Communiqués de presse


Hausse de la croissance du PIB à 2,3% selon UBS

Zurich / Bâle | | Media Releases Switzerland

Le net rétablissement depuis le second semestre 2005 aidant, l'économie suisse a atteint un rythme de croissance élevé. Sur la toile de fond d'une situation économique mondiale durablement favorable, les économistes d'UBS révisent de 2,0% à 2,3% leur prévision de croissance pour la Suisse.

Au dernier trimestre 2005, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,7% en comparaison annuelle, atteignant son meilleur rythme de croissance depuis le premier trimestre 2001. La bonne marche des affaires dans l'industrie, le regain de confiance des ménages et l'embellie progressive sur le marché du travail sont autant d'indicateurs d'une amélioration de la dynamique économique. Le secteur des exportations notamment profite des conditions favorables de l'économie mondiale et plus précisément de l'accélération de la conjoncture industrielle en Europe. Le rythme d'expansion élevé devrait se ralentir au second semestre, pour atteindre une croissance réelle de 2,3% en Suisse en moyenne annuelle selon les économistes d'UBS.

Les prévisions révisées concernent avant tout le commerce extérieur et l'activité d'investissement. Selon UBS, les exportations resteront un moteur de croissance important et la demande, notamment européenne, devrait s'avérer légèrement plus élevée que prévu. Le ralentissement attendu de la croissance américaine ne tardera pas à atteindre aussi l'Europe et la Suisse, mais elle ne se fera sentir qu'au cours de la seconde moitié de l'année. Les investissements en biens d'équipement devraient aussi reprendre un peu plus fortement que prévu, stimulés par l'amélioration de la situation des ventes et des bénéfices ainsi que d'une meilleure exploitation des capacités. Enfin, grâce à une activité de construction de logements toujours vivace, les investissements dans le bâtiment promettent également d'évoluer de manière assez forte, bien qu'avec un peu moins de dynamisme que durant les deux années précédentes.

La consommation privée se présente actuellement sous des auspices tout à fait favorables. En effet, le regain de confiance marqué des entreprises depuis un certain temps a fini par atteindre la consommation privée. La sécurité de l'emploi et les récentes négociations salariales positives en Suisse y ont assurément contribué. Les indicateurs du marché du travail dans notre pays indiquent tous que la situation devrait continuer de s'améliorer. Le taux de chômage pourrait ainsi baisser à 3,4% en 2006 et à 3,2% en 2007.

Les tensions inflationnistes restent faibles malgré une croissance plus soutenue. Le renchérissement annuel a certes culminé à 1,4% en février 2006, mais l'inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte des éléments volatils tels que les produits alimentaires, l'énergie et les carburants, continue d'évoluer à un très faible niveau d'à peine 0,5%. Après les mois d'hiver où la hausse vertigineuse des prix du pétrole a encore accéléré l'inflation, une certaine détente devrait intervenir de ce côté-là pendant le reste de l'année. Pour 2006, UBS table sur un taux d'inflation moyen de 0,8%, alors qu'en 2007, le renchérissement devrait à peine dépasser la barre de 1%.

Grâce à cette bonne conjoncture, la Banque nationale suisse (BNS) profitera encore de sa marge de manœuvre pour creuser l'écart entre le taux directeur et ses plus bas historiques. Compte tenu des analyses prévoyant une faible inflation, elle maintiendra cependant sans doute un cap modéré. Selon les prévisions d'UBS, un arrêt de marche devrait suivre le nouveau relèvement par la BNS de 25 points de base attendu pour juin. Les pronostics pour le taux monétaire à trois mois s'articulent ainsi autour de 1,6% pour fin 2006.

A l'extrémité longue, la hausse des taux d'intérêt devrait rester modérée en raison de la très faible inflation attendue. Pour les emprunts d'Etat à 10 ans, UBS ne prévoit qu'une faible élévation de rendement à 2,5% d'ici fin 2006, après quoi les taux évolueront sans doute latéralement à cause de la conjoncture internationale plus faible.

Renseignements

Dr. Daniel Kalt

Head Economic & Swiss Research

Tel. +41 44 234 25 60

Karin Schefer

Economic & Swiss Research

Tel. +41 44 234 43 94