UBS News Alert


Résultat d'UBS pour l'exercice 2000.

| Quarterly Results

UBS a réalisé un résultat record pour l'exercice 2000 et enregistré un bénéfice net de 7792 millions de CHF, déduction faite des impôts et des parts des intérêts minoritaires. Après prise en compte des facteurs financiers exceptionnels, le bénéfice net atteint 8132 millions de CHF, ce qui correspond à une progression de 74% d'une année à l'autre. Avant goodwill, le bénéfice par action s'élève à 21,83 CHF et le rendement des fonds propres à 24,3%. Les actifs gérés dans le Groupe ont augmenté de 725 milliards de CHF pour totaliser 2469 milliards de CHF à la suite de la reprise de PaineWebber.

UBS a réalisé un résultat record pour l'exercice 2000 et enregistré un bénéfice net de 7792 millions de CHF après impôts et parts des intérêts minoritaires. Compte tenu des facteurs financiers exceptionnels, le bénéfice net s'établit à 8132 millions de CHF. Ce résultat témoigne de la performance, de l'excellent positionnement du Groupe et de la très bonne qualité des revenus dans un contexte de conditions du marché inégales. Malgré une année peu propice aux Bourses, la valeur de l'action UBS a progressé de 23%.

Avant goodwill et corrigé des ventes de participations, des provisions uniques et des coûts de restructuration, le rendement des capitaux propres s'est accru de 18,2% (fin 1999) à 24,3% et dépasse ainsi nettement l'objectif de 15 à 20% fixé par le Groupe. Sur la même base, le bénéfice par action a augmenté de 12,37 CHF à 21,83 CHF (+76%). Le ratio charges/produit a régressé de 73,3% en 1999 à 69,2%. Malgré la faiblesse des Bourses et le fléchissement du dollar vers la fin de l'année, les actifs gérés dans le Groupe ont augmenté de


Résultats du quatrième trimestre

Au quatrième trimestre, UBS a enregistré un bénéfice net après impôts de 1449 millions de CHF (1634 millions de CHF après prise en compte des facteurs financiers exceptionnels). Il est de 54% plus élevé qu'au quatrième trimestre 1999 et de 21% inférieur par rapport au trimestre précédent. Si l'on exclut les conséquences de l'intégration de PaineWebber, le résultat s'inscrit en baisse de 8% sur le troisième trimestre 2000, ce qui, compte tenu de l'environnement défavorable des marchés et des influences saisonnières, constitue une excellente performance.

UBS Suisse a également enregistré un solide résultat dans les affaires Clientèle privée et Entreprises et le Private Banking a aussi continué de très bien évoluer (progression de 22% par rapport au quatrième trimestre 1999). UBS Asset Management a été en mesure, grâce essentiellement à son approche axée sur la valeur, de réaliser une très bonne performance de placement. Au quatrième trimestre également, UBS Warburg a plus que doublé son bénéfice avant impôts dans les opérations sur titres et l'Investment Banking par rapport à la période de comparaison et a enregistré d'excellents résultats, notamment dans le Corporate Finance.


Chiffres clés du Groupe UBS


Initiatives stratégiques


Intégration de PaineWebber: L'intégration de PaineWebber s'est faite sans difficultés et s'est achevée par un succès complet. UBS concentre désormais ses efforts à mobiliser efficacement les atouts de PaineWebber dans tous ses domaines d'affaires.

Stratégie européenne de gestion de fortune: La reprise de PaineWebber entraînera une mutation décisive d'UBS et pas uniquement aux Etats-Unis. Toutes les opérations avec la clientèle privée seront influencées par le partenariat. L'intégration étant maintenant achevée Outre-atlantique, UBS s'emploie désormais à recourir aux atouts apportés par PaineWebber pour développer la gestion européenne de fortune, qui est en pleine croissance.

UBS dispose dans deux modèles d'affaires traditionnels de la taille et des capacités requises: à savoir dans les opérations de courtage de PaineWebber, ainsi que dans la gestion classiques de fortune de UBS Private Banking. Avec la stratégie européenne mise en place, le Groupe veut combiner ces aptitudes. Ainsi, UBS sera en mesure d'offrir à ses clients une gamme complète de prestations en matière de gestion de patrimoine et de répondre à toutes les demandes d'une clientèle exigeante, indépendamment du fait que celle-ci veuille placer son patrimoine dans le pays de résidence ou sur des places financières internationales. La clientèle privée aisée constitue le groupe cible de la stratégie. L'offre de prestations s'adresse essentiellement aux investisseurs dotés d'un patrimoine entièrement disponible supérieur à 500 000 EUR, la segmentation s'effectuant en fonction des exigences du client en matière de prestations et de tarifs. Le segment «Mass Affluents» ne sera pas directement visé en Europe.

Les atouts de PaineWebber en matière de marketing, de gestion des produits et de technologie, ainsi que la capacité d'innovation seront mobilisés comme moteur dans les opérations européennes. UBS utilisera la dynamique des opérations locales européennes avec la clientèle privée afin de transférer le savoir-faire et les ressources du Private Banking aux affaires européennes. En outre, un programme de recrutement devrait permettre de renforcer l'effectif actuel de 170 conseillers à la clientèle de UBS Warburg en Europe.

Dans le but d'assurer une structure axée sur le client, les affaires clientèle privée en Europe seront désormais gérées dans chaque région par un management homogène. Par conséquent, les activités européennes de UBS Warburg International Private Clients sont transférées dans l'unité Private Banking et dirigées de concert par Richard Sipes, plus de 22 ans d'expérience chez PaineWebber, et Raoul Weil, qui œuvre déjà depuis 14 ans dans le Private Banking chez UBS.

Architecture transparente de distribution Sous le terme générique de Fund Solutions, UBS s'est ouverte en décembre 2000 aux produits de fonds de placement de premier ordre de promoteurs tiers et poursuit ainsi systématiquement sa stratégie d'architecture transparente de distribution. L'Investment Center d'UBS Suisse contrôle tous les fonds autorisés à la distribution en Suisse. A partir des fonds sélectionnés, le conseiller à la clientèle élabore des portefeuilles correspondant aux besoins de placement et aux profils individuels de risque de ses clients.

Rachat d'actions: Afin de palier le gonflement constant de fonds propres, UBS lancera le 5 mars 2001 un programme de rachat d'actions avec pour but de réduire le capital. Le rachat des propres actions nominatives aura lieu sur une seconde ligne de négoce instituée au SWX Swiss Exchange. Le Conseil d'administration a fixé la valeur totale du rachat d'actions à un montant maximum de 5 milliards de CHF.

Réduction de la valeur nominale et division d'actions prévues: Le Conseil d'administration propose de procéder pour le quatrième trimestre à une distribution de 1,60 CHF sous forme d'un remboursement de la valeur nominale de l'action UBS. En outre, il sera demandé à l'Assemblée générale de tirer parti de la possibilité offerte par une modification de la loi, qui entrera probablement en vigueur le 1et mai 2001, et de diviser par trois la valeur faciale de l'action. Après le remboursement de la valeur nominale et la division d'actions - les deux auront probablement lieu le 18 juillet - la valeur faciale par action sera de 2,80 CHF.

Private Equity: développement d'un nouveau modèle d'affaires: dans le courant de 2001, UBS introduira un nouveau modèle d'affaires pour UBS Capital, qui opère dans le Private Equity. Ce modèle est axé sur les possibilités de croissance du marché international de Private Equity et sur la forte demande générée par ce type de placements.

UBS Capital augmentera la part de tiers au capital et réduira ainsi la participation des fonds propres d'UBS. Une société conseil indépendante en matière d'investissement sera donc fondée à cette fin. Celle-ci sera détenue à hauteur de 80% par le management d'UBS Capital et de 20% par UBS et fera son apparition sous sa propre marque dans le courant du troisième trimestre 2001.

La fondation de cette société n'aura pas d'incidences sur les flux de revenus d'UBS. UBS restera un important investisseur et profitera des produits à forte rentabilité. Inversement, la nouvelle société sera étroitement liée à UBS, notamment dans les opérations avec la clientèle privée et l'Investment Banking. La clientèle individuelle pourra sélectionner dans la totalité des produits Private Equity d'UBS ceux qui lui conviennent, mais aussi investir dans des produits d'autres prestataires. UBS Warburg continuera de profiter des introductions en Bourse (IPO) et des possibilités offertes par les fusions et acquisitions (M&A).

Parallèlement à l'introduction du nouveau modèle d'affaires, UBS a l'intention de porter ses volumes d'investissement dans le Private Equity de 5 milliards de CHF à 7,5 milliards de CHF.


Perspectives

L'année 2000 a été excellente pour UBS et, globalement aussi, un bon millésime pour les marchés. Même si l'économie suisse redémarre, il demeure toutefois difficile d'établir des prévisions sur l'évolution des marchés et sur l'environnement international des crédits en 2001.

UBS est bien positionnée dans les opérations de crédit, du fait que la banque a évité de dégager des revenus qui contribuaient surtout à la croissance du bilan. En revanche, elle ne s'attend pas à pouvoir dissoudre dans les mêmes proportions qu'en 2000 les correctifs de valeur pour risques de crédit constitués précédemment. En raison du ralentissement des marchés, UBS Asset Management affiche un optimisme prudent dans son espoir de saisir de bonnes chances de croissance grâce à son style d'investissement fondé sur la valeur. Au second semestre, UBS Warburg a déjà démontré qu'il pouvait dégager durablement des résultats honorables même quand les conditions du marché se faisaient moins favorables.

La plus grande chance à saisir par UBS cette année consistera à tirer pleinement parti du regroupement avec PaineWebber pour mettre à profit, non seulement aux Etats-Unis mais dans l'ensemble du Groupe, son savoir-faire en matière de services à la clientèle, de marketing et de capacité d'innovation et créer ainsi un établissement de gestion de fortune leader au niveau mondial.


Résultats des Groupes d'affaires


UBS Suisse

Les formules innovatrices e-banking d'UBS ont fait l'objet de plusieurs distinctions en 2000: ainsi, l'agence de notation Internet indépendante BlueSky Ratings TM a encore décerné à UBS le titre de meilleur courtier en ligne suisse et notre établissement figure également au deuxième rang de meilleure banque en ligne dans la récente étude de Forrester Research. Le nombre des contrats e-banking a atteint 555 000 en fin d'année, contre 534 000 à fin septembre. 22% de l'ensemble des ordres de paiement et 14% des transactions boursières d'UBS Suisse sont traités via les canaux e-banking.

Clientèle privée et Entreprises
L'unité d'affaires Clientèle privée et Entreprises a enregistré un excellent résultat au quatrième trimestre, avec un bénéfice avant impôts de 511 millions de CHF (+ 10% par rapport au trimestre précédent). Le produit d'exploitation s'est accru de 5% au troisième trimestre en raison de l'augmentation du produit des opérations d'intérêts, tandis que les charges d'exploitation se sont alourdies (+ 2% d'un trimestre à l'autre), surtout dans le sillage de la hausse des coûts de l'informatique.

Pour l'exercice 2000, l'unité d'affaires Clientèle privée et Entreprises a enregistré un résultat record avec un bénéfice avant impôts de 1993 millions de CHF (+ 57% par rapport à 1999) qui atteste du succès des opérations suisses reposant sur la base d'un solide capital de clientèle. Le produit d'exploitation s'est inscrit à 6684 millions de CHF (+ 9% par rapport à 1999), notamment en raison de l'augmentation des recettes de commission et de l'amélioration du portefeuille de crédits. En revanche, les charges d'exploitation ont diminué à 4691 millions de CHF (- 4% par rapport à 1999) en raison de la compression des effectifs
Avant goodwill, le ratio charges/produit a reculé de 68% à 63%. Quant aux actifs gérés, ils sont demeurés pratiquement stables, tant durant le trimestre sous revue que pendant tout l'exercice et se montaient à 440 milliards de CHF en fin d'année (contre 439 milliards à fin 1999). L'unité d'affaires a accusé un reflux net de fonds de la clientèle de 1,3 milliard de CHF au quatrième trimestre. Ce recul est attribuable au paiement des taux hypothécaires au quatrième trimestre.

Private Banking
Le bénéfice avant impôts du Private Banking s'est inscrit à 815 millions de CHF au quatrième trimestre (-8% par rapport au trimestre précédent). Quant au produit d'exploitation, il a augmenté de 1% durant le trimestre sous revue malgré les conditions moins favorables du marché, tandis que les charges d'exploitation se sont alourdies de 12%, en raison essentiellement de coûts inhérents à des projets informatiques et à des dépenses de marketing.
Pour l'ensemble de l'exercice, le bénéfice avant impôts dans le Private Banking s'élève à 3682 millions de CHF, ce qui correspond à une progression de 25% sur 1999. Ce résultat réjouissant est attribuable à un environnement favorable du marché au premier semestre, ainsi qu'à l'incidence positive sur les marges de nouveaux produits à valeur ajoutée. Le produit d'exploitation total a augmenté de 21% à 6714 millions de CHF, tandis que les charges d'exploitation se sont alourdies à 3032 millions de CHF (+ 16% par rapport à 1999) en raison de l'augmentation des effectifs et de versements à la hausse de primes de résultat.

Si le ratio charges/produit a augmenté de 44% à 49% au quatrième trimestre, il a toutefois diminué de 46% à 44% sur l'ensemble de l'année. Compte tenu du fléchissement du dollar face au franc suisse et du repli des marchés boursiers, les actifs gérés ont légèrement baissé à 681 milliards de CHF au quatrième trimestre. Par rapport à fin 1999, ils ont néanmoins progressé de 10 milliards de CHF. L'afflux d'argent frais de la clientèle reste peu satisfaisant et s'est traduit par un reflux net de 0,7 milliard de CHF durant le trimestre sous revue.

Au quatrième trimestre, l'accent stratégique a été mis sur l'extension de l'architecture transparente des produits. Grâce à «Fund Solutions», UBS offre à ses clients les meilleurs fonds de sociétés réputées de fonds de placement à des prix forfaitaires. En outre, UBS met à la disposition de sa clientèle Private Banking les fonds et les prestations de gestion de fortune de Global Asset Management (GAM).


UBS Asset Management
Comme cela a été annoncé le 20 février, Mitchell Hutchins, l'unité d'Asset Management de PaineWebber, est intégrée dans le Groupe d'affaires UBS Asset Management, sous le nom de Brinson Advisors.

Institutional Asset Management
Grâce à sa démarche axée sur la valeur, qui a fait ses preuves en 2000, l'unité Institutional Asset Management a réalisé sa meilleure performance annuelle. En Grande-Bretagne, Philips & Drew a été désigné par Combined Actuarial Performance Services (CAPS), société spécialisée dans les comparaisons de performances, comme le meilleur gestionnaire de fortune de l'année dans le domaine de la prévoyance vieillesse.

Le bénéfice avant impôts de l'unité Institutional Asset Management s'élevait à 31 millions de CHF au quatrième trimestre. Le recul de 47% d'un trimestre à l'autre est essentiellement attribuable à l'augmentation des investissements dans les initiatives de croissance. Le produit d'exploitation s'est réduit à 327 millions de CHF (-3% par rapport au troisième trimestre), alors que les charges d'exploitation se sont alourdies de 18 millions de CHF pour totaliser 296 millions de CHF, notamment en raison du développement de la présence en Europe et en Asie et des investissements effectués dans de nouveaux projets.

Le résultat annuel s'inscrit à 227 millions de CHF (- 30% par rapport à 1999). Grâce à l'acquisition d'Allegis et au lancement de O'Connor, le produit d'exploitation s'est accru à 1301 millions de CHF (+18%). Compte tenu de la hausse des sommes versées à titre de primes de résultat et des amortissements du goodwill pour Allegis, les charges d'exploitation se sont alourdies à 1074 millions de CHF.

En 2000, les actifs gérés ont diminué de 14% à 496 milliards de CHF, essentiellement en raison de la défection de clients en début d'année. Le recul de 32 milliards de CHF au quatrième trimestre est dû tout d'abord à la dépréciation du dollar face au franc suisse et au fléchissement en général des marchés boursiers. En revanche, le reflux net de fonds de la clientèle a été en constante diminution durant les trois derniers mois de l'année et totalisait 4,9 milliards de CHF, soit 46% de moins qu'au troisième trimestre.

Investment Funds/GAM
L'unité Investment Funds/GAM a réalisé au quatrième trimestre un bénéfice de 5 millions de CHF avant impôts. Grâce aux acquisitions de Fondvest en Suisse et de Fortune Securities & Investment Trust Company à Taiwan, le produit d'exploitation s'est accru à 161 millions de CHF (+3%) par rapport au troisième trimestre. Parallèlement, les charges d'exploitation ont progressé de 19%, à 156 millions de CHF. Cet alourdissement est attribuable essentiellement au lancement de funds@ubs, une plate-forme de distribution pour formules d'investissement reposant sur des fonds, ainsi qu'aux acquisitions.

Le bénéfice avant impôts s'établit à 95 millions de CHF pour l'exercice. L'acquisition de GAM a permis de porter le produit à 652 millions de CHF (+141% par rapport à 1999), tandis que les charges d'exploitation se sont accrues à 557 millions de CHF (+253%), chiffre qui reflète les investissements effectués dans la stratégie de distribution et les coûts de l'acquisition de GAM, y compris les amortissements inhérents du goodwill.

A la fin de l'exercice, les actifs gérés totalisaient 219 milliards de CHF, ce qui correspond à une diminution de 4% depuis fin septembre 2000 et de 3% depuis fin décembre 1999. Compte tenu de l'amélioration de la performance des fonds, l'afflux net d'argent frais de la clientèle s'élevait à 2,8 milliards de CHF au quatrième trimestre (4,4 milliards de CHF pour l'ensemble de l'exercice).


UBS Warburg
Dans les résultats d'UBS Warburg figurent les amortissements de goodwill d'un montant de 138 millions de CHF, ainsi que 132 millions de CHF de coûts de refinancement du goodwill en rapport avec la transaction PaineWebber.

Corporate & Institutional Clients
Avec un bénéfice avant impôts de 948 millions de CHF, l'unité Corporate & Institutional Clients a de nouveau enregistré au quatrième trimestre un excellent résultat (+ 167% par rapport au trimestre équivalent de 1999).

Les revenus des opérations sur actions ont légèrement diminué d'un trimestre à l'autre en raison d'influences saisonnières et des conditions moins favorables des marchés, mais ils ont fortement progressé par rapport au dernier trimestre de 1999. Le Corporate Finance a aussi enregistré un très bon résultat attribuable à une performance forte et durable dans le domaine des fusions et acquisitions. Au quatrième trimestre, les charges de personnel se sont alourdies à 1729 millions de CHF (+26% par rapport à 1999 à pareille époque) en raison des sommes versées à titre de primes de résultat.

Pour l'ensemble de l'exercice, le bénéfice avant impôts s'élève à 5023 millions de CHF, ce qui correspond à une progression de 134%. Les opérations sur actions ont enregistré une très bonne performance (progression de 82% des revenus). Dans le segment des taux, les produits dérivés et les activités de Principal Finance ont aussi réalisé d'excellents résultats; le Corporate Finance a également très fortement progressé en 2000. Le ratio charges/produit avant goodwill s'est nettement amélioré durant l'année, régressant de 79% à 70%.

Le risque de marché, qui se mesure à la sollicitation moyenne de la valeur sous risque (VaR), a reculé de 238 millions de CHF à fin septembre à 216 millions de CHF à fin décembre.

UBS Warburg a amélioré son classement en matière d'opérations mondiales de fusions et d'acquisitions conclues, passant ainsi de la neuvième à la sixième place. Au quatrième trimestre, UBS Warburg a fait fonction de conseiller lors de la reprise du département spiritueux de Seagram par Diageo et Pernod Ricard, de l'acquisition de Bestfoods par Unilever, ainsi que lors de la vente Nabisco à Philip Morris. Concernant les opérations internationales d'emprunts, UBS Warburg est toujours en tête pour les euro-obligations et se situe au cinquième rang pour l'ensemble des emprunts internationaux. Dans les opérations internationales sur le marché primaire, le Groupe d'affaires a amélioré sa position depuis fin septembre 1999, progressant de la neuvième à la huitième place. UBS Warburg a été la banque chef de file pour l'IPO de Deutschen Post Worldnet, la première introduction en Bourse d'une entreprise postale nationale.

Au quatrième trimestre, les activités de Capital Markets (1623 collaborateurs) de PaineWebber ont été intégrées dans l'unité d'affaires Corporate & Institutional Clients. Outre un sensible élargissement des ressources et du savoir-faire, cette intégration renforce la position d'UBS Warburg lors du recrutement de personnel sur le marché américain de l'Investment Banking. Actuellement, UBS Warburg emploie 27 607 collaborateurs aux Etats-Unis, soit 39% des effectifs mondiaux du Groupe.

UBS Capital
UBS Capital, l'unité de Private Equity, a réalisé un bénéfice avant impôts de 56 millions de CHF au quatrième trimestre. Par rapport à la même période de l'année précédente, le produit d'exploitation a augmenté de 126% à 138 millions de CHF. En raison du versement de primes liées à un désengagement réussi de participations, les charges d'exploitation se sont accrues à 82 millions de CHF (+ 91% par rapport au quatrième trimestre 1999). Le portefeuille de participations présente une valeur comptable de 5,5 milliards de CHF contre 4,5 milliards de CHF à fin septembre. Quant à la valeur boursière, elle a progressé de 4,2 milliards à fin 1999 à 6,9 milliards de CHF. Les bénéfices non réalisés se montent à 1,3 milliard de CHF. Au second semestre 2000, UBS Capital a enregistré une plus-value résultant des bénéfices réalisés et non réalisés de 0,2 milliard de CHF.

US Private Clients
En raison du regroupement d'UBS Warburg et de PaineWebber, les résultats publiés pour l'unité US Private Clients portent sur les deux derniers mois de 2000 . Ils indiquent la performance de l'ancienne organisation PaineWebber, y compris Mitchell Hutchins, mais sans les activités de Capital Markets.

Durant la période sous revue, US Private Clients a accusé une perte avant impôts de 19 millions de CHF. Après prise en compte des sommes versées pour fidéliser certains collaborateurs de PaineWebber (Retention Payments), l'unité a enregistré un bénéfice de 98 millions de CHF. Malgré des influences saisonnières générées par les incertitudes quant à l'issue des élections présidentielles aux Etats-Unis, le produit d'exploitation n'a que légèrement diminué à 1225 millions de CHF (-2%), par rapport aux chiffres avant le regroupement. Les charges de personnel se montent à 955 millions de CHF, y compris les versements de fidélisation d'un montant de 117 millions de CHF. Depuis début novembre, les actifs gérés ont diminué de 96 milliards de CHF, à 794 milliards de CHF, un recul attribuable à la mauvaise orientation des marchés des actions aux Etats-Unis ainsi qu'à l'appréciation du franc suisse face au dollar. Totalisant 8,3 milliards de CHF, l'afflux d'argent frais a présenté un taux de progression plus élevé qu'avant le regroupement.

Avec la constitution de Corporate Employee Financial Services (CEFS), PaineWebber fait connaître au quatrième trimestre 2000 l'extension de ses activités déjà performantes dans la gestion de programmes d'options de collaborateurs. CEFS gère pour les employés de diverses entreprises les options que leurs employeurs leur offrent et opère les transactions en cas d'exercice des options. Ainsi, PaineWebber a la possibilité de se gagner les détenteurs d'options comme clientèle de placement et, en les fidélisant, de gérer le patrimoine résultant de l'exercice des options. CEFS a pour objectif d'élargir sa part dans ce segment important du marché aux Etats-Unis. PaineWebber fournit déjà ces prestations pour des entreprises de renom telles que Cisco, Enron, General Electric et Texas Instruments.

International Private Clients
L'unité International Private Clients a amélioré sa performance au quatrième trimestre et a pu réduire ses pertes à 35 millions de CHF (à titre comparatif, elles s'élevaient à 47 millions de CHF au troisième trimestre 2000).


Résultats des comptes financiers

Le produit d'exploitation s'est accru de 37%, à 9300 millions de CHF, par rapport au quatrième trimestre 1999. Pour l'ensemble de l'exercice 2000, il s'élève à 36 402 millions de CHF (+ 28% par rapport à 1999).

Le résultat des opérations d'intérêt a progressé à 1973 millions de CHF au quatrième trimestre. La hausse de 13% par rapport au quatrième trimestre 1999 est attribuable à l'accroissement des produits d'intérêts dans les opérations sur titres. Pour l'ensemble de l'exercice 2000, le résultat des opérations d'intérêts a augmenté de 38%, à 8130 millions de CHF.

Au quatrième trimestre, les correctifs de valeur pour risques de crédit s'élevaient à 95 millions de CHF (contre 46 millions de CHF durant la période comparable de l'exercice précédent). Si les bonnes dispositions de l'économie suisse en 2000 ont permis à UBS Suisse de dissoudre des correctifs de valeur constitués auparavant, la dégradation des conditions sur les marchés internationaux a toutefois exigé la constitution de provisions supplémentaires pour le portefeuille de crédit d'UBS Warburg. La réduction sensible du portefeuille international de crédits ces deux dernières années renforce la position d'UBS, compte tenu des perspectives moroses de l'environnement économique mondial. L'amélioration globale de la qualité du portefeuille durant le trimestre sous revue est aussi reflétée par le volume des crédits en souffrance qui ont diminué de 677 millions de CHF (-6%) à 10,5 milliards de CHF, ce qui correspond à 3,6% du total du portefeuille de 287,1 milliards de CHF. En outre, l'apport des portefeuilles de crédits personnels largement garantis de PaineWebber a aussi permis d'améliorer la composition du portefeuille.

Le résultat des prestations de service et des commissions s'est accru à 5003 millions de CHF au quatrième trimestre 2000 (+ 49% sur la période comparable de l'exercice précédent). Sur ce total, 949 millions de CHF provenaient de PaineWebber. L'augmentation est attribuable à la forte performance du Corporate Finance, ainsi qu'à la contribution de l'unité O'Connor, créée en juin 2000, et de Global Asset Management, acquis à la fin de 1999. Compte tenu des courtages plus élevés et de conditions du marché favorables en début d'année, cela se traduit aussi par un résultat annuel de 16 703 millions de CHF, en progression de 32% d'un exercice à l'autre.

Le résultat des opérations de négoce a atteint 1916 millions de CHF au quatrième trimestre, soit une progression de 65% par rapport à la période comparable de l'année dernière durant laquelle le résultat a été affecté par les stratégies prudentes de négoce dans le contexte du passage à l'an 2000. Compte tenu du renforcement des activités mondiales de marché et du solide capital de clientèle d'UBS Warburg, le résultats des opérations de négoce s'est accru à 9953 millions de CHF pour l'ensemble de l'exercice (+29% par rapport à 1999).

Dans les charges d'exploitation de 7364 millions de CHF pour le quatrième trimestre figurent les charges de PaineWebber pour les deux derniers mois de l'année (+ 33% par rapport au quatrième trimestre 1999, + 26% sur le troisième trimestre 2000). Sans l'influence de PaineWebber, les coûts ont légèrement diminué d'un trimestre à l'autre en raison du versement de primes de résultat moins élevées. Pour l'ensemble de l'exercice, les charges d'exploitation se montent à 26 203 millions de CHF. La hausse de 28% par rapport à 1999 est essentiellement liée à l'alourdissement des charges de personnel d'un total de 17 163 millions de CHF (+ 36% par rapport à l'exercice précédent). Cette augmentation est le reflet des primes versées du fait des bons résultats enregistrés l'année dernière. Avec les coûts de personnel de PaineWebber et des sommes allouées d'un montant de 128 millions de CHF pour fidéliser certains collaborateurs de PaineWebber (staff retention payments), les charges de personnel se sont élevées à 4424 millions de CHF au quatrième trimestre. Dans les deux derniers mois de l'année, l'effectif du Groupe s'est accru de 22 977 personnes pour totaliser 71 076 collaborateurs, essentiellement en raison de la reprise de PaineWebber.

Les autres charges d'exploitation se sont établies à 2088 millions de CHF au quatrième trimestre (-10% par rapport à la période comptable de l'exercice précédent). Les charges de PaineWebber, les coûts d'intégration résultant de la reprise ainsi qu'une minoration des charges induite par la participation dans l'industrie faisant l'objet d'un règlement transactionnel aux Etats-Unis figurent dans les chiffres du quatrième trimestre. Pour l'ensemble de l'exercice 2000, les autres charges d'exploitations se sont globalement accrues de 11%, à 6765 millions de CHF.

Les amortissements ont augmenté de 79%, à 852 millions de CHF au quatrième trimestre 2000. Les amortissements pour goodwill et immobilisations incorporelles en relation avec la reprise de PaineWebber se montent à 138 millions de CHF. Les immobilisations corporelles de PaineWebber ont été amorties pour un montant de 44 millions de CHF.

Goodwill et charges de restructuration résultant de la reprise de PaineWebber
Le goodwill et les immobilisations incorporelles en rapport avec la reprise de PaineWebber totalisent 17,5 milliards de CHF (10 milliards d'USD). Ils seront amortis durant une période de 20 ans. Il résulte de la reprise pour le Groupe UBS des charges de restructuration de 746 millions de CHF au total (431 millions d'USD). Sur ce montant et conformément aux normes IAS (International Accounting Standards), 456 millions de CHF ont été comptabilisés comme goodwill supplémentaire de la transaction. Les 290 millions de CHF restants ont été inscrits au quatrième trimestre à titre de facteur financier exceptionnel.

Cautionary statement regarding forward-looking statements
This communication contains statements that constitute "forward-looking statements", including, without limitation, statements relating to the implementation of strategic initiatives, including the implementation of the European wealth management strategy and the implementation of a new business model for the private equity business, and other statements relating to our future business development and economic performance.
While these forward-looking statements represent our judgments and future expectations concerning the development of our business, a number of risks, uncertainties and other important factors could cause actual developments and results to differ materially from our expectations.
These factors include, but are not limited to, (1) general market, macro-economic, governmental and regulatory trends, (2) movements in local and international securities markets, currency exchange rates and interest rates, (3) competitive pressures, (4) technological developments, (5) changes in the financial position or creditworthiness of our customers, obligors and counterparties, (6) legislative developments., and (7) other key factors that we have indicated could adversely affect our business and financial performance which are contained in our past and future filings and reports, including those with the SEC.
More detailed information about those factors is set forth in documents furnished by UBS and filings made by UBS with the SEC. UBS is not under any obligation to (and expressly disclaims any such obligations to) update or alter its forward-looking statements whether as a result of new information, future events, or otherwise.

Zurich/Bâle, 22 février 2001
UBS