Communiqués de presse
Vieillissement de la population
La population du globe vieillit. Les familles sont de moins en moins nombreuses, la médecine prolonge l'espérance de vie et la génération des baby boomers arrive à la retraite. Ces tendances ne datent pas d'hier. Elles ont déjà fait l'objet de nombreuses études qui arrivent souvent à des conclusions plutôt pessimistes. UBS Wealth Management Research prévoit toutefois que des forces contraires limiteront l'impact négatif du vieillissement de la population sur la croissance économique par habitant. Malgré le transfert d'une partie de la production économique aux vieilles générations, le taux de croissance du revenu de la population active devrait rester à un niveau étonnamment élevé. Les facteurs démographiques devraient avoir un impact limité sur les marchés financiers, les fondamentaux étant plus importants dans ce domaine. Toutefois, des changements démographiques d'une telle ampleur jusqu'au milieu de notre siècle auront de profondes répercussions sur les produits et les services dont la population sera demandeuse, ce qui ne manquera pas d'affecter la santé et la prospérité des secteurs concernés ainsi que leur attrait aux yeux des investisseurs.
La nouvelle étude publiée par UBS Wealth Management Research est consacrée au vieillissement de la population des pays développés et aux conséquences de ce phénomène sur les prévisions de croissance économique, la performance des marchés financiers et les tendances sectorielles.
Le nouveau rapport met l'accent sur les points suivants:
- une tendance au ralentissement de la croissance de l'économie mondiale; la répartition des revenus jouera un plus grand rôle avec le vieillissement des populations
- une incidence douce mais multiple sur les marchés financiers; le résultat dépend des retraites et de l'exposition régionale
- une demande grandissante des nouveaux produits taillés sur mesure; innovation et évolution prévues du secteur
Une tendance au ralentissement de la croissance de l'économie mondiale
Parmi les conséquences du vieillissement, la population active va s'amenuiser alors que, parallèlement, le nombre de retraités va croître. Cette situation crée deux difficultés économiques potentielles selon UBS. Première conséquence: la réduction de la population active et la baisse du taux d'épargne vont ralentir la croissance tendancielle de l'économie de nombreux pays développés. L'augmentation du taux de contribution de la population active, le recul de l'âge de la retraite, l'allongement de la semaine de travail et l'immigration pourront certes amortir le ralentissement de la croissance mais ne suffiront pas à remédier entièrement aux effets du vieillissement des nations industrialisées.
Deuxième conséquence: les pays devront répartir le produit de l'économie, soit le revenu, entre un groupe croissant de retraités et celui décroissant des personnes actives. Certaines mesures gouvernementales, telles que les programmes de santé et de prévoyance publique, par exemple, serviront à cette tâche. Toutefois, même les programmes financiers les plus ingénieux ne peuvent contourner le fait qu'on ne peut consommer que ce qu'on produit. Le rapport démontre que les pays les plus touchés par le vieillissement de leur population devront élaborer une manière de transférer la production économique des personnes actives vers leurs aînés afin de prévenir la baisse absolue du niveau de vie des anciens. Même si ce transfert est suffisant pour maintenir la croissance du revenu par habitant des personnes âgées à 1,0% par an, la croissance du revenu de la population active dans les pays développés resterait comprise entre 1,1% par an en Suisse et 1,8% au Japon.
Les projections démographiques pointent vers une croissance continue de la population en âge de travailler de nombreux pays en développement, leur taux de fertilité restant nettement supérieur à celui du remplacement des générations. D'après la nouvelle étude d'UBS, cette tendance démographique devrait continuer de soutenir la croissance économique des pays en développement si elle s'accompagne d'importantes réformes des institutions, de l'amélioration de la productivité et d'une plus grande participation au système économique de la planète.
Une incidence douce mais multiple sur les marchés financiers
D'après la dernière étude d'UBS, le coup de frein de la croissance économique et la baisse des taux d'épargne des pays développés impliqués par le vieillissement de la population ne se traduiront pas automatiquement par l'affaiblissement des marchés financiers. Les mutations démographiques seront probablement accentuées par d'autres tendances fondamentales, telles que la diversification géographique des bénéfices, l'intégration des marchés des capitaux mondiaux et la modification des actifs des institutions de prévoyance. Au niveau des bénéfices, les entreprises investissant à l'étranger et augmentant la diversification géographique de leur structure de ventes et de coûts, les bénéfices se dissocieront de plus en plus de la croissance de l'économie du pays d'origine.
Cela dit, les taux d'intérêt réels (c.-à-d., corrigés de l'inflation) dépendront de plus en plus de l'interaction au niveau mondial entre la demande d'investissement et l'offre d'épargne. Dans les pays industrialisés, toute réduction de l'épargne liée à la dégradation de la situation financière pendant la retraite devrait exercer une pression haussière sur les taux réels, alors que l'inverse devrait s'appliquer aux pays en développement. Néanmoins, des marchés obligataires de plus en plus intégrés contribueront à atténuer ces effets. En particulier, le flux de capitaux des marchés émergents, plus économes, vers les pays développés à faible taux d'épargne va vraisemblablement limiter la pression haussière sur les taux réels des pays développés.
L'impact des tendances démographiques sur les marchés financiers pourrait se manifester de manière plus évidente au niveau des actifs des institutions de prévoyance. Au vu de la réduction de l'horizon de placement, ces dernières vont probablement délaisser les actions pour orienter leur allocation d'actifs vers le domaine obligataire, commençant même à axer leurs positions obligataires vers les emprunts à taux court, au vu du vieillissement de leurs affiliés. Dans l'ensemble, la mutation de la composition du portefeuille devrait avoir un impact négatif sur les actions et soutenir les obligations (c.-à-d., contribuer à maintenir des taux obligataires bas).
Toutefois, ce comportement étant plus le fait des institutions de prévoyance que des investisseurs individuels, nous pensons qu'il sera le plus manifeste dans les pays dotés d'un système de retraite bien développé. Les meilleurs exemples sont les Pays-Bas, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, la Suisse. Dans certains pays au vieillissement accéléré fortement dépendants des programmes de retraite publics dits de répartition, ce contexte particulier devrait soutenir la performance du marché financier, ce qui se traduira par l'enracinement de la culture des actions, l'approfondissement des marchés financiers et une demande accrue d'actifs financiers. Les pays les plus susceptibles d'en faire l'expérience sont l'Allemagne, la France et l'Italie.
Une demande grandissante des nouveaux produits taillés sur mesure
Pour finir, le rapport identifie des mutations, tant positives que négatives, sur le front de la demande de produits et services en conséquence du vieillissement ainsi que les répercussions de la pénurie de main-d'uvre sur une certaine catégorie de secteurs. En particulier, UBS aborde les effets du vieillissement de la population sur la santé, les biens de consommation cycliques et discrétionnaires, les technologies et la finance. Selon UBS, les retombées de l'évolution démographique sur les secteurs d'activité et les entreprises seront lourdes et requerront une bonne compréhension des principaux problèmes rencontrés par chaque secteur. Dans certains secteurs, tels que l'agroalimentaire et l'assemblage automobile, les centres de production se déplaceront très probablement vers les régions où la main d'uvre est moins onéreuse. Dans d'autres, tels que l'orthopédie et la banque, les produits et les services devront s'adapter pour répondre à la demande d'une base de clientèle vieillissante. De plus, de nouveaux secteurs, tels que la robotique et l'équipement médical à domicile, vont s'imposer pour palier la pénurie de main-d'uvre afin de répondre aux besoins de clients âgés.
Le nouveau rapport met l'accent sur les points suivants:
une tendance au ralentissement de la croissance de l'économie mondiale; la répartition des revenus jouera un plus grand rôle avec le vieillissement des populations
une incidence douce mais multiple sur les marchés financiers; le résultat dépend des retraites et de l'exposition régionale
une demande grandissante des nouveaux produits taillés sur mesure; innovation et évolution prévues du secteur
Parmi les conséquences du vieillissement, la population active va s'amenuiser alors
que, parallèlement, le nombre de retraités va croître. Cette situation crée deux
difficultés économiques potentielles selon UBS. Première conséquence: la
réduction de la population active et la baisse du taux d'épargne vont ralentir la croissance tendancielle de l'économie de nombreux pays développés.
L'augmentation du taux de contribution de la population active, le recul de l'âge
de la retraite, l'allongement de la semaine de travail et l'immigration pourront
certes amortir le ralentissement de la croissance mais ne suffiront pas à remédier
entièrement aux effets du vieillissement des nations industrialisées.
Deuxième conséquence: les pays devront répartir le produit de l'économie, soit le
revenu, entre un groupe croissant de retraités et celui décroissant des personnes
actives. Certaines mesures gouvernementales, telles que les programmes de santé
et de prévoyance publique, par exemple, serviront à cette tâche. Toutefois, même
les programmes financiers les plus ingénieux ne peuvent contourner le fait qu'on
ne peut consommer que ce qu'on produit. Le rapport démontre que les pays les
plus touchés par le vieillissement de leur population devront élaborer une manière
de transférer la production économique des personnes actives vers leurs aînés afin
de prévenir la baisse absolue du niveau de vie des anciens. Même si ce transfert
est suffisant pour maintenir la croissance du revenu par habitant des personnes
âgées à 1,0% par an, la croissance du revenu de la population active dans les pays
développés resterait comprise entre 1,1% par an en Suisse et 1,8% au Japon.
Les projections démographiques pointent vers une croissance continue de la
population en âge de travailler de nombreux pays en développement, leur taux de
fertilité restant nettement supérieur à celui du remplacement des générations.
D'après la nouvelle étude d'UBS, cette tendance démographique devrait continuer
de soutenir la croissance économique des pays en développement si elle
s'accompagne d'importantes réformes des institutions, de l'amélioration de la
productivité et d'une plus grande participation au système économique de la
planète.
D'après la dernière étude d'UBS, le coup de frein de la croissance économique et
la baisse des taux d'épargne des pays développés impliqués par le vieillissement de
la population ne se traduiront pas automatiquement par l'affaiblissement des
marchés financiers. Les mutations démographiques seront probablement
accentuées par d'autres tendances fondamentales, telles que la diversification
géographique des bénéfices, l'intégration des marchés des capitaux mondiaux et
la modification des actifs des institutions de prévoyance. Au niveau des bénéfices,
les entreprises investissant à l'étranger et augmentant la diversification
géographique de leur structure de ventes et de coûts, les bénéfices se dissocieront
de plus en plus de la croissance de l'économie du pays d'origine.
Cela dit, les taux d'intérêt réels (c.-à-d., corrigés de l'inflation) dépendront de plus
en plus de l'interaction au niveau mondial entre la demande d'investissement et
l'offre d'épargne. Dans les pays industrialisés, toute réduction de l'épargne liée à
la dégradation de la situation financière pendant la retraite devrait exercer une
pression haussière sur les taux réels, alors que l'inverse devrait s'appliquer aux pays
en développement. Néanmoins, des marchés obligataires de plus en plus intégrés
contribueront à atténuer ces effets. En particulier, le flux de capitaux des marchés
émergents, plus économes, vers les pays développés à faible taux d'épargne va
vraisemblablement limiter la pression haussière sur les taux réels des pays
développés.
L'impact des tendances démographiques sur les marchés financiers pourrait se
manifester de manière plus évidente au niveau des actifs des institutions de
prévoyance. Au vu de la réduction de l'horizon de placement, ces dernières vont
probablement délaisser les actions pour orienter leur allocation d'actifs vers le
domaine obligataire, commençant même à axer leurs positions obligataires vers les
emprunts à taux court, au vu du vieillissement de leurs affiliés. Dans l'ensemble, la
mutation de la composition du portefeuille devrait avoir un impact négatif sur les
actions et soutenir les obligations (c.-à-d., contribuer à maintenir des taux
obligataires bas).
Toutefois, ce comportement étant plus le fait des institutions de prévoyance que
des investisseurs individuels, nous pensons qu'il sera le plus manifeste dans les
pays dotés d'un système de retraite bien développé. Les meilleurs exemples sont
les Pays-Bas, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et, dans une moindre mesure, la
Suisse. Dans certains pays au vieillissement accéléré fortement dépendants des
programmes de retraite publics dits de répartition, ce contexte particulier devrait
soutenir la performance du marché financier, ce qui se traduira par l'enracinement
de la culture des actions, l'approfondissement des marchés financiers et une
demande accrue d'actifs financiers. Les pays les plus susceptibles d'en faire
l'expérience sont l'Allemagne, la France et l'Italie.
Pour finir, le rapport identifie des mutations, tant positives que négatives, sur le front de la demande de produits et services en conséquence du vieillissement ainsi que les répercussions de la pénurie de main-d'oeuvre sur une certaine catégorie de secteurs. En particulier, UBS aborde les effets du vieillissement de la population sur la santé, les biens de consommation cycliques et discrétionnaires, les technologies et la finance. Selon UBS, les retombées de l'évolution démographique sur les secteurs d'activité et les entreprises seront lourdes et requerront une bonne compréhension des principaux problèmes rencontrés par chaque secteur. Dans certains secteurs, tels que l'agroalimentaire et l'assemblage automobile, les centres de production se déplaceront très probablement vers les régions où la main d'oeuvre est moins onéreuse. Dans d'autres, tels que l'orthopédie et la banque, les produits et les services devront s'adapter pour répondre à la demande d'une base de clientèle vieillissante. De plus, de nouveaux secteurs, tels que la robotique et l'équipement médical à domicile, vont s'imposer pour palier la pénurie de main-d'oeuvre afin de répondre aux besoins de clients âgés.
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