UBS News Alert


UBS dégage un résultat net de 296 millions de CHF au troisième trimestre

Zurich / Bâle | | Quarterly Results

Troisième trimestre 2008

  • Résultat net du Groupe attribuable aux actionnaires d'UBS de 296 millions de CHF au troisième trimestre, chiffre conforme à l'annonce préalable du 16 octobre

  • Les éléments affectant les résultats du troisième trimestre comprennent un gain résultant de l'évaluation des propres crédits de 2207 millions de CHF et un crédit d'impôts de 913 millions de CHF

  • Sorties nettes d'argent frais de 45,8 milliards de CHF hors des deux unités de gestion de fortune; sorties de fonds nettes supplémentaires de 3,5 milliards de CHF pour Business Banking Switzerland et de 34,4 milliards de CHF pour Global Asset Management

Positions à risque

  • Ces résultats ont été affectés par des pertes réalisées et non réalisées de 4,4 milliards d'USD sur des positions à risque héritées du passé et composées essentiellement de titres en rapport avec l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis et d'autres positions de crédit

  • out au long du trimestre, UBS a continué de réduire ses positions à risque, pour l'essentiel par le biais de ventes et, dans une moindre mesure, des dépréciations d'actifs. Les expositions au marché immobilier résidentiel américain ont été réduites de près de 50% en fin de trimestre

  • La transaction avec la Banque nationale suisse (BNS) annoncée le 16 octobre 2008 entraînera une diminution considérable des positions à risque d'UBS

Transaction avec la Banque nationale suisse

  • Comme annoncé le 16 octobre dernier, la BNS et UBS ont conclu un accord aux termes duquel UBS cèdera à une entité distincte jusqu'à 60 milliards d'USD de titres actuellement non liquides et d'autres actifs figurant au bilan d'UBS

  • UBS tient à protéger ses actionnaires au maximum d'autres répercussions de la crise et à procurer à ses clients la possibilité de renouveler leur confiance dans la banque

  • Cette transaction permet à UBS de limiter les futures pertes éventuelles sur ces actifs, de diminuer le niveau des actifs pondérés du risque, de réduire considérablement son bilan ainsi que la composante risque de celui-ci et de ne plus être exposée au risque de financement de ces actifs

  • UBS entend transférer l'essentiel des actifs dans le fonds au cours du quatrième trimestre 2008 et du premier trimestre 2009

Capital et bilan

  • Le ratio de capital d'UBS demeure solide avec un ratio de fonds propres de catégorie 1 de 10,8% et un ratio total d'adéquation des fonds propres de 14,9%

  • Le bilan a été réduit de 4% en un trimestre, avec des diminutions importantes des positions à risque qui ont été partiellement neutralisées par une augmentation des valeurs de remplacement positives et le raffermissement du dollar par rapport au franc suisse au cours du trimestre

  • Sur un trimestre, le total des actifs pondérés du risque selon Bâle II a augmenté de 2%, à 332,5 milliards de CHF. La réduction des positions à risque a été neutralisée par l'incidence de la volatilité des marchés et le raffermissement du dollar par rapport au franc suisse au cours du trimestre

  • Comme annoncé le 16 octobre, UBS a l'intention de lever 6 milliards de CHF d'argent frais sous forme d'obligations à conversion obligatoire en actions (MCN), qui seront entièrement placées auprès de la Confédération. Cette opération sera soumise au vote des actionnaires d'UBS lors de l'Assemblée générale extraordinaire (AGE) du 27 novembre prochain. Après approbation par l'AGE, les MCN seront considérées comme fonds de catégorie 1 selon les normes de la BRI

  • Avec la réduction des actifs pondérés du risque, on estime que l'impact de la transaction avec la BNS et l'émission de MCN devrait aboutir à un ratio BRI de catégorie 1 pro forma de 11,9% au 30 septembre 2008

Liquidité et financement

  • Les marchés des financements internationaux ont traversé une période extrêmement difficile, notamment en fin de trimestre. Etant donné ce contexte, les mesures prises afin de sauvegarder la liquidité d'UBS se sont révélés d'une importance croissante

  • UBS a profité de la diversité de ses sources de financement et d'un portefeuille substantiel d'actifs de qualité, dégagés de toute charge, dans cette période d'effondrement des marchés sans précédent

Réduction des coûts

  • Les charges d'exploitation totales ont diminué de 26%, à 6036 millions de CHF, par rapport au trimestre précédent qui comprenait une provision de 919 millions de CHF en rapport avec des auction rate securities

  • Les charges de personnel ont reculé de 13% sur un trimestre en raison de la diminution des provisions pour le versement de primes de résultat

  • Effectif ramené à 79 565 personnes au 30 septembre 2008, en recul de 1887 personnes par rapport au 30 juin 2008

Plan de réaménagement du risque

  • UBS continue de progresser dans la mise en œuvre de son «Risk renewal plan» (Plan de réaménagement du risque) qui est soutenu et supervisé par la Commission fédérale des banques (CFB)

  • Le plan aboutira à un système solide de maîtrise du risque et des progrès sensibles devraient avoir été réalisés d'ici fin 2009, certains éléments ne devant l'être qu'en 2010

Perspectives

  • UBS s'attend à ce que la situation prévalant au début du quatrième trimestre continuera d'affecter les actifs des clients et, par conséquent, sa capacité à dégager des commissions

  • Les charges d'exploitation continueront à être réduites dans la mesure du possible

  • Les résultats du quatrième se ressentiront d'une éventuelle contre-passation du gain résultant de l'évaluation de des propres crédits et d'une perte sur le capital du fonds devant être contrôlé par la BNS

UBS a enregistré au troisième trimestre 2008 un résultat net consolidé revenant à ses actionnaires de 296 millions de CHF.

Le troisième trimestre est demeuré difficile avec l'élargissement et l'intensification de la crise du crédit:

  • les marchés financiers internationaux ont été soumis à des tensions extrêmes avec la propagation à l'ensemble de l'économie et au secteur financier international des problèmes liés au marché immobilier résidentiel américain.

  • Les craintes d'une récession mondiale ont augmenté et ont été exacerbées par de nouveaux replis des marchés du crédit et du logement aux Etats-Unis et en Europe, ce qui a intensifié les craintes quant à la solvabilité de certains établissements financiers.

  • les marchés boursiers ont fait montre d'une volatilité extrême et ont été fortement orientés à la baisse au cours du trimestre en raison de la réduction des effets de levier (deleveraging) par les investisseurs et de leur forte aversion au risque.

Les activités de gestion de fortune et de gestion d'actifs ainsi que Business Banking Switzerland ont enregistré un recul de leur résultat avant impôts hors éléments exceptionnels par rapport au trimestre précédent. Les sorties nettes de capitaux, qui étaient les plus marquées en septembre, sont dues à un certain nombre de facteurs: le fait que les clients cherchent à répartir leur patrimoine entre divers établissements financiers et la tendance générale de ceux-ci à réduire les effets de levier (deleveraging), la performance décevante de certains fonds gérés dans des périodes antérieures par Global Asset Management et les incertitudes de certains clients quant à l'assise financière d'UBS. Les actifs sous gestion ont reculé de 4%, l'impact négatif de l'évolution des marchés financiers et des sorties nettes d'argent frais n'ayant été que partiellement neutralisé par des effets de change positifs. Alors que la situation était très difficile au début du mois d'octobre, des signes encourageants concernant l'afflux d'argent frais ont pu être observés suite à l'annonce de la transaction avec la BNS le 16 octobre 2008.

Chez Investment Bank, les revenus tirés des activités de conseil et du marché de capitaux ont sensiblement diminué suite à la contraction des revenus provenant des marchés de capitaux en raison de la baisse des volumes dans toutes les régions. Les résultats des ventes et du négoce ont été affectés par des pertes et des dépréciations sur des positions à risque héritées du passé. Les revenus tirés des actions se sont repliés malgré une forte performance de l'activité sur dérivés. Le segment Revenu fixe, changes et matières premières est resté négatif en raison de pertes et de dépréciations sur des positions à risque héritées du passé; elles ont cependant été moins importantes que le trimestre précédent. Le change et les marchés monétaires ont réalisé un trimestre record.

Au niveau de la société, les charges d'exploitation se sont montées à 6036 millions de CHF, en recul de 26%. Les charges de personnel ont diminué de 13% pour passer à 3997 millions de CHF, reflétant pour l'essentiel une diminution des provisions pour le versement de primes de résultat. S'élevant à 1702 millions de CHF, les autres charges d'exploitation se sont allégées de 1129 millions de CHF en raison notamment de la provision de 919 millions de CHF constituée au deuxième trimestre 2008 en rapport avec les auction rate securities. Au troisième trimestre, il n'a pas été enregistré de charge pour perte de valeur du goodwill. Une telle charge se montant à 341 millions de CHF a été enregistrée au deuxième trimestre en rapport avec l'abandon par Investment Bank des activités sur les municipal securities.

Le résultat du trimestre comprenait un gain de 2207 millions de CHF provenant de l'évaluation de propres crédits, enregistré au titre du résultat des opérations de négoce. UBS a aussi enregistré au troisième trimestre un crédit d'impôt net de 913 millions de CHF, en raison notamment d'une incidence nette de 930 millions de CHF net au titre d'un impôt différé actif net en hausse sur des pertes fiscales disponibles intervenues au cours du trimestre.
Diminution de l'exposition au risque

Ces résultats ont été affectés par des pertes réalisées et non réalisées de 4,4 milliards d'USD sur des positions à risque héritées du passé, essentiellement des titres en rapport avec l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis et d'autres positions de crédit.

UBS a continué de réduire ses expositions à des concentrations de risques majeures. Ses expositions au marché immobilier résidentiel américain ont été réduites de près de 50% en fin de trimestre. UBS y est parvenu pour l'essentiel par le bais de ventes et, dans une moindre mesure, de nouvelles dépréciations d'actifs. Les positions de financement par effet de levier et l'immobilier commercial ont été réduits par le biais de cessions et de dépréciations et il a été procédé à de nouveaux ajustements des évaluations de crédit sur des protections achetées à des assureurs monolignes (rehausseurs de crédit).

Transaction avec la Banque nationale suisse

Comme il a été annoncé le 16 octobre dernier, la Banque nationale suisse (BNS) et UBS ont conclu un accord aux termes duquel UBS cèdera jusqu'à 60 milliards d'USD de titres actuellement non liquides et d'autres actifs figurant au bilan d'UBS à une entité de cantonnement distincte. Cette transaction permet à UBS de limiter ses futures pertes éventuelles sur ces actifs, de diminuer le niveau des actifs pondérés du risque, de réduire considérablement son bilan ainsi que la composante risque de celui-ci et de ne plus être exposée au risque de financement des actifs à transférer.

Les actifs destinés à être transférés dans le fonds se montent à quelque 31 milliards d'USD (évaluation au 30.9.2008). Il s'agit pour l'essentiel de cash securities dont il a déjà été fait état en tant que positions à risque concernant des titres en rapport avec le marché immobilier américain, des auction rate securities liées à des prêts aux étudiants et d'autres titres adossés à des prêts aux étudiants ainsi que des actifs provenant du US reference-linked note program (RLN). Au terme de cette transaction, l'exposition nette d'UBS à ces catégories de risque sera quasiment nulle (contre 44 milliards d'USD au 30.6.2008 et 32 milliards d'USD au 30.9.2008), les positions longues résiduelles détenues par UBS dans ces catégories d'actifs étant couvertes par des positions courtes existantes, y compris la protection du risque de crédit dans le cadre des programmes de RLN. UBS continuera de réduire ces positions résiduelles.

UBS entend transférer l'essentiel des actifs dans le fonds au cours du quatrième trimestre 2008 et du premier trimestre 2009. L'impact de la transaction et des mesures liées au capital figurera distinctement de la performance opérationnelle dans les résultats du quatrième trimestre 2008.

Fonds propres et bilan

Le ratio de capital d'UBS demeure solide avec un ratio de fonds propres de catégorie 1 de 10,8% et un ratio total d'adéquation des fonds propres de 14,9%.

Le bilan d'UBS a été réduit de 4% en un trimestre, avec des diminutions importantes des positions à risque qui ont été partiellement neutralisées par une augmentation des valeurs de remplacement positives et le raffermissement du dollar par rapport au franc suisse au cours du trimestre.

Sur un trimestre, le total des actifs pondérés du risque selon Bâle II a augmenté de 2%, à 332,5 milliards de CHF. La réduction des positions à risque a été partiellement neutralisée par l'incidence de la volatilité des marchés et le raffermissement du dollar par rapport au franc suisse au cours du trimestre.

Comme il a été annoncé le 16 octobre dernier, UBS a l'intention de lever 6 milliards de CHF d'argent frais sous forme d'obligations à conversion obligatoire en actions (MCN), qui seront entièrement placées auprès de la Confédération. Cette opération sera soumise au vote des actionnaires d'UBS lors de l'Assemblée générale extraordinaire (AGE) du 27 novembre prochain. Après approbation par l'AGE, les MCN seront considérées comme fonds de catégorie 1 selon les normes de la BRI.

Avec la réduction des actifs pondérés du risque, on estime que l'impact de la transaction avec la BNS et l'émission de MCN devrait aboutir à un ratio BRI de catégorie 1 pro forma de 11,9% au 30 septembre 2008.

Liquidité et financement

Depuis l'éclatement de la crise financière, UBS a pris de manière proactive un certain nombre de mesures visant à sauvegarder sa liquidité. Combinées avec la large diversité des sources de financement d'UBS, de ses procédures en cas d'urgence et de son envergure mondiale, ces mesures supplémentaires se sont révélées extrêmement utiles en vue de maintenir un profil actif/passif équilibré en dépit de cette période d'effondrement des marchés sans précédent. UBS a pu notamment profiter de son important portefeuille multidevises d'actifs à court terme de qualité dégagé de toute charge.

A la fin du troisième trimestre 2008, le profil de financement d'UBS était largement comparable à celui du trimestre précédent et de la fin 2007 en termes de diversification des monnaies comme des types de produits. Environ 18% du financement continue d'être levé sur une base garantie et le financement sans garantie reste bien diversifié. Au troisième trimestre, UBS a levé de nouveaux capitaux à long terme en émettant près de 19,7 milliards de CHF d'obligation et de «notes» structurées à long terme.

Réduction des coûts

Au niveau de la société, les charges d'exploitation totales se sont montées à 6036 millions de CHF, en recul de 26% par rapport au deuxième trimestre, en raison d'une diminution des provisions pour le versement de primes de résultat.

Les charges de personnel ont diminué de 13% pour passer à 3997 millions de CHF, reflétant pour l'essentiel une diminution des provisions pour le versement de primes de résultat. Les autres charges d'exploitation ont reculé de 40% par rapport au trimestre précédent qui incluait une provision de 919 millions de CHF en rapport avec les auction rate securities. La réduction au troisième trimestre 2008, qui était de 11% en excluant cette provision, s'explique par des diminutions de coûts dans la plupart des catégories en rapport avec le programme en cours d'UBS visant à tailler dans les coûts.

L'effectif d'UBS était de 79 565 personnes au 30 septembre 2008, en recul de 1887 personnes sur un trimestre, dont 574 suppressions de postes au sein d'Investment Bank.

Plan de réaménagement du risque

UBS continue de progresser dans la mise en œuvre de son «Risk renewal plan» (Plan de réaménagement du risque) qui est soutenu et supervisé par la Commission fédérale des banques (CFB).

Ce plan a été mis en œuvre dans le but de réviser l'approche d'UBS en matière de gestion du risque, de stratégie et de planification, les processus utilisés pour évaluer et estimer le risque des positions, l'intégrité des données sous-jacentes de ces positions, ainsi que l'architecture de système sur laquelle reposent tous ces processus. Le plan aboutira à un système solide de maîtrise du risque qui se consacrera entièrement aux faiblesses apparues en 2007. Des progrès sensibles devraient avoir été réalisés d'ici fin 2009, certains éléments ne devant l'être qu'en 2010.

Perspectives

UBS s'attend à ce que la situation prévalant au début du quatrième trimestre continue d'affecter les actifs des clients et, par conséquent, sa capacité à dégager des commissions. Les charges d'exploitation continueront à être réduites dans la mesure du possible.

Les résultats d'UBS au quatrième trimestre 2008 comprendront deux incidences importantes sur les comptes. Depuis l'annonce de la transaction avec la BNS, l'écart de taux sur la dette émise par UBS s'est contracté. Si cette tendance persiste, une partie, voire la majeure partie des 4,8 milliards de CHF du gain résultant de l'évaluation des propres crédits sera de nouveau liquidée. De plus, les titres contenus dans le fonds contrôlé par la BNS feront l'objet d'une perte comptable, laquelle sera en partie neutralisée par la prise en compte de la valeur de l'option d'UBS lui permettant de racheter ces titres ultérieurement. Une éventuelle absence de gain résultant de l'évaluation des propres crédits n'affecterait pas le ratio BRI de catégorie 1 et le ratio total d'UBS. Le transfert d'actifs dans le fonds de la BNS et la perte enregistrée sur la cession de ces titres fera baisser les actifs d'UBS pondérés du risque et le «tier 1 capital balance». Après l'émission prévue des MCN en faveur de la Confédération, le «tier 1 capital balance» sera légèrement supérieure à sa valeur d'avant la transaction et le ratio BRI de catégorie 1 devrait s'améliorer.

Résultats par rapport aux objectifs
UBS concentre ses efforts sur quatre indicateurs de performance clés: le rendement annualisé des fonds propres, le résultat dilué par action, le ratio charges/produit et l'afflux net d'argent frais. Ils visent à mesurer le caractère régulier des résultats adéquats dégagés pour ses actionnaires et sont calculés sur la base des résultats des activités poursuivies.

  • Le rendement annualisé des fonds propres des activités poursuivies d'UBS s'est inscrit en recul de 44,4% au cours des neuf premiers mois de 2008 contre une progression de 19,0% à la même période de 2007 en raison d'un impact négatif substantiel d'Investment Bank provenant de pertes sur des expositions en rapport avec le marché hypothécaire américain et d'autres positions de crédit.

  • Le résultat dilué par action provenant des activités poursuivies s'est établi à 0,09 CHF au troisième trimestre 2008 contre négatif de 0,17 CHF au deuxième trimestre 2008. Ce changement est dû pour l'essentiel à une diminution des pertes chez Investment Bank. Le calcul du BPA se fonde sur l'hypothèse de l'émission des actions consécutive à la conversion des MCN émises le 5 mars dernier.

  • Le ratio charges/produit s'est établi à 102,1% au troisième trimestre contre 200,7% au trimestre précédent. Les facteurs ci-dessus ont pesé sur les revenus du troisième trimestre. Les charges d'exploitation totales ont diminué de 26% sur un trimestre en raison notamment de provisions moindres pour le versement de primes de résultat et de la provision de 919 millions de CHF constituée au deuxième trimestre en rapport avec les auction rate securities.

  • On a observé au troisième trimestre 2008 des sorties nettes d'argent frais de 83,6 milliards de CHF contre 43,8 milliards de CHF au trimestre précédent. A la fin du troisième trimestre, le total des actifs sous gestion atteignait 2640 milliards de CHF dont 1932 milliards de CHF revenaient à Global Wealth Management & Business Banking et 708 milliards de CHF à Global Asset Management.

  • Global Wealth Management & Business Banking a enregistré au total pour 49,3 milliards de CHF de sorties nettes d'argent frais. Wealth Management International & Switzerland a enregistré des sorties nettes d'argent frais de 36,0 milliards de CHF, Wealth Management US de 9,8 milliards de CHF et Business Banking Switzerland de 3,5 milliards de CHF.

  • Global Asset Management a enregistré au total pour 34,4 milliards de CHF de sorties nettes d'argent frais. L'unité clients institutionnels a enregistré quant à elle un reflux de capitaux de 21,0 milliards de CHF. Si l'on exclut les flux en rapport avec les placements monétaires, les reflux nets de capitaux sont passés de 8,1 milliards à 16,1 milliards de CHF en un trimestre. Des sorties nettes de capitaux ont été aussi observées hors des mandats actions, revenu fixe, multi-actifs, alternatifs et quantitatifs ainsi qu'immobiliers tandis que le secteur de l'infrastructure enregistrait des entrées nettes. L'unité Wholesale intermediary a enregistré quant à elle un reflux net de capitaux de 13,4 milliards de CHF. Si l'on exclut les flux en rapport avec les placements monétaires, les reflux nets de capitaux sont revenus de 16,0 milliards à 13,1 milliards de CHF. Au cours du troisième trimestre, des sorties nettes de capitaux ont été observées hors des placements multi-actifs, actions, revenu fixe ainsi qu'alternatifs et quantitatifs tandis qu'on enregistrait des afflux de capitaux vers les fonds immobiliers.

Résultats UBS - 3T 2008 par rapport au 2T 2008

Global Wealth Management & Business Banking
Global Wealth Management & Business Banking a dégagé un résultat avant impôts de 1861 millions de CHF au troisième trimestre 2008, en progression de 66% sur le trimestre précédent. Le deuxième trimestre 2008 incluait une provision de 919 millions de CHF en rapport avec les auction rate securities.

Wealth Management International & Switzerland a affiché au troisième trimestre 2008 un résultat avant impôts de 1110 millions de CHF, en baisse de 12%. Le produit d'exploitation total a diminué de 9% pour s'établir à 2609 millions de CHF. La baisse de la valeur moyenne des actifs a entraîné un recul de 6% des revenus réguliers à 2023 millions de CHF. En outre, le tassement des activités de la clientèle, qui a induit un reflux des commissions de vente, s'est traduit par une baisse de 13%, à 610 millions de CHF, des revenus exceptionnels. Les correctifs de valeur pour risques de crédit ont sensiblement augmenté, passant de 2 millions de CHF à 25 millions de CHF, en raison de provisions dues à la dépréciation de la qualité des instruments servant de garantie. Les charges d'exploitation se sont allégées de 6%, à 1499 millions de CHF, suite aux provisions moindres pour le versement de primes de résultat.

Wealth Management US a enregistré un bénéfice avant impôts de 203 millions de CHF, contre une perte avant impôts de 741 millions de CHF au trimestre précédent. Le deuxième trimestre 2008 incluait une provision de 919 millions de CHF en rapport avec les auction rate securities. Sans ces provisions au deuxième trimestre, le résultat avant impôts aurait progressé de 14%. Le produit d'exploitation total a diminué de 1% pour s'établir à 1469 millions de CHF. Exprimé en USD, il a reculé de 5%, suite à la baisse de 14% des revenus exceptionnels due au fléchissement des transactions et donc à une contraction des commissions, baisse qui n'a été que partiellement contrebalancée par une progression de 2% des revenus réguliers. Les charges d'exploitation totales se sont allégées de 43%, à 1267 millions de CHF. Cet allégement est essentiellement dû à la provision en rapport avec les auction rate securities de 919 millions de CHF au deuxième trimestre 2008. Sans cette provision, les charges d'exploitation auraient diminué de 2% suite à la réduction des charges de personnel ainsi que des charges autres que de personnel. Les charges de personnel se sont allégées de 3% pour s'inscrire à 981 millions de CHF. Sans l'incidence du taux de change, les charges de personnel auraient diminué de 7% en raison essentiellement d'indemnités de départ moindres et d'une réduction des coûts salariaux due à la contraction des effectifs des conseillers non financiers.

Business Banking Switzerland a enregistré un résultat avant impôts de 548 millions de CHF, en baisse de 8%. Le produit d'exploitation total a reculé de 3%, à 1186 millions de CHF, suite à la baisse tant du produit des intérêts que des revenus hors intérêts.

Global Asset Management
Global Asset Management a dégagé un résultat avant impôts en hausse de 18%, à 415 millions de CHF, au troisième trimestre 2008. Si l'on exclut le gain tiré de la cession d'une participation minoritaire dans Adams Street Partners, il a diminué de 105 millions de CHF.

Le produit d'exploitation total a augmenté de 2% pour s'inscrire à 827 millions de CHF. Les revenus générés par les opérations avec les institutionnels sont passés de 472 millions de CHF à 525 millions de CHF et comprennent le gain de 168 millions de CHF tiré de la cession d'une participation minoritaire dans Adams Street Partners. Hors cet effet, les revenus générés par les opérations avec les institutionnels ont diminué à 357 millions de CHF suite au recul des commissions de performance (tirées des placements alternatifs et quantitatifs et des activités de gestion d'actifs au Brésil), de celles de gestion (baisse de la valeur moyenne des actifs investis) et à des moins-values. Les revenus du Wholesale Intermediary ont diminué, passant de 336 millions de CHF à 302 millions de CHF, du fait que les commissions de gestion ont pâti de la baisse de la valeur moyenne des actifs investis.

Les charges d'exploitation totales se sont allégées de 9%, à 413 millions de CHF. Les charges de personnel ont diminué de 11% pour s'établir à 258 millions de CHF, suite à la réduction des coûts des indemnités de départ et des provisions pour le versement de primes de résultat.

Investment Bank
Le résultat avant impôts s'est inscrit sur une perte de 2748 millions de CHF au troisième trimestre 2008, contre une perte avant impôts de 5233 millions de CHF au trimestre précédent. Les dépréciations sur les positions à risque ont plus que compensé le gain tiré de l'évaluation de propres crédits de 2207 millions de CHF et les mesures de compression des coûts en rapport avec le repositionnement de la division.

Le produit d'exploitation total a été négatif de 750 millions de CHF, contre une valeur négative de 2302 millions de CHF auparavant.

Dans l'Investment banking, les revenus ont diminué de 22%, passant de 1008 millions de CHF à 786 millions de CHF. Ce recul est essentiellement dû à une baisse de 41% des revenus tirés des marchés des capitaux suite à la contraction des volumes dans toutes les régions. Les revenus sur les marchés d'émission d'actions ont reculé de 55% et ceux tirés des marchés Revenu fixe, change et matières premières ont fléchi de 22%. Ces baisses n'ont été que partiellement contrebalancées par une progression de 3%, à 448 millions de CHF, des revenus tirés des activités de conseil. Les autres commissions et les produits de gestion du risque se sont inscrits en recul de 102 millions de CHF, contre une valeur négative de 179 millions de CHF auparavant.

Les revenus des activités de vente et de négoce ont reculé pour s'inscrire en recul de 3426 millions de CHF, contre une valeur négative de 3178 millions de CHF auparavant. Ce résultat est dû à des résultats négatifs de 4563 millions de CHF dans l'activité Revenu fixe, changes et matières premières (FICC), qui n'ont été qu'en partie contrebalancés par une contribution positive de 1136 millions de CHF du segment Actions.

Le produit tiré des actions a baissé de 26% à 1136 millions de CHF. La baisse des revenus du cash-equity est attribuable à l'effet saisonnier en août, à une réduction des commissions et à l'alourdissement des coûts de facilitation pour la clientèle. Les revenus des dérivés se sont accrus suite à la forte performance dans toutes les régions, notamment en Asie-Pacifique et aux Etats-Unis. En revanche, ceux des produits liés aux actions ont été négatifs suite à un fléchissement dans toutes les régions d'un trimestre à l'autre. Les revenus du prime brokerage ont diminué par rapport au deuxième trimestre, période traditionnellement vigoureuse. Les revenus des dérivés négociés en Bourse ont augmenté dans toutes les catégories d'actifs. Ceux des opérations pour compte propre ont été négatifs dans toutes les régions. Investment Bank recentre ses activités de négoce pour compte propre en tant que partie intégrante de sa méthode plus rigoureuse d'allocation du capital.

Les revenus du segment FICC ont été négatifs de 4563 millions de CHF, contre une valeur négative de 4720 millions de CHF auparavant. Les pertes et dépréciations sur les positions à risque ont diminué d'un trimestre à l'autre. Les plus fortes pertes ont été enregistrées sur des positions en rapport avec le marché de l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis, tandis qu'il a été procédé à de nouveaux ajustements des évaluations de crédit sur des protections achetées à des assureurs monolignes (rehausseurs de crédit). UBS a déprécié ses positions dans certains engagements financiers à effet de levier et des titres adossés à des prêts aux étudiants aux Etats-Unis. Des pertes ont aussi été enregistrées dans le programme de crédit structuré «US reference-linked note program». Au troisième trimestre 2008, UBS a encore réduit son exposition au marché de l'immobilier résidentiel aux Etats-Unis et à d'autres positions à risque.

Les pertes susmentionnées ont été en partie contrebalancées par des revenus dans d'autres domaines. Le change et les marchés monétaires ont enregistré un trimestre record du fait que les activités clés ont bénéficié d'un solide flux de clientèle et de stratégies de négoce performantes en période d'extrême volatilité du marché. Les revenus globaux des crédits ont fléchi d'un trimestre à l'autre du fait que les stratégies de crédit pour compte propre ont sous-performé vu la volatilité des marchés et le manque de liquidité de ceux du cash. Les revenus de taux ont diminué malgré une performance vigoureuse en Europe. Les produits structurés ont affiché de solides revenus, mais inférieurs à ceux du deuxième trimestre record. Les revenus des marchés émergents ont reculé dans toutes les régions, sauf en Amérique latine. Les métaux précieux ont enregistré un trimestre très vigoureux dû à un flux de clients désireux d'investir dans l'or.

Les charges d'exploitation totales ont diminué de 32%, passant de 2931 millions de CHF à 1998 millions de CHF. Les charges de personnel se sont allégées de 29%, à 1061 millions de CHF, suite aux provisions moindres pour le versement de primes de résultat. Les charges salariales ont aussi diminué suite à la réduction des effectifs (moins 574 en équivalent plein temps) durant le trimestre. Les autres charges d'exploitation ont reculé de 18%, à 640 millions de CHF, les postes provisions, charges administratives et frais professionnels affichant les réductions les plus sensibles.

Cautionary Statement Regarding Forward-Looking Statements

This release contains statements that constitute "forward-looking statements", including but not limited to statements relating to the anticipated effect of transactions described herein, risks arising from the current market crisis and other risks specific to UBS's business, strategic initiatives, future business development and economic performance. While these forward-looking statements represent UBS's judgments and expectations concerning the development of its business, a number of risks, uncertainties and other important factors could cause actual developments and results to differ materially from UBS's expectations. These factors include, but are not limited to: (1) the extent and nature of future developments in the United States mortgage market and in other market segments that have been or may be affected by the current market crisis and their affect on the remaining net and gross exposures to be held by UBS following the transactions described herein, (2) developments affecting the availability of capital and funding to UBS and other financial institutions, including any changes in UBS's credit spreads and ratings; (3) other market and macroeconomic developments, including movements in local and international securities markets, credit spreads, currency exchange rates and interest rates; (4) changes in internal risk control and limitations in the effectiveness of UBS's internal processes for risk management, risk control, measurement and modeling, and of financial models generally; (5) the possible consequences of ongoing governmental investigations of certain of UBS's past business activities; (6) the degree to which UBS is successful in implementing its remediation plans and strategic and organizational changes, and whether those plans and changes will have the effects anticipated; (7) changes in the financial position or creditworthiness of UBS's customers, obligors and counterparties, and developments in the markets in which they operate; (8) management changes and changes to the structure of UBS's divisions; (9) the occurrence of operational failures, such as fraud, unauthorized trading and systems failures; (10) legislative, governmental and regulatory developments, including the possible imposition of new or more stringent capital requirements and of direct or indirect regulatory constraints on UBS's activities; (11) changes in accounting standards or policies, and accounting determinations affecting the recognition of gain or loss, the valuation of goodwill and other assets or other matters; (12) changes and the effect competitive pressures; (13) technological developments; and (14) the impact of all such future developments on positions held by UBS, on its short-term and longer-term earnings, on the cost and availability of funding and on UBS's capital ratios. In addition, these results could depend on other factors that we have previously indicated could adversely affect our business and financial performance which are contained in our past and future filings and reports, including those filed with the SEC. More detailed information about those factors is set forth in documents furnished by UBS and filings made by UBS with the SEC, including UBS's Annual Report on Form 20-F for the year ended 31 December 2007. UBS is not under any obligation to (and expressly disclaims any obligation to) update or alter its forward-looking statements, whether as a result of new information, future events, or otherwise.

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