’année. Les marchés et secteurs plus sensibles à l’économie, qui ont été nombreux à être malmenés en 2020, devraient, selon nous, tirer leur épingle du jeu en 2021. Notre préférence à cet égard va notamment aux petites et moyennes capitalisations, à certaines valeurs financières et énergétiques, ainsi qu’au secteur de l’industrie et à celui de la consommation discrétionnaire.

Les responsables politiques cherchant à atténuer les retombées économique des mesures de lutte contre la pandémie, les taux d’intérêt devraient rester bas et les dépenses publiques élevées. A court terme, le risque d’inflation étant limité, les investisseurs peuvent encore dénicher des opportunités de rendements réels positifs dans les obligations souveraines des marchés émergents (ME) libellées en dollars, dans le haut rendement asiatique et dans certaines obligations du segment «crossover» notées BBB et BB. A plus long terme, le risque que les dépenses publiques soient excessives, ou insuffisantes, implique que les investisseurs doivent se préparer soit à un regain d’inflation, soit à une désinflation au niveau des différentes régions.

2021 sera une année de changement de leadership à la tête des Etats-Unis, puis sur le marché. Les valeurs cycliques, dont les industrielles et les moyennes capitalisations, devraient bien se comporter sur fond de relance budgétaire et de politique étrangère plus prévisible. Parallèlement, le dollar devrait perdre du terrain sous l’effet du creusement des déficits.

La pandémie de coronavirus a davantage accéléré que freiné la plupart des tendances de long terme déjà à l’oeuvre. Le monde devrait, selon nos prévisions, être plus endetté, plus inégalitaire et plus local, et s’accompagnera ainsi de rendements inférieurs à la moyenne de long terme pour les classes d’actifs traditionnelles. Cependant, les investisseurs pourraient dégager des rendements plus élevés en se préparant à un monde plus numérique, à travers la 5G, les fintechs et les technologies de la santé, et à un monde plus durable, grâce aux technologies vertes.

Analyse de scénarios

Opinions d’investissement

Scénario baissier

Stratégie de couverture diversifiée, incluant l’or, stratégies d’allocation dynamiques, duration longue et structures d’options

Redressement après la pandémie

Scénario haussier

Un vaccin très efficace est largement disponible d’ici au 1er trimestre 2021 dans les principales économies.

L’activité sociale se normalise d’ici au 2e trimestre 2021.

Le PIB des pays développés renoue avec les niveaux observés avant la pandémie d’ici fin 2021.

Scénario de référence

Un vaccin efficace est largement disponible d’ici au 2e trimestre 2021 dans les principales économies.

Une nouvelle vague de Covid-19 déferle au 1er semestre, mais les restrictions à court terme et le faible niveau d’inquiétude du public permettent une normalisation de l’activité sociale parallèlement à la mise à disposition d’un vaccin au 3e trimestre 2021.

Le PIB des pays développés renoue avec les niveaux observés avant la pandémie d’ici fin 2022.

Scénario baissier

La mise à disposition d’un vaccin est retardée, ou le vaccin présente une efficacité plus faible que prévu.

L’inquiétude suscitée par le Covid-19 s’amplifie et les restrictions imposées à l’activité économique sont maintenues tout au long de l’année 2021, si bien que l’activité sociale ne revient à la normale que fin 2021.

Le PIB des pays développés renoue avec les niveaux observés avant la pandémie d’ici fin 2023.

Politique économique

Scénario haussier

Les banques centrales restent accommodantes, mais s’orientent vers un resserrement plus tard dans l’année.

Le bas niveau des taux réels et la baisse du dollar dopent la croissance mondiale.

Scénario de référence

Les banques centrales restent accommodantes.

Les taux d’intérêt réels restent bas et stables.

Scénario baissier

Les politiques monétaires s’assouplissent encore pour contrer les effets de la faible croissance, mais elles pourraient se resserrer si l’inflation se réveille de manière inattendue.

Les taux réels augmentent dans un premier temps, avant de s’inscrire en baisse.

Géopolitique

Scénario haussier

Le gouvernement américain obtient un accord sur un plan de relance plus conséquent que prévu, de près de 2000 milliards d’USD.

L’administration Biden commence à revenir partiellement sur les droits de douane actuellement appliqués aux exportations chinoises, soutenant ainsi la croissance mondiale.

Scénario de référence

Le gouvernement américain conclut un accord pour un plan de relance de 500 à 1000 milliards d’USD et ne relève pas les taux d’imposition.

Les relations entre les Etats-Unis et la Chine restent problématiques à long terme, mais la politique du président Joe Biden est plus prévisible que celle de son prédécesseur.

Scénario baissier

La contestation du résultat de l’élection américaine par voie judiciaire ou des désaccords relevant d’une politique partisane génèrent de l’incertitude sur la relance budgétaire.

Les tensions entre les Etats-Unis et la Chine s’accentuent, la rivalité géostratégique structurelle entre les deux pays n’étant pas apaisée par la nouvelle administration américaine.

Prévisions

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

Scénario haussier

Scénario haussier

Scénario de référence

Scénario de référence

Scénario baissier

Scénario baissier

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

S&P 500 (actuellement: 3532)

Scénario haussier

4000

Scénario de référence

3800

Scénario baissier

2900

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

Euro Stoxx 50 (actuellement: 3443)

Scénario haussier

3,900

Scénario de référence

3,600

Scénario baissier

2,800

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

MSCI EM (actuellement: 1192)

Scénario haussier

1390

Scénario de référence

1280

Scénario baissier

900

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

SMI (actuellement: 10 361)

Scénario haussier

11500

Scénario de référence

11000

Scénario baissier

8800

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

Ecart IG en USD (actuellement: 82 pb)

Scénario haussier

60 pb

Scénario de référence

80 pb

Scénario baissier

200 pb

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

Ecart haut rend. en USD (actuellement: 442 pb)

Scénario haussier

350 pb

Scénario de référence

400 pb

Scénario baissier

700 pb

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

Ecart EMBIG (actuellement: 375 pb)

Scénario haussier

280 pb

Scénario de référence

340 pb

Scénario baissier

550 pb

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

EURUSD (actuellement: 1,18)

Scénario haussier

1,25

Scénario de référence

1,22

Scénario baissier

1,12

Objectifs à fin juin 2021 pour les classes d’actifs

Or (actuellement: 1875 USD/once)

Scénario haussier

1600–1700 USD/once

Scénario de référence

1950 USD/once

Scénario baissier

2200–2300 USD/once

 

Question 1

A quel rythme l’économie mondiale va-t-elle se redresser?

La production mondiale et les résultats des entreprises devraient, selon nous, renouer d’ici fin 2021 avec les niveaux observés avant la pandémie, permettant ainsi aux secteurs et aux marchés sensibles à l’économie de surperformer. Toutefois, avec l’accélération du changement, il est également important de maintenir une exposition à la croissance structurelle.

2020 s’annonce comme l’une des pires années que l’économie mondiale ait connue en plus de 70 ans. Selon nous, la Chine devrait être la seule puissance économique à afficher une croissance positive. L’économie américaine devrait, quant à elle, reculer d’environ 4% tandis que les pays développés, dans leur ensemble, et les pays émergents à l’exclusion de la Chine devraient subir une contraction de l’ordre de 5% à 6%.

48% des investisseurs se disent assez ou très optimistes quant aux perspectives de l’économie mondiale pour les douze prochains mois, mais ce chiffre grimpe à 66% pour les cinq prochaines années.

Source: Enquête UBS Investor Sentiment du troisième trimestre 2020

Néanmoins, 2021 devrait être une année de renouveau. En Chine, l’activité économique est déjà pratiquement revenue à la normale. Qui plus est, au regard des données préliminaires encourageantes sur le front du vaccin, nous restons convaincus qu’un vaccin sera largement disponible d’ici au deuxième trimestre 2021. Cela devrait contribuer à remettre l’Europe et les Etats-Unis sur le chemin d’une croissance durable.

Si nos prévisions se révèlent exactes, les résultats des entreprises devraient se redresser rapidement. Sur les marchés développés, les bénéfices devraient ainsi revenir en 2021 pratiquement à leur niveau de 2019. Les entreprises des marchés émergents devraient, pour leur part, voir leurs résultats progresser d’environ 15% en 2021 par rapport à 2019, sur fond de solide croissance des bénéfices en Asie.

En 2021, les résultats devraient globalement revenir aux niveaux observés avant la crise

Estimations de bénéfices du CIO, réindexés à 100 en 2019

Bénéfices, réindexés

Bénéfices, réindexés

2019

2019

2020

2020

2021

2021

2022

2022

Performance des actions depuis le début de l‘année

Performance des actions depuis le début de l‘année

Bénéfices, réindexés

Etats-Unis

2019

100

2020

84,5

2021

103,3

2022

120,5

Performance des actions depuis le début de l‘année

9,7%

Bénéfices, réindexés

Asie hors Japon

2019

100

2020

98,7

2021

118,3

2022

137,3

Performance des actions depuis le début de l‘année

9,9%

Bénéfices, réindexés

Zone euro

2019

100

2020

58,4

2021

85,7

2022

102,1

Performance des actions depuis le début de l‘année

-6,8%

Bénéfices, réindexés

Royaume-Uni

2019

100

2020

55,0

2021

75,9

2022

89,9

Performance des actions depuis le début de l‘année

-16,5%

Bénéfices, réindexés

Suisse

2019

100

2020

91,0

2021

101,9

2022

112,5

Performance des actions depuis le début de l‘année

-2,4%

Bénéfices, réindexés

Marchés émergents

2019

100

2020

93,4

2021

114,5

2022

132,7

Performance des actions depuis le début de l‘année

5,9%

Bénéfices, réindexés

Marchés développés

2019

100

2020

83,2

2021

103,8

2022

119,8

Performance des actions depuis le début de l‘année

6,3%

Bénéfices, réindexés

Monde

2019

100

2020

84,4

2021

105,2

2022

121,9

Performance des actions depuis le début de l‘année

6,3%

La reprise de l’économie et la croissance des bénéfices des entreprises devraient également se traduire par une nouvelle surperformance des marchés et des entreprises cycliques qui ont souffert en 2020. Les petites et moyennes capitalisations ainsi que certaines valeurs cycliques, notamment du secteur industriel, de celui de la consommation discrétionnaire et des marchés en dehors des Etats-Unis, présentent un potentiel de rattrapage certain.

Dans quelle mesure le monde sera-t-il différent après la reprise?

La pandémie a rendu notre monde à la fois plus numérique et plus local, et les entreprises tout comme les individus ne seront pas tous capables de s’adapter à cette nouvelle donne. Par conséquent, si, à court terme, les investisseurs pourront profiter de la hausse des valeurs exposées à la reprise cyclique, ils ont aussi tout intérêt à ne pas négliger les acteurs de la rupture qui devraient tirer la transformation technologique de la prochaine décennie, en particulier la 5G, les technologies financières (fintechs), les technologies de la santé et les technologies vertes. (Voir page 34 pour en savoir plus sur la manière dont la pandémie a changé notre monde, et page 42 pour davantage d’informations sur nos meilleures idées d’investissement pour la décennie à venir).

Idées d’investissement

(Updated version in English here)

Question 2

Quelle sera l’orientation de la politique économique?

Pour 2021, nous anticipons des taux d’intérêt toujours bas et des dépenses budgétaires élevées. Cette combinaison devrait, à nos yeux, profiter aux actions et au crédit, et contribuer à l’affaiblissement du dollar américain.

L’année 2020 a été marquée par une fusion sans précédent de la politique monétaire et de la politique budgétaire: le financement des plans de soutien a entraîné un déficit public total de plus de 11% du PIB mondial en 2020 et les cinq principales banques centrales ont injecté un montant global de pas moins de 5000 milliards de dollars.

Nous pensons que les gouvernements poursuivront leur politique de soutien en 2021, jusqu’à ce qu’un vaccin permette un retour à un fonctionnement économique normal. Les banques centrales devraient, quant à elles, maintenir des taux bas pour stimuler la croissance et l’inflation.

Les banques centrales ont injecté 5000 milliards de dollars en 2020

Bilans agrégés de la Réserve fédérale américaine, de la Banque du Japon, de la Banque d’Angleterre, de la Banque centrale européenne et de la Banque nationale suisse

Source: Fed, BdJ, BdA, BCE, BNS, UBS, au 20 octobre 2020

Il est difficile en revanche de prédire ce qu’il en sera à plus long terme.

L’un des scénarios possibles est que les gouvernements fassent marche arrière face au risque d’augmentation de la dette et de l’inflation, et réduisent les programmes de dépenses budgétaires de manière trop importante ou trop précipitée. La politique monétaire ne pourra alors probablement pas soutenir, à elle seule, la reprise économique. Dans ces conditions, une période prolongée de désinflation et de croissance en berne est à craindre.

38% seulement des investisseurs interrogés redoutent que l’inflation les empêche d’atteindre leurs objectifs financiers.

Source: Enquête UBS Investor Sentiment du troisième trimestre 2020

L’autre scénario possible, et d’ailleurs plus probable, est que les gouvernements rechignent à mettre en oeuvre des politiques d’austérité, dans la mesure où l’augmentation des déficits ne s’est pas, jusqu’à présent, accompagnée d’une hausse de l’inflation ou des coûts d’emprunt. Dans ce scénario, les gouvernements continueraient à accumuler les déficits et les politiques monétaires resteraient accommodantes même si l’inflation devait s’orienter légèrement à la hausse.

Si aucun de ces scénarios ne devrait se matérialiser en 2021, ils pourraient tout de même commencer à influencer les investisseurs dans une perspective de plus long terme et, partant, avoir un impact sur le prix des actifs. En vue du scénario de hausse de l’inflation et de taux d’intérêt réels négatifs, nous recommandons aux investisseurs une exposition à la croissance de long terme tant sur les marchés boursiers que sur les marchés privés. Dans la perspective du scénario de désinflation et de taux bas, voire négatifs, les investisseurs devraient mettre l’accent sur le rendement.

Le ratio dette publique/PIB a augmenté de 20 points de pourcentage en 2020

Ratio dette publique/PIB médian pour les économies avancées, en %

Source: FMI, UBS, au 21 octobre 2020

Pourquoi tenir compte de l’inflation?

Lorsqu’il s’agit d’élaborer un plan financier, il convient de tenir compte du fait que le coût des biens et services a tendance à augmenter d’année en année. L’inflation peut avoir un impact significatif sur les montants que les investisseurs doivent épargner pour être en mesure d’atteindre leurs objectifs futurs. Ainsi, un taux d’inflation de 2% seulement implique des prix de 80% plus élevés sur un horizon de 30 ans.

Pour contrer les effets de l’inflation, les investisseurs doivent s’assurer que leurs portefeuilles sont suffisamment exposés à la croissance et aux actifs «réels» tels que les actions ou l’immobilier. Une attention particulière doit aussi être prêtée aux taux de retrait. Comme le montre le tableau ci-dessous, des anticipations de hausse de l’inflation amènent généralement les investisseurs soit à réduire leurs dépenses, soit à rechercher des rendements plus élevés.

Par exemple, un investisseur disposant d’un million de dollars, visant une probabilité de moins de 20% que son capital soit inférieur à 500 000 dollars d’ici 30 ans et anticipant un rendement annuel de 2% pour ses actifs avec une volatilité de 4,7%, pourrait retirer 19 000 dollars la première année et 2% de plus chacune des années suivantes.

Taux de dépense initial «sûr»*, sur la base d’un capital investi de 1 000 000 de dollars

Annual nominal spending growth

Annual nominal spending growth

All Fixed Income

Exp. return: 4.3%

Volatility: 4.2%

All Fixed Income

Exp. return: 4.3%

Volatility: 4.2%

Balanced Portfolio

Exp. return: 6.4%

Volatility: 8.8%

Balanced Portfolio

Exp. return: 6.4%

Volatility: 8.8%

All Equity

Exp. return: 8.3%

Volatility: 15.0%

All Equity

Exp. return: 8.3%

Volatility: 15.0%

Annual nominal spending growth

1% 

All Fixed Income

Exp. return: 4.3%

Volatility: 4.2%

USD 41,000

Balanced Portfolio

Exp. return: 6.4%

Volatility: 8.8%

USD 50,000

All Equity

Exp. return: 8.3%

Volatility: 15.0%

USD 54,000

Annual nominal spending growth

2%

All Fixed Income

Exp. return: 4.3%

Volatility: 4.2%

USD 36,000

Balanced Portfolio

Exp. return: 6.4%

Volatility: 8.8%

USD 45,000

All Equity

Exp. return: 8.3%

Volatility: 15.0%

USD 48,000

Annual nominal spending growth

3%

All Fixed Income

Exp. return: 4.3%

Volatility: 4.2%

USD 32,000

Balanced Portfolio

Exp. return: 6.4%

Volatility: 8.8%

USD 40,000

All Equity

Exp. return: 8.3%

Volatility: 15.0%

USD 43,000

Idées d’investissement

  • Quête de rendement sur les obligations souveraines des marchés émergents libellées en dollars, le haut rendement asiatique et les obligations du segment «crossover».
  • les futures stars sont autant de moyens d’améliorer le potentiel de croissance à long terme du portefeuille.

Question 3

Quelle sera la prochaine étape pour les Etats-Unis?

La relance budgétaire et la mise à disposition d’un vaccin devraient, selon nous, entraîner un redressement de l’économie et une surperformance des moyennes capitalisations et de certains secteurs cycliques par rapport aux grandes capitalisations. Par ailleurs, nous tablons sur une dépréciation du dollar américain.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, il semble que l’on s’oriente vers un «gouvernement divisé» aux Etats-Unis, avec un président et une Chambre des représentants démocrates et un Sénat républicain. Il devrait en résulter un plan de relance budgétaire certes moins important que prévu, mais tout de même conséquent. Le blocage politique pourrait aussi avoir quelques effets positifs. Ainsi, le contrôle du Sénat par les républicains pourrait empêcher une augmentation significative des impôts pour les entreprises et les particuliers dans les prochaines années. Il rend aussi moins probable l’adoption de nouvelles réglementations agressives pour les entreprises des secteurs des énergies fossiles et de la santé. Plus généralement, avec un gouvernement divisé, les possibilités de changement radical de cap politique sont plus limitées, ce qui réduit d’autant le risque de volatilité du marché induite par des considérations politiques.

Les effets devraient, selon nous, se manifester à trois niveaux:

Plus de 50% des investisseurs envisagent d’apporter des changements à leur portefeuille suite au résultat de l’élection américaine.

Source: UBS Investor Watch Pulse, au 29 octobre 2020

1. Les moyennes capitalisations devraient être dopées par la relance

La nouvelle administration devrait mettre en oeuvre un nouveau plan d’aide lié au coronavirus, d’un montant compris entre 500 et 1000 milliards de dollars, soit environ 2,5% à 5% du PIB. Il en résulterait un impact positif sur les dépenses de consommation et la confiance des entreprises, ainsi que sur les moyennes capitalisations, qui devraient ainsi prendre le dessus sur les grandes capitalisations qui ont, jusque-là, occupé le devant de la scène. Les bénéfices des moyennes capitalisations dépendent davantage de la reprise de l’économie et ils devraient, selon nos estimations, progresser environ deux fois plus vite que ceux des grandes capitalisations en 2021.

2. Le dollar devrait perdre du terrain sur fond de creusement du déficit

L’accroissement des dépenses budgétaires devrait être financé par une hausse du déficit plutôt que par une augmentation des impôts. A court terme, les dépenses peuvent être largement financées par l’épargne privée nationale. Toutefois, avec le redressement de l’économie en 2021, les dépenses du secteur privé devraient s’orienter à la hausse, entraînant une augmentation du déficit du compte courant et un affaiblissement du dollar, indispensable pour attirer les financements externes.

3. La rivalité avec la Chine prendra des formes plus prévisibles

L’administration Biden devrait, nous semble-t-il, renouveler l’approche américaine en matière de relations internationales, ouvrant ainsi la voie à une amélioration des relations, notamment avec l’Europe. Certes, la rivalité géostratégique fondamentale entre les Etats-Unis et la Chine persistera. Cependant, la nouvelle administration devrait moins faire appel aux droits de douane dans le cadre de sa politique étrangère. L’atténuation des tensions commerciales devrait soutenir la reprise économique, un élément supplémentaire qui nous conforte dans notre préférence pour les valeurs cycliques telles que celles du secteur industriel.

Les valeurs cycliques devraient enregistrer une croissance des bénéfices supérieure à celle des titres défensifs et des valeurs technologiques

Estimations du consensus pour le bénéfice par action en 2021, en %

Source: FactSet, UBS, au 12 octobre 2020

Quelle sera la prochaine étape pour les valeurs technologiques américaines?

Suite à leur envolée de plus de 50% en 2020, les cinq premières sociétés technologiques américaines représentent aujourd’hui environ un huitième de l’indice MSCI AC World, pesant ainsi plus lourd que la Chine, le Royaume-Uni et la Suisse réunis. Le secteur technologique devrait continuer à être porté par la forte croissance structurelle de la publicité numérique, du commerce électronique, du cloud computing et de la 5G.

Néanmoins, les évaluations du secteur ont augmenté et nous pensons qu’avec le redressement, certains segments du marché devraient dégager une croissance bénéficiaire plus forte que les valeurs technologiques en 2021. Le risque lié à la législation antitrust ne doit pas non plus être négligé même s’il est vrai qu’avec un gouvernement divisé, la probabilité d’adoption de nouvelles réglementations est plus limitée et que les procédures judiciaires s’étaleraient sur plusieurs années.

Comment envisager l’allocation géographique?

Le marché américain des actions représente aujourd’hui 58% de l’indice MSCI AC World, contre 51% il y a cinq ans. Le marché américain a certes fait mieux que les autres marchés sur dix des onze dernières années. Toutefois, cette surperformance ne peut durer éternellement.

Pour les investisseurs sur le marché américain, le biais national constitue également un facteur important à prendre en considération. Une piètre performance de ce marché peut coïncider avec d’autres problèmes tels qu’une augmentation du chômage, ou encore un ralentissement des hausses de salaires ou des prix de l’immobilier résidentiel. L’allocation aux actions doit tenir compte de ces autres actifs et des dettes futures. Investir à l’international peut contribuer à diversifier les portefeuilles et à protéger les investisseurs contre les risques inhérents à de telles corrélations.

Nous pensons que les actions américaines vont commencer à sous-performer par rapport aux actions du reste du monde en 2021, et cette sous-performance devrait se confirmer à long terme, comme nous le montrons en page 37. D’une manière générale, nous déconseillons aux investisseurs d’allouer plus de 58% de leur capital aux actions américaines dans le cadre de leurs portefeuilles boursiers. Nous les encourageons aussi à diversifier davantage leur allocation géographique au niveau du private equity.

Idées d’investissement

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Opinions d’investissement

 
 

Year Ahead 2021

Se diversifier en vue de la prochaine phase

Nous prévoyons une hausse des marchés des actions en 2021. Pendant cette année de renouveau, certains des titres restés à la traîne en 2020 devraient rattraper leur retard. Les investisseurs doivent penser à l’échelle mondiale et miser sur les titres offrant un potentiel de rattrapage ainsi que sur les gagnants à long terme.

Year Ahead 2021

Quête de rendement

Selon nous, les taux d’intérêt sur les liquidités et les rendements obligataires vont rester extrêmement bas dans un avenir prévisible. La quête renouvelée de rendement signifie que les investisseurs doivent examiner le rôle que jouent les liquidités et les obligations dans leur portefeuille et envisager de se montrer plus actifs, d’accroître leur exposition aux marchés émergents et à l’Asie ou de trouver d’autres sources de revenu.

Year Ahead 2021

Se positionner en vue d’une baisse du dollar

Nous anticipons un affaiblissement du dollar en 2021 suite à la reprise de l’économie mondiale et à la réduction du différentiel de taux d’intérêt. Pour se positionner en conséquence, nous recommandons de se diversifier parmi les monnaies du G10, dans certaines monnaies des marchés émergents et dans l’or.

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Une décennie detransformation

 

 
 

What you need to know about the Decade Ahead

La pandémie de coronavirus a accéléré plusieurs des tendances déjà à l’oeuvre au début de cette décennie de transformation. Le monde d’après-crise sera, selon nous, plus endetté, plus inégalitaire et plus local, mais aussi plus numérique et plus durable.

Pour les économies avancées, nous anticipons pour fin 2021 des ratios dette/PIB supérieurs de 20 points de pourcentage à ceux de fin 2019. De plus, étant donné le vieillissement de la population, les réticences dans la population à l’égard de l’austérité budgétaire et la faiblesse du coût de la dette, les dépenses publiques devraient rester élevées par rapport aux normes historiques.
A court terme, la dette pourra être relativement facilement financée par l’épargne excédentaire.
En revanche, à moyen terme, les besoins de financement de la dette entraîneront une augmentation des impôts, une réglementation incitant les investisseurs institutionnels à acheter des obligations souveraines ou une inflation un peu plus élevée, d’où l’intérêt de détenir des actifs «réels» tels que les actions.

Vers une hausse des taux d’endettement après la pandémie

Dette publique fédérale américaine, de 2000 à 2050, en % du PIB

Source: Congressional Budget Office américain (CBO), UBS, au 30 septembre 2020

La pandémie a eu un impact négatif sur l’emploi des travailleurs peu qualifiés. A l’inverse, le travail intellectuel, par nature plus adapté au télétravail, et la belle performance des marchés financiers ont joué en faveur des populations aisées et à hauts revenus. L’écart entre les riches et les pauvres pourrait encore se creuser à l’avenir sous l’effet de la rupture technologique. Il est difficile de dire si les inégalités en termes de richesse vont atteindre des limites politiquement inacceptables dans les prochaines années. Quoi qu’il en soit, la question de la redistribution devrait de plus en plus s’imposer dans le débat politique. Les différences sur le plan de la politique économique qui pourraient en résulter entre les diverses régions rendent d’autant plus importante la diversification internationale.

Les travailleurs les mieux payés sont davantage susceptibles de travailler à distance

Proportion des personnes sondées aux Etats-Unis qui ont travaillé de leur domicile, ou qui sont restées chez elles, mais ont été dans l’impossibilité de travailler

Source: échantillon de 8572 adultes sélectionnés de manière aléatoire parmi le panel de GALLUP, interviewés par téléphone entre le 16 et le 22 mars 2020

Les considérations politiques dans un monde de plus en plus multipolaire, les questions de sécurité mises en exergue par la pandémie, lapréférence croissante des consommateurs pour des produits durables et les nouvelles technologies qui permettent une production locale sont autant d’éléments qui contribuent à rendre le monde plus local. L’effet combiné de ces facteurs sur la croissance et l’inflation n’est pas clair. Néanmoins, il semble que ces facteurs seront favorables aux entreprises exposées à l’automatisation et à la robotique, à celles qui intègrent déjà les critères de durabilité dans leurs chaînes d’approvisionnement et à celles basées dans l’ASEAN et en Inde, qui devraient profiter de la diversification de la chaîne d’approvisionnement au-delà de la Chine.

La pandémie a alimenté le débat sur la localisation au sein des entreprises

Nombre d’occurrences de mots clés liés à la diversification de la chaîne d’approvisionnement dans les transcriptions

Source: UBS Evidence Lab, au 12 octobre 2020

La pandémie a nettement accéléré l’adoption du numérique et a bouleversé les normes établies. Cela pourrait entraîner la transformation de plusieurs secteurs (voir page 42) et, si l’on tient compte de l’impact de la quatrième révolution industrielle en cours, doper la productivité à moyen terme. La crise pourrait aussi faire reculer les taux d’intérêt réels, l’utilisation plus efficace du stock de capital et l’orientation des actifs tangibles vers les actifs intangibles réduisant la demande d’investissement en capital. Mais cette évolution vers un monde plus numérique fera aussi des perdants. La prochaine décennie s’annonce ainsi difficile pour des secteurs comme le commerce physique et les énergies traditionnelles.

68% des chefs d’entreprise estiment que la numérisation aura un impact positif sur leur activité. 61% pensent que l’orientation vers davantage de durabilité aura un impact positif.

Source: Enquête UBS Investor Sentiment pour le troisième trimestre 2020

La demande pour les énergies fossiles continue d’augmenter, mais l’Union européenne (UE) et le Japon se sont engagés à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, et la Chine a pris le même engagement pour 2060. Le durcissement de la réglementation environnementale pourrait se traduire par une hausse des coûts pour les entreprises. Toutefois, les entreprises bien placées pour négocier la transition, comme celles qui proposent des solutions de technologie verte, devraient tirer leur épingle du jeu dans un monde plus durable.

L’UE vise la neutralité carbone d’ici 2050 

Source: BP Statistical Review of World Energy, UBS, octobre 2020

Investir dans la décennie à venir

Au cours de la prochaine décennie, les investisseurs devront sans doute prendre davantage de risques pour obtenir des rendements équivalents à ceux de la décennie précédente. Les liquidités et les obligations les plus sûres devraient dégager des rendements réels négatifs dans un avenir proche tandis que le crédit et les actions offrent encore, selon nous, des primes de risque attrayantes. Les marchés privés et les actifs durables sont également intéressants dans le cadre d’un portefeuille.

Prévisions pour les classes d’actifs

Le niveau élevé de la dette publique, les appels en faveur d’une augmentation des dépenses publiques et la demande moindre de capital dans un monde dominé par le numérique sont autant d’éléments qui nous amènent à penser que les taux resteront très bas dans un avenir proche. En outre, l’adoption d’objectifs d’inflation moyenne est le signe que les banques centrales toléreront des niveaux d’inflation un peu plus élevés. Dans ces conditions, les liquidités et les obligations de haute qualité dégageront des rendements réels négatifs à long terme. En moyenne, nous tablons sur un rendement annuel nominal de 2,2% pour les obligations de haute qualité en dollars et une performance globale seulement légèrement positive pour les obligations en euros et en francs suisses dans les quinze prochaines années. Des rendements aussi bas et la moindre capacité des obligations de haute qualité à produire des rendements positifs conséquents lorsque les actions sont en baisse doivent inciter les investisseurs à se tourner vers le crédit et les placements alternatifs.

Certes, les rendements globaux du crédit devraient être inférieurs à ceux de la décennie précédente. Cependant, dans la mesure où de nombreuses banques centrales ont ajouté le crédit à leur liste d’achat et où les obligations souveraines offrent des rendements très bas, le crédit devrait, selon nous, rester une composante importante des portefeuilles. Etant donné la faiblesse de rendements au niveau mondial, nous anticipons une baisse des taux de défaillance et des écarts de crédit qui devraient ainsi revenir en-dessous des moyennes observées par le passé. Nous tablons sur un rendement annuel de 4,9% tant pour le haut rendement en dollars que pour les obligations souveraines des marchés émergents libellées en dollars, et de 2,7% pour le crédit américain de qualité investment grade.

Hormis le rebond anticipé après la crise du coronavirus, nous prévoyons une croissance économique atone à long terme pour les pays développés du fait du vieillissement de la population et des niveaux d’endettement élevés. Les marges nettes des entreprises risquent aussi de souffrir sous l’effet d’éventuelles augmentations des impôts et des salaires minimums, de considérations d’ordre politique et sécuritaire et d’un durcissement de la réglementation environnementale. Cela dit, les multiples d’évaluation devraient bénéficier de la faiblesse des taux et les primes de risque sont supérieures aux normes historiques. Le recours accru à la technologie et les changements au niveau des modes de travail induits par la pandémie pourraient aussi donner lieu à une augmentation de la productivité.

Globalement, nous tablons sur des rendements nominaux moyens de 5% à 8% par an sur les marchés développés (en dollars), contre 9% sur les quinze dernières années. Sur le plan géographique, ce sont les actions émergentes qui nous semblent les plus prometteuses à long terme. A ce niveau, nous anticipons un rendement annuel moyen de 9,4% (contre 4% sur les quinze dernières années), les marchés émergents bénéficiant d’évaluations plus faibles à la base, d’un profil démographique plus favorable et d’un potentiel de gains de productivité plus élevé. Les investisseurs en quête de rendements plus élevés peuvent également miser sur certains secteurs et thèmes assortis, selon nous, d’un potentiel de croissance plus important.

Face à la baisse des rendements des actions des marchés développés et à l’augmentation du coût d’opportunité lié à la détention d’obligations pour stabiliser les portefeuilles, les investisseurs devront opter pour la diversification et se tourner vers des sources de rendement alternatives telles que les marchés privés et les hedge funds. Les marchés privés nécessitent un engagement du capital sur le long terme, mais le rendement annuel du private equity devrait, selon nos estimations, atteindre plus de 10%, soit quelque 3 points de pourcentage de plus que les actions cotées. La dette privée devrait, quant à elle, afficher un rendement annuel de 8%. Pour en savoir plus, veuillez consulter la page 54. Les hedge funds devraient, pour leur part, dégager un rendement annuel global de l’ordre de 3,6% (en dollars) sur le long terme. Du fait des changements structurels induits par la pandémie, des rendements plus conséquents nous semblent possibles en misant sur certains gestionnaires de la sélection de thèmes et d’actions.

Les prix sont actuellement dans un creux cyclique, et les prix de l’énergie en particulier recèlent une marge de progression importante après la pandémie. Dans l’ensemble, les indices de matières premières devraient dégager un rendement annualisé de 5% sur les quinze prochaines années, grâce aux rendements élevés attendus dans le secteur de l’énergie. Pour l’or, nous tablons sur un rendement annuel de 2% à 3%.

Le dollar américain devrait perdre du terrain dans les années à venir. Par conséquent, il est essentiel de revoir l’exposition au dollar et de mettre en oeuvre une stratégie de couverture le cas échéant (voir page 30). A l’inverse, les monnaies des marchés émergents en général, ainsi que le yen et la livre sterling offrent, selon nous, le meilleur potentiel haussier sur le long terme. Les investisseurs internationaux détenant des actifs libellés dans ces monnaies doivent donc maintenir leur exposition afin de profiter de l’appréciation anticipée.

Dans un contexte de bas niveau des taux d’intérêt, l’immobilier reste un investissement intéressant à des fins de génération de revenus, surtout en comparaison des liquidités et des emprunts d’Etat. La protection contre l’inflation qu’offre l’immobilier pourrait être un atout dans un monde plus endetté. Certes, l’immobilier résidentiel urbain ou l’immobilier de bureaux n’ont sans doute pas été affectés durablement par la pandémie, mais des stratégies actives dans l’immobilier privé devraient néanmoins donner de meilleurs résultats que les stratégies buy-and-hold à faible rendement. Nous continuons de tabler sur un rendement nominal moyen de 6% à 7% par an pour l’immobilier privé (en dollars), contre 8,5% en moyenne au cours des deux dernières décennies.

Idées d’investissement

 
 

Decade Ahead

Investir dans les futures stars du marché

Selon nous, la prochaine décennie va récompenser l’investissement dans les entreprises qui recourent aux technologies pour transformer d’autres secteurs. Nous pensons que les futures stars du marché se matérialiseront dans les domaines des technologies financières, vertes ou de la santé, ou apparaîtront et s’épanouiront grâce au déploiement mondial de la 5G.

Decade Ahead

Investir dans la durabilité

L’investissement durable tient compte de tous les facteurs sociaux et environnementaux pertinents pour pouvoir atténuer les risques et identifier les opportunités. Vu l’importance accrue attachée à la durabilité par les gouvernements, les entreprises et les consommateurs, alliée à un univers de placement croissant, l’investissement durable est devenu notre approche de prédilection pour investir à l’international.

Decade Ahead

Se diversifier dans les marchés privés

Comme les rendements des placements classiques seront probablement plus bas à l’avenir, une allocation au private equity et à la dette privée pourrait contribuer à améliorer les rendements et diversifier les portefeuilles. Historiquement, les marchés privés ont affiché des performances supérieures à la moyenne à la suite des perturbations, et ils peuvent offrir aux investisseurs un accès unique à des secteurs de croissance.

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Rétrospective de l’année 2020

 

En 2020, les choix politiques dans un domaine précis ont eu des conséquences sans précédent sur tous les autres domaines. La politique de santé et la politique économique se sont confondues, les autorités budgétaires et monétaires ont avancé main dans la main et l’humain a été contraint de se rapprocher de la machine, alors que la distanciation sociale imposait la séparation entre les personnes.

Il en est résulté ce qui suit:

Pour la première fois depuis 2009, l’économie mondiale devrait subir une contraction, avec une baisse du PIB estimée à 3,8%. Les responsables politiques ont imposé des restrictions sans précédent à la mobilité pour ralentir la propagation du Covid-19, mais elles ont parallèlement approuvé pour plus de 12 000 milliards de dollars de mesures de relance budgétaire pour amortir le choc pour les particuliers et les entreprises.

La politique monétaire est également venue à la rescousse. Plus de 30 grandes banques centrales ont ainsi réduit leurs taux et réintroduit des mesures d’assouplissement quantitatif.

Les politiques monétaires accommodantes ont contribué à faire plonger les rendements à des niveaux records. Le rendement des bons à 10 ans du Trésor américain a ainsi touché un plancher historique en mars, et plus de 17 000 milliards de dollars d’obligations sont aujourd’hui assortis de taux négatifs. Après avoir atteint 1087 pb et 373 pb sur fond de craintes liées à la liquidité et aux défaillances, les écarts de crédit du haut rendement et du segment investment grade américains sont revenus à respectivement moins de 500 pb et 130 pb sur fond de reprise rapide.

Les marchés ont fait preuve d’une volatilité inédite et ont connu l’une des baisses les plus rapides jamais enregistrées. Les plans de relance budgétaire associés aux politiques monétaires accommodantes ont permis d’atténuer le choc initial de la pandémie, et ont donné lieu à un rebond exceptionnel du marché. A l’heure où nous écrivons ces lignes, les actions mondiales et le S&P 500 affichent une progression de respectivement 6,3% et 9,7% depuis le début de l’année tandis que l’Euro Stoxx 50 accuse une baisse de 6,8% et le SMI un recul de 2,4%. Les valeurs de croissance ont surperformé de 29 points de pourcentage par rapport aux titres de substance. Les grandes capitalisations ont, pour leur part, surpassé les moyennes capitalisations de 5 points de pourcentage et les valeurs défensives américaines ont battu les titres cycliques de près de 30 points.

L’orientation vers les valeurs refuges a profité au dollar américain à la mi-mars, lui permettant d’atteindre des sommets inédits depuis plusieurs années face à l’euro. Si l’ensemble des banques centrales se sont montrées plus accommodantes face à la crise, le programme d’assouplissement de la Fed a été plus généreux que celui de la plupart de ses consoeurs. L’indice du dollar américain est actuellement de 10% inférieur à son pic de mars.

Les contrats sur le pétrole WTI se sont brièvement négociés en territoire négatif en avril, les prix ayant dégringolé jusqu’à 40 dollars le baril lorsque les investisseurs voulaient éviter la livraison physique, avant de se redresser plus tard dans l’année. A l’inverse, l’or figure parmi les meilleures performances de l’année. Le métal jaune a même brièvement dépassé les 2000 dollars l’once à son plus haut lorsque les taux réels ont baissé et que le billet vert a perdu du terrain.

Convaincus que les politiques monétaires et budgétaires seraient en mesure d’éviter que la crise sanitaire et économique ne dégénère en crise financière, nous avons maintenu un positionnement favorable au risque tout au long de l’année, restant à l’affût des opportunités sur les marchés du crédit et des actions. Nous avons aussi misé sur des thèmes de long terme tels que la technologie, la durabilité et la santé qui devraient, selon nous, bénéficier de la transition vers un monde plus numérique, plus local et plus endetté.

Les enquêtes révèlent que les hedge funds ont répondu aux attentes des investisseurs en 2020, d’où un regain d’intérêt pour la classe d’actifs. Les gestionnaires ont su limiter les pertes en mars/avril et ont, par la suite, profité des perturbations temporaires du marché pour dégager des rendements. La performance a cependant été variable d’une stratégie à l’autre. Les meilleures performances reviennent notamment aux stratégies long short equity sur les valeurs technologiques et celles du secteur de la santé, aux stratégies macro discrétionnaires et aux fonds multi-stratégies. A l’inverse, les stratégies CTA, structured credit et event-driven ont été à la traîne.

Throughout the year we held a pro-risk stance, looking for opportunities across credit and equities as they arose, given our view that fiscal and monetary policy would prove sufficient to prevent the health and economic crisis tipping into a financial one. We also sought exposure to secular themes, including technology, sustainability, and healthcare, which we view as long-term beneficiaries as we transition to a more indebted, more local, and more digital world.

Prévisions relatives aux classes d’actifs Prévisions économiques

Matières premières

Matières premières

Matières premières

Comptant

Comptant

Juin 21

Juin 21

Déc. 21

Déc. 21

Matières premières

Brent (USD/baril)

Comptant

44.4

Juin 21

52.0

Déc. 21

60.0

Matières premières

WTI (USD/baril)

Comptant

42.2

Juin 21

50.0

Déc. 21

57.0

Matières premières

Or (USD/once)

Comptant

1,875

Juin 21

1,950

Déc. 21

1,850

Matières premières

Argent (USD/once)

Comptant

24.2

Juin 21

25.0

Déc. 21

23.0

Matières premières

Cuivre (USD/tonne)

Comptant

6,932

Juin 21

7,000

Déc. 21

6,700

Monnaies

Marchés développés

Marchés développés

Comptant

Comptant

Juin 21

Juin 21

Déc. 21

Déc. 21

PPA

PPA

Marchés développés

EURUSD

Comptant

1.18

Juin 21

1.21

Déc. 21

1.23

PPA

1.29

Marchés développés

USDJPY

Comptant

106

Juin 21

105

Déc. 21

107

PPA

76

Marchés développés

GBPUSD

Comptant

1.32

Juin 21

1.34

Déc. 21

1.37

PPA

1.54

Marchés développés

USDCHF

Comptant

0.92

Juin 21

0.89

Déc. 21

0.89

PPA

0.93

Marchés développés

EURCHF

Comptant

1.08

Juin 21

1.09

Déc. 21

1.10

PPA

1.19

Marchés développés

EURGBP

Comptant

0.89

Juin 21

0.90

Déc. 21

0.90

PPA

0.83

Marchés développés

AUDUSD

Comptant

0.73

Juin 21

0.75

Déc. 21

0.77

PPA

0.66

Marchés développés

USDCAD

Comptant

1.31

Juin 21

1.26

Déc. 21

1.24

PPA

1.21

Marchés développés

EURSEK

Comptant

10.18

Juin 21

10.20

Déc. 21

10.10

PPA

9.66

Marchés développés

EURNOK

Comptant

10.68

Juin 21

10.40

Déc. 21

10.30

PPA

10.83

Marchés émergents

Marchés émergents

Comptant

Comptant

Juin 21

Juin 21

Déc. 21

Déc. 21

Marchés émergents

USDCNY

Comptant

6.6

Juin 21

6.3

Déc. 21

6.3

Marchés émergents

USDIDR

Comptant

14,085

Juin 21

13,800

Déc. 21

13,800

Marchés émergents

USDINR

Comptant

74.4

Juin 21

71.0

Déc. 21

70.0

Marchés émergents

USDKRW

Comptant

1,110

Juin 21

1,100

Déc. 21

1,060

Marchés émergents

USDRUB

Comptant

76

Juin 21

65

Déc. 21

65

Marchés émergents

USDTRY

Comptant

7.8

Juin 21

7.3

Déc. 21

7.9

Marchés émergents

USDBRL

Comptant

5.4

Juin 21

5.0

Déc. 21

5.0

Marchés émergents

USDMXN

Comptant

20.6

Juin 21

21.0

Déc. 21

21.5

Taux et obligations

Taux de base

Taux de base

Taux actuel

Taux actuel

2021E

2021E

2022E

2022E

Taux de base

USD

Taux actuel

0.13

2021E

0.09

2022E

0.09

Taux de base

EUR

Taux actuel

-0.50

2021E

-0.50

2022E

-0.50

Taux de base

CHF

Taux actuel

-0.75

2021E

-0.75

2022E

-0.75

Taux de base

GBP

Taux actuel

0.10

2021E

0.10

2022E

0.10

Taux de base

JPY

Taux actuel

-0.03

2021E

-0.10

2022E

-0.10

Rendement à 10 ans (%)

Rendement à 10 ans (%)

Comptant

Comptant

Juin 21

Juin 21

Déc. 21

Déc. 21

Rendement à 10 ans (%)

USD

Comptant

0.96

Juin 21

0.85

Déc. 21

0.90

Rendement à 10 ans (%)

EUR

Comptant

-0.49

Juin 21

-0.40

Déc. 21

-0.40

Rendement à 10 ans (%)

CHF

Comptant

-0.43

Juin 21

-0.50

Déc. 21

-0.50

Rendement à 10 ans (%)

GBP

Comptant

0.40

Juin 21

0.30

Déc. 21

0.40

Rendement à 10 ans (%)

JPY

Comptant

0.05

Juin 21

0.00

Déc. 21

0.00

Prévisions économiques

Amériques

Amériques

2019 Croissance du PIB

2019 Croissance du PIB

2020E Croissance du PIB

2020E Croissance du PIB

2021E Croissance du PIB

2021E Croissance du PIB

2019 Inflation

2019 Inflation

2020E Inflation

2020E Inflation

2021E Inflation

2021E Inflation

Amériques

Etats-Unis

2019 Croissance du PIB

2.2

2020E Croissance du PIB

-3.6

2021E Croissance du PIB

3.6

2019 Inflation

1.8

2020E Inflation

1.2

2021E Inflation

1.1

Amériques

Brésil

2019 Croissance du PIB

1.1

2020E Croissance du PIB

-4.5

2021E Croissance du PIB

3.0

2019 Inflation

3.7

2020E Inflation

3.1

2021E Inflation

4.3

Amériques

Canada

2019 Croissance du PIB

1.6

2020E Croissance du PIB

-5.4

2021E Croissance du PIB

4.3

2019 Inflation

1.9

2020E Inflation

0.6

2021E Inflation

1.3

Europe

Europe

2019 Croissance du PIB

2019 Croissance du PIB

2020E Croissance du PIB

2020E Croissance du PIB

2021E Croissance du PIB

2021E Croissance du PIB

2019 Inflation

2019 Inflation

2020E Inflation

2020E Inflation

2021E Inflation

2021E Inflation

Europe

Zone euro

2019 Croissance du PIB

1.3

2020E Croissance du PIB

-7.4

2021E Croissance du PIB

5.2

2019 Inflation

1.2

2020E Inflation

0.2

2021E Inflation

1.0

Europe

– Allemagne

2019 Croissance du PIB

0.6

2020E Croissance du PIB

-5.8

2021E Croissance du PIB

4.1

2019 Inflation

1.4

2020E Inflation

0.4

2021E Inflation

1.0

Europe

– France

2019 Croissance du PIB

1.5

2020E Croissance du PIB

-9.6

2021E Croissance du PIB

6.8

2019 Inflation

1.3

2020E Inflation

0.5

2021E Inflation

0.8

Europe

– Italie

2019 Croissance du PIB

0.3

2020E Croissance du PIB

-8.8

2021E Croissance du PIB

5.8

2019 Inflation

0.6

2020E Inflation

-0.2

2021E Inflation

0.3

Europe

– Espagne

2019 Croissance du PIB

2.0

2020E Croissance du PIB

-11.4

2021E Croissance du PIB

6.0

2019 Inflation

0.8

2020E Inflation

-0.4

2021E Inflation

0.6

Europe

Royaume-Uni

2019 Croissance du PIB

1.3

2020E Croissance du PIB

-11.3

2021E Croissance du PIB

5.0

2019 Inflation

1.8

2020E Inflation

0.8

2021E Inflation

1.5

Europe

Russie

2019 Croissance du PIB

1.3

2020E Croissance du PIB

-3.5

2021E Croissance du PIB

2.7

2019 Inflation

4.5

2020E Inflation

3.3

2021E Inflation

3.9

Europe

Suisse

2019 Croissance du PIB

1.1

2020E Croissance du PIB

-4.5

2021E Croissance du PIB

3.2

2019 Inflation

0.4

2020E Inflation

-0.7

2021E Inflation

0.2

Asie

Asie

2019 Croissance du PIB

2019 Croissance du PIB

2020E Croissance du PIB

2020E Croissance du PIB

2021E Croissance du PIB

2021E Croissance du PIB

2019 Inflation

2019 Inflation

2020E Inflation

2020E Inflation

2021E Inflation

2021E Inflation

Asie

Chine

2019 Croissance du PIB

6.1

2020E Croissance du PIB

2.1

2021E Croissance du PIB

7.5

2019 Inflation

2.9

2020E Inflation

2.6

2021E Inflation

1.8

Asie

Japon

2019 Croissance du PIB

0.7

2020E Croissance du PIB

-5.2

2021E Croissance du PIB

3.2

2019 Inflation

0.5

2020E Inflation

0.0

2021E Inflation

-0.1

Asie

Inde

2019 Croissance du PIB

4.2

2020E Croissance du PIB

-10.5

2021E Croissance du PIB

10.0

2019 Inflation

4.8

2020E Inflation

5.9

2021E Inflation

4.0

Asie

Corée du Sud

2019 Croissance du PIB

2.0

2020E Croissance du PIB

-2.0

2021E Croissance du PIB

4.8

2019 Inflation

0.4

2020E Inflation

0.7

2021E Inflation

1.4

Totals

Totals

2019 Croissance du PIB

2019 Croissance du PIB

2020E Croissance du PIB

2020E Croissance du PIB

2021E Croissance du PIB

2021E Croissance du PIB

2019 Inflation

2019 Inflation

2020E Inflation

2020E Inflation

2021E Inflation

2021E Inflation

Totals

Marchés développés

2019 Croissance du PIB

1.6

2020E Croissance du PIB

-5.4

2021E Croissance du PIB

4.2

2019 Inflation

1.4

2020E Inflation

0.7

2021E Inflation

1.0

Totals

Marchés émergents

2019 Croissance du PIB

4.0

2020E Croissance du PIB

-2.8

2021E Croissance du PIB

6.7

2019 Inflation

4.4

2020E Inflation

4.0

2021E Inflation

3.6

Totals

Monde

2019 Croissance du PIB

3.0

2020E Croissance du PIB

-3.8

2021E Croissance du PIB

5.6

2019 Inflation

3.1

2020E Inflation

2.6

2021E Inflation

2.5

 

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Much has changed since we published our Year Ahead outlook for 2021 in November, even though our key investment ideas have been broadly playing out. We have therefore updated some of the key messages (in English only). To help guide you through the updates, throughout the page we've marked the specific messages that have been updated (you’ll find these links across the translated pages too). Happy reading!