Communiqués de presse


UBS met à jour la notation des multinationales en Suisse

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L'unité de recherche crédit de l'UBS Investment Bank publie une nouvelle étude examinant le profil financier des obligations émises par les principales sociétés suisses. Cette étude recouvre les plus grandes multinationales suisses ainsi que des sociétés de taille moyenne, opérant dans des secteurs aussi divers que l'industrie de base, la chimie, l'ingénierie, la pharmaceutique, l'immobilier, la grande distribution, l'alimentaire ou encore le secteur financier. Depuis le dernier rapport de novembre 2002, une seule société a vu sa notation de crédit revue à la hausse, reflétant une amélioration de sa solvabilité, tandis que six sociétés ont été rétrogradées. Dix neuf ratings ont été maintenus à leur niveau antérieur.

Les changements de notations au cours de 2003 reflètent une stabilisation de la solvabilité des entreprises, certes à des niveaux inférieurs. La distribution des ratings de la dette émise en CHF s'est une nouvelle fois dégradée par rapport à l'année précédente. Les mouvements les plus importants ont eu lieu dans les classes de ratings A+ à A et BBB à BBB-. Bien qu'affichant une baisse de 69% à 54% du total des émissions en cours au premier décembre 2003, la catégorie BBB est une nouvelle fois la plus représentée. Cette baisse en termes relatifs s'explique par les remboursements qui ont eu lieu au sein de cette catégorie ainsi que par le nombre relativement élevé de nouvelles émissions avec des ratings supérieurs.

Les entreprises suisses portent les stigmates d'états financiers convalescents et ceux d'une amélioration progressive de leurs performances opérationnelles. Cependant, l'amorce de cette dynamique tient pour l'essentiel aux efforts de restructuration et de réduction des coûts plutôt qu'à une reprise marquée de la demande. Sur le plan comptable, ce sont surtout les produits de cessions d'actifs et non l'amélioration des cash-flows, qui ont permis de réduire l'emprunt et de contribuer à la réduction des ratios d'endettement. Dans ce contexte, selon les auteurs, le maintien de la rentabilité l'a emporté cette année sur les objectifs de croissance.

Dans un contexte dominé en début d'année par de fragiles paramètres financiers et une forte aversion aux risques, la plupart des sociétés ont du revenir à des stratégies défensives. Celles-ci ont prioritairement visé une flexibilité financière accrue au travers du renouvellement de lignes de crédit à court terme, de l'exploitation des taux de financement attrayants, en explorant de nouvelles possibilités de financement.

Les entreprises bénéficiant de liquidités excédentaires les ont en général utilisées pour rembourser leurs dettes ou, en l'absence d'alternatives crédibles, de racheter leurs propres actions permettant ainsi d'accroître le rendement de leurs titres. Les entreprises les moins biens notées ont profité du retour de la stabilité du marché pour mettre en oeuvre des mesures de restructuration indispensables, telles que la cession d'actifs périphériques, l'émission de nouveaux titres ou d'emprunts convertibles, ce qui était jusqu'alors pratiquement impossible.

L'année qui s'achève a été marquée par un retour des investisseurs sur le marché des obligations d'entreprise, soutenant une forte contraction des spreads de credit. Les investisseurs contraints de vendre au cours du premier trimestre ont cédé leur place au second semestre à une catégorie d'acheteurs en quête de rendements plus élevés. Ce retour en force de la demande de crédits a été tel que la valorisation de nombreuses obligations aurait potentiellement dépassé la qualité intrinsèque des entreprises auxquels ils se rapportent. Les auteurs de l'étude n'excluent donc pas la possibilité d'un élargissement des spreads dans le court terme si les restructurations annoncées ne se matérialisent pas ou si les sociétés s'endettaient à nouveau.

L'étude détaillée (en anglais uniquement) «Swiss multinationals: the mechanics of a recovery» peut être commandée par e-mail: sh-gpr@ubs.com.

Zurich/Bâle, le 4 décembre 2003
UBS