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Rapport 2005
 

Comprendre le client
Comprendre le client

Roland Koeppel, conseiller à la clientèle d’UBS à Buchs (Suisse orientale), nous raconte l’histoire de ce client entré un jour dans sa succursale pour acheter des pièces d’or. «Je lui ai demandé pourquoi, car, en Suisse, ces pièces sont souvent données en cadeau à des membres de la famille ou par les employeurs à leurs collaborateurs à certaines occasions, ou bien encore collectionnées.» Ce n’était toutefois pas le cas et l’or ne l’intéressait qu’à titre d’investissement. Il suivait son évolution et pensait que les cours allaient monter. A l’époque, l’environnement politique et économique était plutôt morose et le désir d’actifs solides s’expliquait. «Un tel investissement présentait toutefois certains risques ou du moins quelques raisons ne militaient pas en sa faveur.» Par exemple, «il ne génère pas d’intérêts», comme Koeppel se souvient l’avoir dit au client. Au cours de l’entretien, il est devenu cependant clair que le client avait mûrement réfléchi à la question. «Puisqu’il tenait vraiment à investir dans le métal jaune, je lui ai conseillé de ne pas acheter des pièces, mais plutôt des lingots qui présentent de plus faibles écarts.» Par contre, sa banque attitrée s’était contentée de le dissuader d’acheter des pièces. Le client a senti que Roland Koeppel les prenait lui et sa requête plus au sérieux. Résultat: il a transféré ses actifs chez UBS. Quelles conclusions Roland en a-t-il tirées? «Nous nous sommes bien entendus au niveau personnel et, concernant le prix de l’or, il avait raison. Il a bel et bien monté. Mais plus important, je l’ai écouté et compris ce qu’il voulait, pourquoi il le demandait et ce sans préjugés.» Cet exemple montre comment des milliers de collaborateurs d’UBS en contact avec la clientèle travaillent. Leurs activités leur ont appris combien il était important d’être à l’écoute des clients. C’est une qualité très appréciée dans notre établissement, à tel point qu’elle est devenue la première des quatre étapes de l’expérience du conseil UBS. Cependant, comprendre un client signifie souvent plus que simplement être conscient des ses besoins financiers.

Dino Rinaldi dirige depuis quelques années à Singapour un groupe de conseillers chargés de gérer en Asie la fortune de clients non asiatiques. En tant que chef d’équipe, il est aux premières loges pour voir comment les conseillers mettent en pratique l’approche du conseil d’UBS. «Nous avions par exemple un riche client italien, dit-il, venu à Singapour pour visiter des banques. Il est arrivé chez nous un vendredi en fin d’après-midi pour s’entretenir avec quelqu’un. L’un des nos conseillers a pu le rencontrer et lui présenter nos services.» Le client a été tellement enthousiasmé par la présentation qu’il a annulé son vol de retour en Italie pour le soir même et qu’il a passé tout le week-end à discuter avec le conseiller. Durant cette courte période, ils sont parvenus à élaborer une solution satisfaisante et, le lundi matin suivant, le client a ouvert un compte important chez UBS. «Ce qui a fait la différence pour le client, dit Dino, c’est à la fois la vitesse de réaction du conseiller et sa capacité à fournir des informations sous la forme qu’il attendait.»

L'expérience du conseil UBS

L’application systématique de l’expérience du conseil UBS est ce qui démarque la banque de la concurrence:

Etape 1: comprendre exactement les souhaits et besoins du client, notamment tous les facteurs susceptibles d’influencer ses objectifs et le degré de risque qu’il est prêt à assumer.

Etape 2: proposer une solution de placement reposant sur cette compréhension.

Etape 3: décider et réaliser la solution avec le client.

Etape 4: actualiser la performance en permanence, afin de recommander des changements, le cas échéant.

Chaque client ayant des besoins uniques, ces quatre étapes décrivent à dessein un processus et non une solution standard. En les utilisant comme cadre de l’approche de conseil, nous assurons à chacun de nos clients non seulement le meilleur produit ou service, mais aussi le plus adéquat.

Judd Frank travaille pour UBS à Mission Viejo, en Californie. Conseiller à la clientèle depuis 22 ans, il pense qu’il est primordial de comprendre avant tout la situation globale d’un client. «Notre travail consiste à être attentifs à nos clients, dit-il, à écouter ce qu’ils ont à dire et à cerner leurs besoins, leurs objectifs et leur tolérance au risque.» Ainsi, récemment, un client dont la majeure partie de la fortune était placée dans une autre banque est venu voir Judd pour discuter avec lui de sa retraite. «Après une série d’entretiens et après avoir jeté un coup d’œil à son portefeuille, j’ai réalisé que non seulement ce client avait un problème parce que ses actifs n’étaient pas très diversifiés, mais aussi parce qu’il ne semblait pas être au courant des possibilités offertes.» Judd a alors effectué une analyse des objectifs financiers pour lui donner une idée de ce dont il aurait besoin pour sa retraite et du genre d’allocation le plus approprié dans son cas. Le client a été très impressionné par les efforts déployés et les discussions se poursuivent.

Pour Patrick Rusch, conseiller à la clientèle à la succursale de Zoug, en Suisse, il est important d’agir rapidement à partir du moment où il détecte un besoin du client. «Il peut s’agir de quelque chose que le client a dit d’emblée ou d’un signal plus subtil que vous recevez», déclare-t-il. «La proactivité est le maître-mot.» Pour illustrer ce concept, Patrick cite le cas d’un de ses clients, réputé pour son exigence. Après avoir repris son portefeuille, le conseiller a décidé de son propre chef de l’actualiser régulièrement et de tenir son client au courant de l’évolution de l’économie. Patrick s’est alors rendu compte, entre autres, que son client avait fortement investi dans une monnaie d’Europe de l’Est. «Je lui ai envoyé l’une de nos Research Notes sur cette monnaie et il a alors décidé de s’en débarrasser», explique le conseiller. «Ce geste s’est révélé être tout à son avantage et, par la suite, il a transféré chez nous le reste de ses liquidités et nous avons signé un mandat discrétionnaire. Pour lui, le plus important était la proactivité, à savoir lui faire part de nos points de vue plutôt que d’attendre des instructions, ensuite venait la qualité de recherche que nous pouvions lui offrir.» Ecoute, compréhension, qualité et personnalisation du service. Comme le montrent ces anecdotes, faire vivre au client la meilleure expérience possible fait partie intégrante du processus d’affaires chez UBS.

Une compréhension à multiples facettes

La manière dont une entreprise tente de comprendre les clients va au-delà du simple rapport d’individu à individu et peut dès lors s’appliquer à des groupes plus larges de personnes aux besoins analogues. Ainsi, par exemple, les jeunes intéressent de nombreuses banques puisqu’ils constituent une source potentielle et future de clientèle fortunée et aisée. C’est pourquoi UBS s’est associée à Apple pour le lancement de l’iTunes Music Store en Suisse, en mai 2005. Dans le cadre d’une campagne commune, UBS a introduit simultanément une nouvelle gamme de produit adaptée aux besoins spécifiques des jeunes du pays. Celle-ci comprenait notamment des services bancaires gratuits, des entretiens personnels avec des conseillers à la clientèle, une carte de réduction valable dans toute l’Europe et une carte spéciale pour télécharger de la musique; une sorte de trait d’union entre le système de primes KeyClub d’UBS et le kiosque de musique en ligne d’Apple.

Ce projet ambitieux pour le segment de la banque de détail en Suisse s’est révélé payant puisqu’un grand nombre de nouveaux comptes bancaires ont été ouverts. Il continuera à porter ses fruits avec le temps. Plus ces jeunes clients avanceront dans leur carrière, plus ils accorderont d’importance à leurs finances et ils consommeront des services bancaires d’une sophistication croissante. A ce moment-là, ils seront déjà en relation avec un établissement financier clairement sur la même longueur d’ondes qu’eux.

Le même genre de compréhension se révèle indispensable lorsque nous traitons avec des sociétés et des établissements financiers, comme c’est le cas dans nos activités de banque d’affaires et de gestion mondiale d’actifs. Dans la gestion d’actifs, par exemple, nous visons à fournir aux clients une vaste palette de solutions sophistiquées d’investissement spécialement adaptées à leurs besoins, par le biais de mandats de conseil ou d’une gamme complète de fonds de placement.

Nos spécialistes de la banque d’affaires doivent bien comprendre l’activité de leurs clients et les opportunités stratégiques qui en garantiront le succès, et également fournir les moyens et les compétences pour l’exécution des transactions nécessaires sur le marché des capitaux. On citera à titre d’exemple l’acquisition des actifs hôteliers de Hilton Group par Hilton Hotel Corporation, où nous avons agi en qualité de conseiller principal et de «joint lead arranger» pour le financement. L’opération a permis de réunir à nouveau deux pans d’une activité scindée il y a plus de 40 ans, créant ainsi la plus grande société hôtelière implantée dans le monde entier; une opportunité claire d’accélérer désormais le rythme d’expansion. Ou l’acquisition de Korea First Bank par Standard Chartered, une opération où nous avons joué le rôle de conseiller et rendue possible en souscrivant le placement d’actions Standard Chartered pour financer en partie la transaction et permettre au client de renforcer sa position sur le marché bancaire en Asie. Parfois même, nous avons été à la pointe des tendances du marché, comme avec l’émission d’obligations pour le groupe français de grande distribution Casino en janvier 2005. Au lieu d’obligations classiques, nous avons opté pour des titres hybrides combinant les caractéristiques des actions et des obligations. L’idée était de cibler les investisseurs privés, en créant une nouvelle catégorie d’actifs propre à séduire tant l’émetteur que l’investisseur. Cette approche nous a permis de répondre aux besoins de financement du client à un moment où les investisseurs axés sur le revenu fixe étaient en quête de produits à plus haut rendement.

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