Nouvelles UBS
UBS publie une perte de 4384 millions de CHF pour lexercice 2007 et de 12 451 millions de CHF pour le quatrième trimestre comme cela a été annoncé le 30 janvier 2008
UBS annonce une perte nette du Groupe attribuable aux actionnaires
de 4384 millions de CHF pour l'exercice 2007, avec une perte de 4785 millions de CHF au titre des
activités poursuivies et 401 millions de CHF au titre des activités abandonnées.
Pour le quatrième trimestre 2007, UBS annonce une perte nette du Groupe de 12 451 millions de CHF
revenant aux actionnaires. Les activités financières ont contribué à cette perte à hauteur de 12 483
millions de CHF.
Ce chiffre est conforme à l'annonce préliminaire du 30 janvier 2008 dernier lors de laquelle UBS
prévoyait une perte de 4,4 milliards de CHF pour tout l'exercice 2007 et une perte nette attribuable
aux actionnaires de 12,5 milliards de CHF pour le quatrième trimestre.
«L'exercice 2007 a été l'un des plus difficiles de notre histoire. Au cours des six premiers mois de
2007, UBS a dégagé un résultat net de 8897 millions de CHF, chiffre semestriel record. Alors que la
plupart de nos activités continuaient d'être très profitables, la brutale détérioration du marché
immobilier américain ainsi que notre forte exposition aux titres et dérivés liés aux crédits hypothécaires
à risque nous ont fortement pénalisés», a déclaré Marcel Rohner, Chief Executive Officer d'UBS.
Résultats solides dans les activités avec la clientèle neutralisés par les positions en rapport
avec le subprime
Les activités d'UBS avec la clientèle nous ont permis de réaliser un nouveau trimestre hors pair. Au sein
d'Investment Bank, les activités actions et banque d'affaires ont enregistré de bons résultats et la
gestion de fortune et la gestion d'actifs ont dégagé des résultats record. Quant à nos activités de
gestion de fortune, elles ont enregistré un afflux net d'argent frais de 31,5 milliards de CHF au
quatrième trimestre, soit 151,7 milliards de CHF pour l'ensemble de l'exercice. Business Banking
Switzerland a enregistré un afflux net d'argent frais record de 0,2 milliard de CHF au quatrième
trimestre et de 4,6 milliards de CHF en 2007. Au quatrième trimestre la rentabilité de ces activités a
été élevée et les trois unités ont dégagé une performance record.
Global Asset Management a pu faire état de bons résultats au quatrième trimestre, mais des reflux
nets d'argent frais de 16,2 milliards de CHF hors du segment institutionnel principalement ont été
décevants.
La faible performance d'UBS pour l'ensemble de l'exercice et au quatrième trimestre 2007 est
entièrement imputable à de très faibles résultats de négoce dans le segment Revenu fixe, changes et
matières premières (FICC). La plupart des activités FICC se sont ressenties de l'effondrement des
marchés de crédit et des pertes sévères de 13,7 milliards d'USD (15,6 milliards de CHF) ont été
enregistrées sur des positions en rapport avec le marché hypothécaire résidentiel aux Etats-Unis au
quatrième trimestre.
Les pertes enregistrées par UBS au quatrième trimestre 2007 concernent:
les hypothèques résidentielles subprime aux Etats-Unis: 10,8 milliards d'USD (12,3 milliards de CHF) principalement imputables aux pertes essuyées dans des tranches Super Senior de créances hypothécaires titrisées. L'exposition d'UBS au subprime inclut également des titres adossés à des hypothèques résidentielles et des éléments de programmes de crédit structuré (Reference-Linked Notes);
les hypothèques Alt-A aux Etats-Unis: 2 milliards d'USD (2,3 milliards de CHF) titres adossés à des hypothèques résidentielles (RMBS) et CDO adossés à des RMBS américains (RMBS CDO). La position Alt-A d'UBS consiste principalement en des RMBS notées AAA, garanties par des hypothèques de premier rang.
assurance de crédit sur les RMBS CDO américains acquise auprès de rehausseurs de crédit : 871 millions d'USD (993 millions de CHF) concernant essentiellement des dérivés de type credit default swaps acquis auprès d'un rehausseur de crédit dont la notation de crédit a été rétrogradée à «non-investment grade».
Au quatrième trimestre UBS a également enregistré des pertes de 0,5 milliard d'USD (0,6 milliard de
CHF) sur des positions en rapport avec le marché immobilier commercial aux Etats-Unis et de 0,2
milliards d'USD (0,2 milliards de CHF) sur des engagements de souscription à fort effet de levier.
(Vous trouverez de plus amples détails sur ces pertes et l'exposition d'UBS dans le Rapport du
quatrième trimestre d'UBS, pages 18-21.)
Maîtrise des coûts
Pour l'ensemble d'UBS, la progression des coûts a commencé à ralentir en 2007. Malgré une
diminution de la moyenne des primes versées, les charges de personnel se sont alourdies par rapport à
2006. Cela s'explique par des charges de restructuration et l'amortissement anticipé de rémunérations
reportées ainsi que par l'augmentation du personnel, essentiellement dans la gestion de fortune, en
dépit de l'allégement des effectifs dans Investment Bank comme cela a déjà été annoncé. En 2007, les
autres charges d'exploitation ont augmenté à la suite d'un accroissement des volumes d'affaires, de
l'effectif et des frais de justice. La maîtrise des coûts constituera une priorité importante en 2008.
Mesures de renforcement du capital
UBS met l'accent sur sa capacité financière, exprimée par la liquidité et les ratios des fonds propres
élevés, et s'attache prioritairement à restaurer entièrement la confiance de ses clients, de son
personnel et de ses investisseurs. Le 10 décembre 2007, UBS a annoncé des mesures de renforcement
du capital. En outre, UBS a réduit avec succès le total de son bilan ainsi que ses actifs pondérés en
fonction du risque. Ces mesures ont permis à UBS de clore l'exercice avec une solide base de fonds
propres. Le ratio BRI d'UBS était de 12,0% et son ratio BRI de catégorie 1 de 8,8%. Ces ratios ne
tiennent pas encore compte de l'émission des obligations obligatoirement convertibles de 13 milliards
de CHF, qui requièrent l'approbation des actionnaires.
Maîtrise des risques
UBS a pris des mesures importantes en matière de gestion des risques.
Au sein d'Investment Bank, ces changements incluent la réduction générale des limites en matière de
risque de marché et des crédits accordés pour les portefeuilles à risque élevé; le nombre d'organes
autorisés à approuver les décisions a également été réduit. En outre, l'établissement emploie tous ses
efforts en vue de réduire son exposition aux portefeuilles liés au secteur immobilier résidentiel ces
derniers ont été déplacés vers un groupe d'élaboration spécifique (chargé des titres adossés à des
hypothèques, des titres adossés à des actifs et des portefeuilles de CDO) et aucune augmentation du
risque n'est autorisée.
UBS a également pris des mesures en vue de renforcer son cadre de maîtrise du risque de marché.
Certains aspects de l'ancien système se sont avérés inappropriés pour faire face aux conditions
extrêmes des marchés financiers qui se sont produites au second semestre de 2007 notamment,
identifier les risques et prévenir les pertes. UBS a donc accéléré certaines démarches déjà en cours en
ce qui concerne le cadre de maîtrise du risque de marché, en améliorant entre autres la manière de
mesurer la Value at Risk (VaR) pour réagir à la volatilité accrue du marché, telle qu'elle a été constatée
au troisième trimestre. De nouvelles mises à jour ont été effectuées et les chocs utilisés dans le cadre
des scénarios de stress ont également été adaptés.
Nouveau cadre de financement
UBS a mis en oeuvre un nouveau cadre de financement. Jusqu'en novembre 2007, Investment Bank
pouvait refinancer la majorité de ses actifs de négoce à court terme et, par conséquent, à des taux à
court terme. Cela a permis aux divers secteurs d'activité d'Investment Bank de bénéficier des taux de
financement à court terme de bas niveau dont dispose UBS globalement. Maintenant la liquidité des
actifs d'Investment Bank est évaluée en tenant compte des conditions actuelles du marché et des
ab Media Relations
14 février 2008
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scénarios de stress et Investment Bank est tenue de refinancer la partie non liquide de ses actifs avec
des taux à long terme.
Restructuration de l'activité FICC
UBS a commencé à restructurer son activité Revenu fixe, changes et matières premières (FICC) en
janvier 2008, afin de renforcer les activités en contact direct avec la clientèle, d'améliorer la
coopération avec d'autres parties d'UBS et de mettre en place une maîtrise du risque plus rigoureuse.
Ces mesures comprennent le repositionnement de certains secteurs d'activité en vue de favoriser une
concentration sur les besoins des clients, la création d'un groupe de travail pour les titres adossés à des
hypothèques et à des actifs ainsi que pour les portefeuilles de CDO et l'adjonction d'une unité de
gestion du risque chargée de l'immobilier et de la titrisation. De plus, l'abandon par FICC de certaines
activités de crédit aux Etats-Unis, en Asie et en Europe aidera UBS à réduire le risque et le recours à
des actifs figurant au bilan.
Ces modifications permettront à FICC de concentrer ses ressources sur des activités axées sur la
clientèle, telles que le financement syndiqué international et les activités de crédit (investment grade,
segment du haut rendement ainsi que la vente et le négoce de prêts).
AGE du 27 février 2008
UBS dispose d'une base de fonds propres solide, tant en termes absolus qu'en comparaison
sectorielle. Or, comme UBS l'a indiqué précédemment, elle est déterminée à renforcer encore sa base
de capital. Cela est important pour conserver son portefeuille de clientèle et de se prémunir dans la
perspective d'une poursuite de l'incertitude régnant sur le marché. Les mesures qu'il est demandé aux
actionnaires d'accepter lors de l'Assemblée générale extraordinaire du 27 février émission d'une
obligation à convertir obligatoirement en actions et versement du dividende en actions (en lieu et
place d'un dividende en espèces) nous sembles propres à servir les intérêts de toutes les parties
concernées et notamment des actionnaires d'UBS.
Aujourd'hui UBS a publié les réponses aux questions posées par Ethos, Fondation suisse pour un
développement durable, au Conseil d'administration d'UBS SA sur le site
www.ubs.com/egm.
Perspectives Au cours des premières semaines de 2008, les marchés d'actions internationaux ont
fléchi en moyenne de 12%, les écarts de crédit ayant continué de se creuser tandis que l'aversion au
risque des investisseurs ne faisait que croître. Les données économiques se sont détériorées, surtout
aux Etats-Unis. La Réserve fédérale a réduit ses taux d'intérêt. Cette mesure est susceptible de réduire
à terme les pressions tant dans l'économie réelle que dans le secteur financier, mais nul ne saurait
prédire quand tel sera le cas. UBS pense donc que 2008 sera une autre année difficile.
«Nos collaborateurs et notre équipe dirigeante entendent continuer de gérer les activités avec rigueur
tout en fournissant des services hors pair à la clientèle et nous pensons que c'est là le meilleur moyen
de mériter la confiance de nos actionnaires», a déclaré Marcel Rohner, Chief Executive Officer d'UBS.
Résultats par rapport aux objectifs
UBS se concentre sur quatre indicateurs de performance clés visant à mesurer les résultats en
constante amélioration qu'elle dégage pour ses actionnaires. Chacun est calculé sur la base des
résultats des activités poursuivies. Les deux premiers indicateurs, rendement des fonds propres et
résultat dilué par action, sont calculés pour l'ensemble d'UBS. Quant aux deux derniers, ratio
charges/produit et afflux net d'argent frais, ils se limitent aux activités financières. Sur cette base, les
indicateurs de performance du quatrième trimestre 2007 mettent en évidence:
un rendement négatif des fonds propres de 10,2% pour l'ensemble de l'exercice 2007 contre un ratio positif de 26,4% pour la même période de 2006; Les solides résultats dégagés par les activités de gestion de fortune et de gestion d'actifs ainsi que les bénéfices tirés des activités actions et investment banking ont été plus que compensés par des pertes substantielles d'Investment Bank;
un résultat dilué par action négatif de 6.53 CHF contre un gain de 1.54 CHF au quatrième trimestre 2006;
le ratio charges/produit n'est pas pertinent au quatrième trimestre 2007 en raison du produit négatif;
un afflux net d'argent frais de 15,5 milliards de CHF, contre 25,5 milliards de CHF à la même période de 2006. Ce recul est attribuable à des sorties de fonds nettes hors de l'activité de gestion d'actifs de 16,2 milliards de CHF contre un afflux net de 5,5 milliards de CHF l'année précédente. 15,3 milliards de CHF de ce montant ont été imputables à des sorties de fonds de clients institutionnels des segments actions, revenu fixe et produits multi-actifs. Mais ces sorties de capitaux ont été plus que compensées par l'afflux considérable d'argent frais vers les unités de gestion de fortune. Celles-ci ont enregistré un afflux net d'argent frais de 31,5 milliards de CHF au quatrième trimestre 2007, contre 21,7 milliards de CHF à la même période de 2006, en raison d'entrées de fonds soutenues en provenance d'Europe ainsi que d'un accroissement des flux dans les activités de gestion de fortune aux Etats-Unis. Globalement, l'afflux net d'argent frais pour l'exercice 2007 a atteint 140,6 milliards de CHF, en recul par rapport au chiffre record de 151,7 milliards de CHF enregistré en 2006. Ce recul est principalement attribuable à des sorties de fonds nettes hors de l'activité de gestion d'actifs institutionnelle de 16,3 milliards de CHF. Les unités de gestion de fortune en Suisse et à l'international (en hausse de 27,5 milliards de CHF) et les activités de gestion de fortune aux Etats-Unis (en hausse de 10,9 milliards de CHF) ont enregistré un afflux net d'argent frais très soutenu durant la même période.
En 2007, la perte nette enregistrée dans les activités opérationnelles clés d'UBS (perte nette attribuable
provenant des activités poursuivies) a atteint 5235 millions de CHF, contre un résultat net de 11 249
millions de CHF en 2006
Au quatrième trimestre 2007, la perte nette attribuable s'est chiffrée à 12 483 millions de CHF, contre
un résultat net de 3055 millions de CHF un an auparavant et une perte nette de 1086 millions de CHF
au troisième trimestre 2007.
Global Wealth Management & Business Banking
Global Wealth Management & Business Banking a dégagé un résultat avant impôts de 9484 millions
de CHF pour l'exercice entier, contre 8141 millions de CHF en 2006.
Au quatrième trimestre 2007, le résultat avant impôts s'est inscrit au niveau record de 2511 millions
de CHF. Cela correspond à une progression de 5% par rapport au troisième trimestre 2007 et atteste
de résultats record dans les trois unités d'affaires.
En 2007, Wealth Management International & Switzerland a enregistré un résultat avant impôts
record de 6306 millions de CHF, en progression de 21% par rapport à l'exercice 2006.
Au quatrième trimestre 2007, le résultat avant impôts s'est inscrit au niveau record de 1646 millions
de CHF, en hausse de 2% d'un trimestre à l'autre. Le produit d'exploitation total a diminué de 1%
(3315 millions de CHF au troisième trimestre), suite à un léger recul des revenus réguliers et
exceptionnels. Les charges d'exploitation se sont allégées par rapport au troisième trimestre. Les
charges de personnel ont diminué après la fixation définitive des provisions pour primes, tandis que les
autres charges d'exploitation ont augmenté au rythme des activités et des initiatives stratégiques.
En 2007, Wealth Management US a enregistré un résultat avant impôts de 718 millions de CHF,
contre 582 millions de CHF en 2006 (+ 23%). Exprimée en dollars, la performance a été supérieure de
26% d'un exercice à l'autre. En 2007, la performance a profité des niveaux record des revenus
réguliers et d'un allégement des autres charges d'exploitation. Cette baisse a été en partie
contrebalancée par un accroissement des charges de personnel.
Au quatrième trimestre 2007, le résultat avant impôts s'est inscrit à 205 millions de CHF, en hausse de
13% sur le trimestre précédent. Exprimé en dollars, il s'est accru de 19% au niveau record de 180
millions de dollars. Cette amélioration s'explique par l'augmentation du produit des transactions due à
l'intensification des activités du marché et à une légère progression des revenus réguliers. Elle a été
toutefois en partie neutralisée par un alourdissement des coûts autres que de personnel.
Le produit d'exploitation, qui est mesuré en dollars, s'est accru de 5% sur le troisième trimestre 2007.
Cette amélioration est due au niveau record des revenus réguliers (induit par des volumes d'actifs plus
élevés dans les produits avec mandats de gestion) et à une augmentation du produit des transactions.
Les charges d'exploitation, également mesurées en dollars, se sont alourdies de 4% sur le troisième
trimestre, suite à une hausse des charges de personnel et des autres charges d'exploitation. Les
charges de personnel ont augmenté de 2% du fait de l'augmentation des rémunérations des
conseillers financiers dans le sillage de l'accroissement des revenus. Les charges autres que de
personnel se sont alourdies de 7% par rapport au troisième trimestre 2007, suite à la hausse des coûts
liés à l'intensification des activités et des initiatives stratégiques.
Business Banking Switzerland a dégagé un résultat avant impôts record de 2460 millions de CHF en
2007, en hausse de 4% sur celui de l'exercice 2006. En 2007, le produit des intérêts s'est accru dans
le sillage de l'augmentation des volumes et des marges pour engagements, tandis que les revenus
hors intérêts ont progressé suite à des commissions tirées des actifs et des droits de courtage plus
élevés.
Au quatrième trimestre 2007, Business Banking Switzerland a dégagé un résultat avant impôts record
de 660 millions de CHF, en hausse de 12% sur le trimestre précédent. Ce mieux est attribuable à une
augmentation des revenus d'intérêts et hors intérêts. Le produit d'exploitation total s'est accru de 3%
au quatrième trimestre, tandis que les charges d'exploitation ont reculé de 3% suite à la diminution
des charges de personnel. Quant aux autres charges d'exploitation, elles sont restées quasiment
inchangées.
Global Asset Management
Le résultat avant impôts de l'exercice 2007 s'est inscrit à 1315 millions de CHF, contre 1392 millions
de CHF en 2006, essentiellement en raison de frais de 384 millions de CHF liés à la liquidation de
Dillon Read Capital Management, comptabilisée au deuxième trimestre. Sans ces coûts, le résultat
avant impôts se serait inscrit à 1699 millions de CHF en 2007, en hausse de 22% sur 2006.
Au quatrième trimestre 2007, le résultat avant impôts s'est établi à 476 millions de CHF, en
progression de 29% d'un trimestre à l'autre. Cette embellie est principalement due aux commissions
de performance plus élevées, ainsi qu'à la fixation définitive des primes de résultat.
Le produit d'exploitation s'est accru de 14% d'un trimestre à l'autre. Les revenus générés par les
opérations avec les institutionnels ont augmenté du fait de commissions de performance plus élevées
tirées des activités de gestion d'actifs au Brésil, ainsi que des placements alternatifs et quantitatifs,
tandis que les revenus du Wholesale Intermediary ont affiché un recul marginal.
Les charges d'exploitation totales se sont inscrites à 601 millions de CHF, contre 573 millions de CHF
au trimestre précédent. Alors que les charges de personnel ont diminué à 381 millions de CHF au
quatrième trimestre 2007, après la fixation définitive des primes de résultat, les autres charges
d'exploitation ont en revanche augmenté à 175 millions de CHF ce même trimestre. Cet
alourdissement est essentiellement dû à des frais de justice, d'informatique, professionnels, de
déplacement et de représentation plus élevés.
Investment Bank
En 2007, Investment Bank a enregistré une perte avant impôts de 15 525 millions de CHF, contre un
résultat avant impôts de 5943 millions de CHF en 2006. Celle-ci est essentiellement attribuable aux
pertes essuyées sur le marché hypothécaire américain, qui ont plus que contrebalancé la solide
performance dans d'autres domaines.
Au quatrième trimestre 2007, Investment Bank a affiché une perte de 15 461 millions de CHF, contre
un résultat avant impôts de 1356 millions de CHF durant le même trimestre en 2006.
Au quatrième trimestre 2007, le produit d'exploitation total a été négatif de 11 615 millions de CHF.
Durant la même période en 2006, il avait affiché une valeur positive de 5602 millions de CHF.
Le produit tiré des actions s'est chiffré à 2672 millions de CHF au quatrième trimestre 2007, en hausse
de 5% sur la même période de 2006. Malgré un marché précaire, les revenus du cash-equity ont
sensiblement progressé dans le sillage du gonflement des volumes, générant des commissions record
dans toutes les régions. Les revenus du prime brokerage se sont accrus suite au gonflement des avoirs
moyens des clients et à l'augmentation des activités de prêts de titres. Les dérivés négociés en Bourse
ont progressé dans le sillage de l'augmentation des avoirs moyens des clients et des écarts. Les
revenus des opérations pour compte propre ont enregistré une perte lorsque toutes les régions ont été
affectées par l'effondrement du marché. Quant aux revenus liés à des actions, ils ont également reculé
pâtissant dans toutes les régions des conditions précaires de négoce induites par la faible liquidité. Un
profit a été enregistré sur la démutualisation et les gains au prix du marché de la participation d'UBS
dans Bovesta, la Bourse brésilienne.
Les revenus du segment Revenu fixe, changes et matières premières (FICC) ont été négatifs de 15 534
millions de CHF au quatrième trimestre 2007, contre des revenus positifs de 2018 millions de CHF
durant le même trimestre de 2006. L'effondrement du marché du crédit a continué d'affecter la
plupart des activités FICC, entraînant des pertes sur les positions en rapport avec des hypothèques de
13,7 milliards d'USD (15,6 milliards de CHF). Globalement, le négoce a été très faible au quatrième
trimestre. Les activités de crédit, tant dans les opérations pour la clientèle que pour compte propre,
ainsi que les produits structurés ont subi des pertes, dues essentiellement à l'impact négatif de
l'effondrement du crédit.
Ces effets négatifs n'ont été que partiellement gommés par les résultats positifs de certains autres
domaines. Le résultat des activités sur les marchés émergents est attribuable à la démutualisation et
aux gains mark-to-market de la participation dans la Brazil Mercantile & Future Exchange. Les
opérations de change au comptant sous-jacentes ont fortement progressé du fait du gonflement des
volumes.
Dans l'Investment banking, les revenus nets se sont inscrits à 1259 millions de CHF au quatrième
trimestre 2007, en hausse de 24% par rapport au même trimestre de 2006, soit le meilleur niveau
jamais atteint lors d'un quatrième trimestre. Cette performance est attribuable à une croissance à deux
chiffres dans la région Asie-Pacifique et Europe, Proche-Orient et Afrique. Les revenus tirés des
activités de conseil et sur les marchés d'émission d'actions ont sensiblement progressé. Les revenus sur
les marchés d'émission d'emprunts ont augmenté, tandis que ceux du financement par effet de levier
ont reculé suite aux piètres conditions prévalant sur le marché du crédit et à la diminution des niveaux
de transactions qui en a résulté.
Au quatrième trimestre 2007, les charges d'exploitation totales ont atteint 3846 millions de CHF, en
baisse de 9% sur un an.
Les charges de personnel se sont allégées de 8% par rapport au quatrième trimestre 2006, en raison
de provisions moindres pour le versement des primes de résultat et de la modification de la
composition des primes, à savoir du pourcentage d'espèces et d'actions. Cette baisse a été en partie
contrebalancée par des indemnités de départ pour cause de licenciement au quatrième trimestre et
des coûts salariaux plus élevés. Les coûts liés à la rémunération sous forme d'actions se sont accrus de4% par rapport au quatrième trimestre 2006, suite à l'amortissement anticipé des rémunérations
reportées pour certains collaborateurs licenciés.
Les autres charges d'exploitation se sont allégées de 9% par rapport au quatrième trimestre 2006, en
raison des provisions pour litiges juridiques comptabilisées à l'époque. En outre, les frais de
déplacement et de représentation, ainsi que les frais de marketing ont diminué au quatrième
trimestre, tandis que les frais professionnels ont augmenté du fait de dépenses d'ordre juridique plus
élevées dans toutes les activités.
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